Sarre-Union, Les enjeux de Natura 2000

Publié le 22 Mai 2013

25 personnes ont participé à la sortie. PHOTO DNA

25 personnes ont participé à la sortie. PHOTO DNA

L’association Nature Alsace Bossue (ANAB) a organisé une sortie sur un site Natura 2000 afin de faire découvrir ses milieux naturels et d’en commenter la biodiversité.

Le guide Roland Gissinger a expliqué que Natura 2000 était issu du « Sommet de la Terre » à Rio de Janeiro en 1992. « L’objectif était de préserver les espèces animales et végétales menacées. On s’est rendu compte qu’elles avaient de la valeur, même d’un point de vue économique. La pollinisation des abeilles est nécessaire. Par ailleurs, 30 à 50 % des médicaments sont issus directement ou indirectement des espèces végétales et animales ».

Protéger les espaces naturels.

Il existe 1 700 sites Natura 2000 en France dont 32 en Alsace qui représentent 140 000 hectares. En Alsace Bossue, le site Natura 2000, délimité en 2008, comprend la vallée de la Sarre, de l’Albe, de l’Isch et le marais de Francaltroff. Il s’étend sur 519 ha. La zone de Sarre-Union débute après le pont côté nord. Roland Gissinger a expliqué le fonctionnement de Natura 2000. « L’Etat a créé un comité de pilotage qui a pour objectif de protéger les espaces naturels et de préserver les espèces animales et végétales vulnérables. Deux papillons, menacés en Alsace, vivent dans cette zone : l’azuré des paluds et le cuivré des marais », a indiqué le guide. « S’y rajoutent un certain nombre d’animaux et d’oiseaux emblématiques, notamment le courlis cendré, le milan royal et la pie-grièche ».
La promenade le long de la Sarre a été l’occasion de se familiariser avec les arbres, fleurs, plantes qui peuplent cette zone. Les participants ont ainsi découvert une orchidée sur un coteau et distingué les fleurs femelles du chêne. Ils ont appris que trois épineux poussaient dans la région : l’aubépine, l’épine noire et l’églantier. On y recense aussi l’érable sycomore et champêtre. Entrés dans la forêt, les marcheurs ont observé la ripisylve et la mégaphorbiaie, ces formations boisées et herbacées qui s’établissent sur les terrains inondables riches en éléments nutritifs.

Refuge à oiseaux.

« Dans ces milieux humides vivent 120 plantes typiques, notamment la reine-des-prés, récoltée par des ramasseurs professionnels », note Roland Gissinger. La forêt alluviale est aussi un refuge à oiseaux. « Les peupliers hybrides très vigoureux, les frênes et les aulnes font partie de la quarantaine d’arbres qui caractérisent cette petite forêt », commente l’animateur qui a rendu le groupe attentif à une plante invasive, la renouée du Japon. « Cette peste végétale, qui prend la place des espèces locales, pousse 4 cm par jour et atteint 4 mètres de haut », a expliqué celui qui déplore que les zones humides avec couvées de canards soient fauchées. « C’est une aberration ! Les communes devraient pratiquer la fauche tardive le long des chemins ruraux. »
DNA par M.-TH.D., publié le 22/05/2013 à 05:00

Rédigé par ANAB

Publié dans #On parle de nous

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