Des oisillons sauvés

Publié le 21 Juillet 2015

La canicule ne fait pas seulement souffrir les humains. Les animaux aussi sont victimes de ces grosses chaleurs. A Neuwiller-lès-Saverne, au Gorna, 241 martinets en hypothermie ont été accueillis pendant les 15 premiers jours de juillet.

Le nourrissage nécessite beaucoup de dextérité et de concentration. Documents remis

Le nourrissage nécessite beaucoup de dextérité et de concentration. Documents remis

Le centre de sauvegarde de la faune sauvage, le Gorna, a connu une activité inhabituelle sur les quinze derniers jours. La canicule a eu un effet catastrophique sur les jeunes martinets noirs qui nichent habituellement sous les toits et dans les anfractuosités des maisons.
Les jeunes oiseaux sont alors en hypothermie
« Dans ces endroits, la température peut atteindre jusqu’à 80°. Les jeunes oiseaux sont alors en hypothermie et tombent des nids. Et une fois au sol, ils ne peuvent plus s’envoler », raconte Guy Marchive, directeur du Gorna.
Sur la période du 1er au 15 juillet, le centre a accueilli 241 martinets, un oiseau que l’on confond souvent avec l’hirondelle. « Ils ont quasiment tous sauté de leurs nids dans la même période.
On nous les a amenés de Strasbourg, Saverne, Nancy, Metz. Treize d’entre eux sont morts et nous avons déjà pu en relâcher 136 », ajoute le directeur satisfait par ce faible taux de mortalité. Et de comparer : « Sur toute l’année 2014 nous en avions accueilli 45 ! »
Les martinets sont arrivés « par lots » de 20 à 30, par le biais des correspondants du Gorna et de la SPA de Strasbourg. Le standard du Gorna a lui aussi chauffé pendant cette période !
Un travail à la chaîne
Pour faire face à une telle affluence, l’association a fait appel à ses forces vives. « Dès l’alerte canicule du 30 juin, nous avons anticipé en formant nos salariés et bénévoles aux techniques de nourrissage et aménagé plusieurs boxes pour les différentes manipulations. »
S’en est suivi un véritable travail à la chaîne. Ouverture du bec, nourrissage ou délicat gavage si l’oiseau refuse la nourriture. Les membres du Gorna y ont passé des journées entières, relativement harassantes.
Même si les oisillons sont robustes, il a fallu les réhydrater à l’aide de vaporisateurs, et de façon rapide dès leur arrivée au centre. « De plus nous sommes en période haute pour les accueils et n’hébergeons pas moins de 150 autres pensionnaires, notamment de jeunes cigognes et 33 jeunes hirondelles de fenêtres, tombées des toits », ajoute Guy Marchive.
Pour autant, il ne craint pas la prochaine canicule car entre-temps les oisillons qui naissent en général mi-juin ont tous grandi et sont tirés d’affaire. Toutefois, s’il l’on en trouve échoués sur la chaussée, il est recommandé de les récupérer et de les ramener le plus vite possible au Gorna. Qui saura les chouchouter.
Ouvrir le bec de l’oisillon sans le blesser pour le nourrir. Photo DNA - Simone GIEDINGER

Ouvrir le bec de l’oisillon sans le blesser pour le nourrir. Photo DNA - Simone GIEDINGER

Contacts : GORNA http://www.gorna.fr/ ✆ 03.88.01.48.00
DNA-Simone Giedinger 18/07/2015

Rédigé par ANAB

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