L’abattage de six loups autorisé dans les Alpes

Publié le 4 Septembre 2015

Loups gris (Canis lupus). Photo : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

Loups gris (Canis lupus). Photo : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

Le préfet de la Savoie va autoriser l’abattage de six loups à la suite de la séquestration du président du parc national de la Vanoise par des éleveurs qui réclamaient des mesures concrètes contre les attaques de loups. « C’est plutôt positif, on devrait avoir des résultats », s’est félicité Jean-Claude Croze, directeur de la FDSEA des Savoie (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles). « Mais c’est dommage de devoir passer par de telles actions pour être écoutés », a-t-il ajouté.
DNA 03/09/2015

Rédigé par ANAB

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ASPAS 04/09/2015 16:18

Voici un an, des personnalités comme Jacques Perrin, Matthieu Ricard, Jean-Louis Étienne, Pierre Rabhi ou Aymeric Caron cosignaient l’appel de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) en faveur de la nature et des loups. Rien n’y a fait : le gouvernement français s’enfonce dans une politique agressive de chasse au loup qui n’a plus rien à voir avec la protection des troupeaux. L’ASPAS, après avoir saisi le Conseil d’état, vient donc de déposer également une plainte devant la Commission européenne.

La violence d’une poignée d’éleveurs, jusque dans nos derniers espaces naturels protégés, est mieux entendue que le désir de la majorité des Français. Un an après l’élan formidable de personnalités du monde scientifique ou de la culture pour une vraie protection de la nature, nous fêtons un triste anniversaire. Sourd à cet appel, l’État a totalement fait disparaître de sa politique le mot « cohabitation » entre élevage et vie sauvage. Jusqu’à oublier les lois européennes.
L’ASPAS révèle, dans sa plainte auprès de l’Europe, que la législation et la réglementation françaises concernant les destructions de loups enfreignent la directive dite « Habitats-Faune-Flore ». Contrairement à ce qu’impose cette directive européenne, ces destructions ont lieu même s’il n’y a pas de dommage important, même s’il n’y a pas d’attaque, et même si les troupeaux sont absents ! La loi agriculture traite carrément le loup, espèce protégée et vulnérable, comme un « nuisible » ! Elle intègre le prédateur dans la partie « nuisibles » du code de l’environnement. Ainsi, une battue administrative deviendra possible dès la première attaque, que le troupeau soit protégé ou non.

La défense des troupeaux n’est pas exigée, les mesures de protection ne sont pas encouragées, des chasseurs peuvent tuer des loups en dehors de tout contrôle, c’est le laxisme total. Et plutôt que de vérifier le bon usage des subventions qui devraient déjà permettre aux éleveurs de se protéger, Ségolène Royal dépense l’argent public à engager des tueurs de loups ! Face à cette politique résolument anti-écologique, l’ASPAS a donc déposé une plainte contre la France le 2 septembre 2015.

Rappelons qu’avec quelque 300 individus, les populations de loups ne sont plus en augmentation en France (on en compte 2 000 en Espagne). Comme le demandent les personnalités soutenant l’ASPAS, et la majorité des Français, notre patrimoine naturel doit être préservé.

rugbyguy 04/09/2015 10:40

Comme je le dis haut et fort depuis très longtemps, les préfets et les sénateurs sont des institutions INUTILES sauf pour les interdictions en tout genre, les destructions de la faune et de la flore, les parades suivies de grosses bouffes et appéros. payés par les cons que nous sommes et dont la descendance de nos enfants ne saura plus ce qu'était un loup, un bouquetin, un renard, il ne feront que la connaissance des chasseurs, éleveurs qui n'auront sans doute QUE leurs brebis à chasser, faute de faune sauvage préservée et contrôlée dans les conditions éditées par les vrais connaisseurs de l'environnement, mais comme nos politiques, tenus par les r....... par la fédération des chasseurs, ont la science infuse, ils ignorent totalement les associations qualifiées qui seraient les seules à même de leur apporter les vrais mesures de conservation et de vie commune avec des animaux sauvages qui ne demandent rien à personne. La solution des armes n'a jamais rien apporté à l'humanité. Mrs les préfets et éleveurs, revenez donc aux vrais valeurs de la vie, cela vous changera... La vrai question pour moi, "à quand l'abattage des cons ?" mais là aussi il faudra a faire attention à en maintenir un ou deux exemplaires en vie pour le montrer aux générations futures.

Jean-Louis 04/09/2015 06:13

Une honte… Un vrai scandale… Les mots me manquent !
Traquer le loup jusque dans les derniers espaces naturels protégés et cela simplement parce que une poignée d’éleveurs violents le réclame voilà qui est indigne de nos gouvernants et décideurs ! Mais, faut-il vraiment s’en étonner ?
Voilà des lustres que notre pays se singularise avec sa politique contre nature et véritablement rétrograde… Massacrer le loup jusque dans les parcs nationaux n’en est, hélas, qu’une illustration de plus !