Le Colchique

Publié le 10 Septembre 2015

Le Colchique
Colchicum (les colchiques) est un genre de plantes herbacées vivaces de la famille des Liliaceae selon la classification classique de Cronquist (1981) ou des Colchicaceae selon la classification phylogénétique.
Le nom Colchicum est dérivé de Colchide, où la magicienne Médée habitait. Le plus grand nombre d'espèces se rencontre dans les Balkans et en Asie mineure.
Le colchique est également connu sous les noms « safran bâtard », « safran des prés » ou encore, de par sa grande toxicité, « tue-chien ».
Les colchiques sont des plantes à corme. Comme chanté dans la ritournelle "Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été", les fleurs de la plupart des espèces apparaissent à l'arrière-saison. La plante disparaît ensuite jusqu'au printemps suivant, lorsque les feuilles ainsi que les fruits émergent (Filium ante patrem).
La plupart des espèces ont la partie inférieure du périanthe soudée en un long tube. Leurs fleurs, qui ressemblent à celles des crocus, possèdent six étamines (contre trois pour le crocus).
Toxicité du colchique
La toxicité concerne toutes les parties de la plante. Elle possède des alcaloïdes très puissants. La colchicine, l'alcaloïde toxique, provoque chez l'homme et les animaux des troubles pouvant entraîner la mort. Le bulbe est particulièrement dangereux. Dans les 2 à 6 h suivant l'ingestion du colchique, la victime présente des nausées, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales. Suivent rapidement des troubles nerveux, des hallucinations et des troubles cardiaques. La victime sombre alors dans le coma. La mort survient par arrêt cardio-respiratoire ou par insuffisance rénale aigüe.
Le colchique en médecine
Les parties utilisées sont le bulbe et les graines. La colchicine est anti-inflammatoire. Elle est utilisée en cas d'attaque de goutte. Elle est interdite aux femmes enceintes, car les constituants peuvent déformer le fœtus. Le colchique d'automne soigne certaines leucémies. En application externe, il soulage les démangeaisons.
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)
Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

Photos : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

Photo : Chantal Miglio (ANAB)

Photo : Chantal Miglio (ANAB)

Photos : Roland Gissinger (ANAB)
Photos : Roland Gissinger (ANAB)
Photos : Roland Gissinger (ANAB)

Photos : Roland Gissinger (ANAB)

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

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