Les changements climatiques : une réalité pour les assureurs

Publié le 15 Mars 2016

Les changements climatiques : une réalité pour les assureurs
Les changements climatiques ne sont pas encore évidents pour tous.
Un ami me disait voici quelques jours (oui en 2016 !) : "c'est vrai, tu ne crois pas qu'ils exagèrent ?"
Aux Etats-Unis, il existe tout un pan de la société qui n'y croit pas. Semer le doute, et encore semer le doute, les multinationales de l'énergie savent qu'il en restera toujours quelque chose et qu'elles pourront continuer à nous faire consommer sans limite et sans scrupules de l'énergie pas chère.
Oui cette énergie n'est pas chère. Elle ne contient pas les effets négatifs de la consommation. Ils ne sont pas payés par les consommateurs. Ce sont les pays pauvres qui en payent les conséquences et, plus tard, toujours eux et nos enfants !
Sans parler du coût des déchets nucléaires et autres démantèlement de centrales obsolètes.
Voici un point sur les effets du climat dans un article récent de la Macif (Tous sociétaires n°19) , premier assureur de France :
"Les catastrophes climatiques ne cessent d'augmenter en nombre et en intensité partout dans le monde. Pour la France, on comptait 15 évènements climatiques majeurs au cours du siècle dernier. Depuis 1990, en 26 la France en a déjà connu 16. Une accélération qui touche tous les assureurs avec de sérieuses répercussions sur les coûts. Pour la Macif, sur la période 2000-2008 le coût moyen des aléas climatiques s'établissait à 46.6 millions d'euros par an. Les six dernières années le coût est monté à 121.9 millions d'euros".
Le coût annuel a triplé et je peux dire sans me tromper que ce n'est qu'un début. Le fait de mutualiser le risque "évènements naturels" par une assurance a facilité la fuite en avant. Les indemnités délivrées par les assureurs payent pour les permis de construire délivrés en zone inondable, les villes noyées sous les eaux car tout l'écosystème de haies et prairies a été détruit. Les terres ont été drainées de manière sauvage sans rétention de l'eau.
Si l'Etat devait payer la note il prendrait des mesures plus efficaces car les augmentations d'impôts sont nettement moins populaires que celles des assurances !

Roland Gissinger

Rédigé par ANAB

Publié dans #Opinions

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