Saule Marsault ou saule des chèvres – Les chatons

Publié le 27 Mars 2016

Saule  Marsault  ou saule des chèvres – Les chatons
Nous avions promis d’en reparler pendant la floraison. Ca y est. La floraison a bien démarré cette semaine, même si les chatons sont déjà apparus en bourgeons voici plus de 15 jours.
Observation : à peu près partout dans les endroits humides, en particulier, au bord des rivières, fossés, friches humides. La floraison précède l’apparition des feuilles sur les arbres.
Particularité des saules : il existe des arbres femelles et des arbres mâles. L’espèce est dite dioïque dans ce cas (ce mot savant signifie en grec, deux maisons).
Les chatons mâles de 3 cm environ sont jaunes et odorants, avec des étamines gonflées de pollen. Les bourgeons des chatons sont au départ blancs argentés et velus au départ. Chacun de nous en déjà vus ou coupés pour garnir un vase. Entre les poils, des étamines apparaissent . Elles s’épanouissent ensuite en petits bouquets, rouges puis jaunes très vifs. Les étamines sont groupées par deux, à la base d’une écaille brune et très velue. Les filets sont les très petits supports des sacs à pollen, gris, lisses et sans poils chez ce saule.
Il faut une loupe pour bien distinguer ces écailles, et la support des sacs àpollen (le filet) très lisse et sans poils. D’autres saules ont leurs étamines groupées par 3 ou 5.
Le saule mâle est visible de loin car très jaune. Les abeilles les fréquentent dès que le temps le permet. Elles en sont friandes car le pollen est riche en azote et sels minéraux indispensables pour le développement de leur couvain. A cette époque le pollen est souvent rare. Les autres floraisons n’ont pas encore débuté.
Saule  Marsault  ou saule des chèvres – Les chatons
Les arbres à chatons femelles sont plus discrets. Les chatons sont verts et en forme de pinceaux. Chaque chaton porte une cinquantaine de pistils, organes femelle arrondi à la base et aminci vers le haut. Ils sont très velus et se trouvent eux aussi à la base d’écailles brunes.
Les ovaires portent au sommet des stigmates munis de papilles gluantes. Elles permettent de mieux fixer les grains de pollen. Voir sur une photo des stigmates fécondés bruns-noirs et sur une autre des stigmates encore jaunes non fécondés (photo de chaton femelle de saule cendré )
Texte et photos : Roland Gissinger (ANAB)
Texte et photos : Roland Gissinger (ANAB)

Texte et photos : Roland Gissinger (ANAB)

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

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dominique 28/03/2016 22:13

Tout à fait d'accord avec Jean-Louis, les photos sont magnifiques, merci Roland.

Jean-Louis 27/03/2016 06:08

Tout cela n’est pas évident à voir à l’œil nu mais, avec une loupe, ça devient tout bonnement magique et quasiment irréel. Tentez l’expérience !

Photos magnifiques : bravo l’artiste !