À la découverte des orchidées

Publié le 12 Avril 2016

Un nouvel ouvrage réactualise les données disponibles sur les 57 espèces et sous-espèces d’orchidées présentes en Alsace et en Lorraine.
Ophrys aranéola (ophrys petite araignée). DR

Ophrys aranéola (ophrys petite araignée). DR

Bien sûr, il y a déjà la somme signée Roger Engel et Henri Mathé sur les orchidées sauvages d’Alsace et des Vosges mais, publié en 2002, « l’ouvrage commençait à dater » commente Christian Dirwimmer pour expliquer pourquoi lui et trois autres botanistes orchidophiles amateurs se sont mis en tête de faire un nouvel état des lieux. « Du fait des changements des milieux, avec l’embroussaillement des pelouses sèches ou le recul des zones humides, l’évolution est très rapide, le plus souvent dans le sens de la régression malheureusement ». On se souvient par exemple de cette prairie retournée à Bischoffsheim qui abritait l’une des deux seules stations d’ Orchis palustris d’Alsace : on saura au mois de juin, période habituelle de floraison de l’orchis des marais, si les dommages ont été irrémédiables ou non.
Dans le même temps, les orchidophiles ont parfois d’heureuses surprises comme cette malaxis des marais, considérée comme l’une des orchidées les plus rares de France et que l’on croyait disparue dans le massif vosgien, redécouverte récemment dans une tourbière dans le secteur de la Bresse.
Outre la nécessité d’inventorier régulièrement la flore de la famille des orchidées, l’ouvrage est également motivé par l’extension de leur terrain d’observation à l’ensemble de la Lorraine.
Dix-huit sites pour les découvrir
Les auteurs ont délibérément choisi de ne pas développer outre mesure les éléments généraux liés à la biologie des orchidées, d’autres ouvrages l’ayant fait avant eux. Ils ont préféré enrichir les monographies des différentes espèces de plus de photos, de détails géographiques ou historiques et d’anecdotes.
Le livre offre également la description de 18 sites faciles d’accès pour découvrir plusieurs espèces d’orchidées sans trop de risques de dégradation (les pelouses du Bollenberg, les prairies d’Alsace Bossue à Weyer et Mackwiller, les prés du Taubergiessen dans la forêt rhénane…). « Mais comme les orchidées ne supportent pas la fumure, que ce soit en milieu calcaire ou humide, les plus beaux sites sont souvent les bords de route ou les cimetières militaires », précise Christian Dirwimmer. À l’image de la nécropole allemande d’Illfurth, station majeure d’orchidées en Alsace.
À la découverte des orchidées d’Alsace et de Lorraine dans la collection Parthénope aux éditions Biotope, par Christian Dirwimmer, Damien Martinak, Hervé Parmentelat et Alain Pierné. 376 pages. 30€.

DNA-S.W. 08/04/2016

 

À la découverte des orchidées

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

Commenter cet article