Les atouts d’une réserve de biosphère

Publié le 5 Mai 2016

Une bonne idée vient de germer chez les responsables du PRVN (Parc Régional des Vosges du Nord), celui de suivre le programme qui permet d'intégrer le statut de Réserve de la Biosphère. Si c'est bien suivi et mené, c'est gagnant pour la Région et la biodiversité du Parc /PRVN et pour le développement économique et touristique de sa région.
Il faudra cependant, à part les pesticides changer quelques vieilles habitudes, comme celle de tondre le gazon à ras et empêcher toute "mauvaise herbe" et "mauvais insecte" de dépasser la tête de ce béton vert.
Voir la photo jointe du site de la M.E.R. Maison de l'Eau et de la Rivière du Donnenbach prise voici 15 jours : Les espaces sont rasés comme une pelouse de centre ville alors que nous sommes dans un Parc Régional !
Les enfants du primaire viennent, d'après les programmes annoncés, découvrir ce qu'est la biodiversité dans ce Cine -Centre d'Initiation à la Nature et à l'Environnement- qu'est la M.E.R.
La biodiversité existe dans les rivières et l'étang mais aussi beaucoup sur la terre, dans les herbes et les plantes , non ?

Roland Gissinger

Pelouse et biodiversité ! Photo : Roland Gissinger (ANAB)

Pelouse et biodiversité ! Photo : Roland Gissinger (ANAB)

Le conseil de développement de Sarrebourg a organisé sa première matinale du développement local. L’occasion d’expliquer ce qu’est une réserve de biosphère à travers deux exemples, celui du parc naturel régional des Vosges du Nord, à La Petite-Pierre, et celui du groupe d’action local du Bliesgau en Allemagne.

Le pays de Sarrebourg pourrait-il rejoindre les 679 autres réserves de biosphère Unesco ? C’est en tout cas le souhait du conseil de développement de Sarrebourg. Ce dernier a entamé les démarches pour faire reconnaître, entre autres, les paysages et les étangs. Samedi matin, la première matinale du développement local a été organisée à l’espace Le Lorrain. En partie consacrée à la candidature du pays de Sarrebourg, cette conférence a permis de présenter le concept de réserve de biosphère.
« Une relation entre humains à propos d’un territoire »
Ce programme a été lancé dans les années 1970. « C’est une aventure sur le long terme », précise Catherine Cibien, référente nationale du programme Man and Biosphere (MAB) en France. Derrière cette appellation « réserve de biosphère », plusieurs aspects sont regroupés. « Il s’agit avant tout d’une relation entre humains à propos d’un territoire, des atouts de la région dans laquelle ils vivent. »
Les objectifs de ce dispositif sont multiples. Réduire la perte de la biodiversité est l’un des aspects importants. Favoriser la transmission et sensibiliser à l’écologie est un autre point fondamental dispensé grâce à des ateliers, des guides ou d’autres actions qui ont lieu tout au long de l’année.
Chance ou contrainte ?
Pour les responsables de territoires déjà labellisés, les avantages sont nombreux, notamment pour l’économie locale. « Nous pouvons prendre l’exemple des marchés paysans transfrontaliers », explique Michaël Weber, président du parc naturel régional des Vosges du Nord, basé à La Petite-Pierre. Cette réserve de biosphère est partagée avec la Sarre, en Allemagne. « Pour les producteurs locaux, c’est très intéressant, poursuit-il. Cinq marchés annuels permettent de réaliser un tiers du chiffre d’affaires. Personne ne peut dire qu’être labellisé n’est pas une opportunité. »
L’avis est tout aussi positif du côté allemand. Le Dr Wolf est le vice-président du groupe d’action local de la réserve de biosphère du Bliesgau. « En Allemagne, nous comptons 15 réserves. » Des craintes se sont exprimées quant à l’imposition de nouvelles normes, notamment dans le domaine de l’agriculture et l’utilisation des pesticides.
Les agriculteurs satisfaits
Le modèle outre-Rhin semble avoir fait ses preuves : « Nous avons beaucoup discuté avec les agriculteurs. Aujourd’hui, ils sont très contents car ils peuvent mettre en avant leurs produits comme provenant de cette zone. » Catherine Cibien a tenu à rassurer les professionnels travaillant la terre : « L’interdiction ne se fera pas du jour au lendemain. »
Le remplacement des produits chimiques par des méthodes plus écologiques serait bien entendu apprécié lors de la constitution et l’examen du dossier du pays de Sarrebourg. Une voie qui ne fait que commencer : « Par exemple, le bassin de la Dordogne a mis trois ans avant d’être reconnu réserve de biosphère », rappelle Catherine Cibien.

DNA-Gaëlle Tostain 19/04/2016

 Matinale du développement local à l’espace Le Lorrain de Sarrebourg. Photo RL

Matinale du développement local à l’espace Le Lorrain de Sarrebourg. Photo RL

Rédigé par ANAB

Publié dans #Infos à partager

Commenter cet article

Michèle C. 05/05/2016 13:05

Bien d'accord avec Roland G sur la biodiversité autour de l'étant du Donnenbach !

Juste une petite remarque sur l'intro du paragraphe sur la réserve de biosphère : sa lecture donne à penser que c'est le PRVN qui veut intégrer le programme, alors qu'il en a déjà le label. https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_de_biosph%C3%A8re_transfrontali%C3%A8re_des_Vosges_du_Nord-Pf%C3%A4lzerwald

Par la suite on comprend que c'est le pays de Sarrebourg qui pourrait faire la démarche, mais le début de l'article peut induire en erreur.