Question d’équilibre

Publié le 22 Mai 2016

Voici un sujet (lire l'article des DNA ci-dessous) dont les chasseurs ne parlent pas beaucoup. En fait ils ne font pas leur "travail de chasseur", dans certaines chasses de notre région tout du moins. Ils ne tirent pas assez de cervidés ce qui rend la location de la chasse déficitaire pour bien des communes selon les études peu publiées de l'ONF.
Il faut mettre les nouvelles plantations sous haute protection de clôtures et planter à la main.
Dans une forêt de la région tous les chênes plantés depuis 30 ans ont été broutés !
Les forestiers le dénoncent depuis des années mais le pouvoir des chasseurs est trop grand et les maires en face d'eux ne prennent pas leurs responsabilités, pour valoriser ce bien commun qu'est la forêt.
On comprend le problème économique, le bois de valeur en forêt, chez nous, c'est le chêne.

Roland Gissinger

 

 

Bas-Rhin - Fédération départementale des chasseurs

 

Question d’équilibre

 

Les lots de chasses communales maintenant reloués, les chasseurs sont confrontés à la pression croissante des cervidés sur le renouvellement des forêts.

La surdensité du cerf peut être compromettante pour la forêt. Photo : JLS (ANAB)

La surdensité du cerf peut être compromettante pour la forêt. Photo : JLS (ANAB)

Après plusieurs années compliquées marquées par la peste porcine (la zone de surveillance est aujourd’hui réduite aux Vosges du Nord), les dégâts de sangliers (en nette baisse depuis deux ans), les négociations autour du schéma départemental de gestion cynégétique puis celles autour des baux de chasse renouvelés en 2015, les chasseurs bas-rhinois semblent reprendre leur souffle.
Réunis samedi en assemblée générale à Geudertheim autour de leur président Gérard Lang, ils peuvent même se payer le luxe d’envisager de nouveaux équipements : la fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin avait en effet provisionné une certaine somme dans le cadre d’une procédure concernant l’abandon du projet de maison de la chasse et de la pêche. La fédération ayant été définitivement dégagée de toute responsabilité, cette somme est maintenant disponible pour aménager un tunnel de tir et compléter le Cyné’tir d’entraînement. Dans le même esprit, il est également envisagé d’adjoindre au centre de formation du permis de chasse un ball-trap ouvert à tous les chasseurs. Un salon de la chasse du Grand Est à Strasbourg pourrait également être inscrit au calendrier de l’année prochaine.
Plans de chasse trop contraignants
Les chasseurs bas-rhinois sont toutefois conscients qu’un nouveau défi s’impose déjà à eux : celui de l’équilibre entre la faune et la flore en forêt. Par flore, il faut entendre bois d’exploitation dont les jeunes pousses sont broutées par les cervidés. Le livre blanc publié l’année dernière par les forestiers en appui de leur demande de plus de tirs a fait grincer bien des dents. « Il y a des passages intéressants, concède Gérard Lang, mais aussi un manque criant d’objectivité. » En cause, les plans de chasse imposés par les autorités toujours en augmentation (ils ont plus que doublé en vingt ans) alors que les chasseurs estiment qu’ils en tirent déjà bien trop. « Les forestiers parlent d’équilibre sylvo-cynégétique. Nous, nous voulons un équilibre sylvo-écolo-cynégétique », a insisté le président. Tous les participants à l’AG avaient d’ailleurs reçu à leur arrivée une boîte de tire-tique : « Avec la réduction des cervidés dans le massif vosgien, les tiques vont devoir se trouver d’autres hôtes… »
Le Donon sous la loupe
Dans le Donon, où un observatoire a été spécialement créé pour suivre l’évolution de la pression du gibier sur la forêt, « la situation ne s’est pas améliorée, elle s’est même légèrement dégradée », a dit avec beaucoup de diplomatie Jean-Philippe d’Issernio, directeur départemental du territoire.
La fédération du Bas-Rhin conseille aux locataires de chasse concernés d’accepter le principe d’une nouvelle hausse du nombre de tirs, mais demande ensuite un retour à plus de modération dans les prélèvements.
« J’espère vraiment un accord consensuel, a répondu le DDT. Mais l’augmentation des populations de cerfs au Donon est une donnée objective. Je ne pense pas que le problème puisse être réglé en un an. »
En fin d’AG, les chasseurs ont rendu un hommage appuyé à Béatrice Roeckel, qui après 38 ans de présence à la fédération, dont 12 en temps de directrice administrative, s’apprête à prendre sa retraite. Ont également été distingués d’une médaille d’argent : Monique et Jean-Luc Hamann, Claude Simon et Léonard Gref.

DNA-Simone Wehrung 03/05/2016

Rédigé par ANAB

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Martina 22/05/2016 20:51

Comme c'est bien résumé Jean-Louis ! Merci !

Jean-Louis 22/05/2016 06:51

Le « travail » des chasseurs, comme il est dit ci-dessus, ne devrait même pas exister !

Notre société a le chic de tout résumer en terme de « rentabilité » et de « croissance »… Mais, concrètement, quelle place accordons-nous au « sauvage », à la Nature en somme ? Pas grand-chose en réalité !

De fait, nous détruisons, nous exploitons, nous bétonnons… et, pour finir, après avoir exterminé tous les superprédateurs, nous nous étonnons des soi-disant « dégâts » perpétrés par une faune sauvage qui essaye simplement de survivre !

Nous devons changer de paradigme et raisonner autrement qu’en des termes abscons tels que « profit » et autre « développement » mais, à l’évidence, notre société n’y est pas prête…

marlene 26/05/2016 11:36

Tout est bien dit et je suis en parfait accord avec toi.
'le goupil malicieux'