Punaise des baies ou Pentatome des baies

Publié le 18 Juin 2016

Punaise des baies ou Pentatome des baies (Dolicoris baccarum)

Punaise des baies ou Pentatome des baies (Dolicoris baccarum)

Nom scientifique = Dolycoris baccarum (Linnaeus, 1758)

Observation : le1er juin à Dehlingen

Famille : la punaise des haies est un insecte de la famille des Pentadomidae, sous ordre des hétéroptères, ordre des Hémiptères qui comprend 100 000 espèces environ dans le monde ! Les hémiptères sont des insectes qui possèdent un rostre piqueur suceur comme les cigales, les punaises, d’autres plus petits comme les pucerons, les cicadelles... Les hétéroptères (30 000 espèces) possèdent des hémélytres, élytres partiellement membraneuses.

Elle fait partie de ces punaises puantes, qui libèrent une substance malodorante ou au contraire parfumée. Il existe 150 punaises différentes en France et plus de 1300 ont été répertoriées au niveau mondial.

Dimensions : 10 à 11 mm

Durée de vie : mai à juin

Description : C’est une punaise avec un bouclier très coloré. Son métathorax est rouge brun avec un écusson doré, le scutellum. Les antennes sont bicolores, noir blanc sectionnées en 5 segments (= les Pentadomidae) . Le mâle et la femelle se ressemblent. Elle est recouverte d’une abondante pilosité

Nourriture : Elle se nourrit du pollen des fleurs mais est aussi phytophage. Elle se nourrit quelquefois de céréales, tabac, tournesol et soja.

Habitat : Cette punaise construit des petites cellules de ponte au fond d’un puits d’une dizaine de cm dans les haies, prairies, endroits incultes

Biologique et activité : Elle produit deux sortes de salive pour piquer les végétaux : une "salive gel" qui maintient le rostre dans le végétal piqué et une salive injectée qui liquéfie les tissus grâce à ses enzymes. Elle possède un appareil odoriférant constitué de glandes sur la partie dorsoabdominale chez les larves et métathoracique chez les adultes.

Ces pentatomes produisent des sécrétions toxiques et nauséabondes mais quelquefois agréables au parfum de pomme, cassis, jacinthe... Sans doute ces sécrétions ont-elles aussi un rôle hormonal et de reconnaissance.

Il existe de petites abeilles parasites de ces punaises (Trissolcus nigripedius et Telenomus gifuensis). Elles sont utilisées en agriculture biologique.

Prédateurs: chauve souris, oiseaux...


Texte et photo : Roland Gissinger

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

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