Sortie nature Forestier, un métier peu connu

Publié le 20 Novembre 2016

Sortie nature organise par l'ANAB, article paru dans les DNA  le 4/11/2016 (JPS)

 

Forestier, un métier peu connu

Les hommes verts dans les bois ne sont pas des extraterrestres, mais des protecteurs de l’intégrité de la forêt. C’est ce qu’a expliqué Gérard Lavaupot, garde forestier à la retraite lors d’une sortie dominicale en forêt de Butten.

Avant le départ, Gérard Lavaupot explique l’objectif de la sortie. Photo : DNA

Avant le départ, Gérard Lavaupot explique l’objectif de la sortie. Photo : DNA

« Quelles sont les fonctions de ces petits hommes verts mystérieux ? » Dès la première question, les visiteurs étaient dans le vif du sujet. Gérard Lavaupot a accueilli une trentaine de personnes, dont plusieurs enfants, près du stade forestier de Butten.

La promenade en forêt de 2 km avait pour but de découvrir le métier de forestier. Observation, souplesse et adaptabilité sont ses qualités maîtresses. En effet, la surveillance et la protection de la forêt constituent un large pan des activités de l’agent.

Plusieurs arrêts ont été proposés : visite de peuplements forestiers d’âge divers et d’essence différentes, ou encore rencontre inattendue d’un site archéologique bien caché, un tumulus de l’âge du fer. Les promeneurs ont ainsi appris ce qu’est un gaulis, une futaie, un dégagement ou une éclaircie.

Interface entre public et usager

Au fil de la balade, les secrets du forestier sont démystifiés. Il n’est pas un simple prestataire, il doit répondre à la « demande sociale ». Il est donc à l’interface entre le public « de la civilisation des loisirs » et l’usager : promeneur, chasseur, cavalier mais aussi exploitant.

Armé d’un compas, une boussole ou un ordinateur de terrain, le forestier est tout à la fois : fonctionnaire, policier de la nature, éducateur à l’environnement, abatteur d’arbres mais garant de la pérennité de la forêt…

En effet, « vouer un arbre à la mort n’est pas une décision facile, mais c’est nécessaire pour la survie et la prospérité de la forêt » La question à se poser est « Quelle forêt pour nos enfants ? »

Rédigé par ANAB

Publié dans #On parle de nous

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