Le castor, nouvel hôte

Publié le 28 Mars 2017

Article paru dans les DNA           M.-TH.D (26/03/2017)


Dimanche après-midi, l’association Nature Alsace Bossue (Anab) a proposé une promenade naturaliste sur les traces du castor. Cette sortie était organisée avec le Groupe d’études et de protection des mammifères d’Alsace (GEPMA).

La promenade a permis de découvrir le ried d’Alsace Bossue.

La promenade a permis de découvrir le ried d’Alsace Bossue.

La promenade a permis de découvrir le ried d’Alsace Bossue. Photo : DNA

Animateur et président de l’Anab, Roland Gissinger est parti de Herbitzheim avec 13 personnes vers la Honau, plaine alluviale de la Sarre qui est le domaine du castor. « C’est un endroit de la Sarre qui convient à son alimentation et son mode de vie », souligne l’animateur.

Il a été pratiquement exterminé en Europe à cause de sa fourrure

Et de donner quelques informations au sujet de l’animal, signalé en Alsace Bossue depuis juillet 2016. Disparu d’Alsace il y a une cinquantaine d’années, il a été pratiquement exterminé en Europe à cause de sa fourrure. Il a été réintroduit en Alsace dans la vallée de la Doller.

Cet animal aquatique, qui fait partie de l’ordre des rongeurs, vit dans l’eau douce ou saumâtre et s’installe dans une hutte ou un terrier. Sa taille varie entre 80 à 110 cm, sa queue plate a une longueur de 35 à 40 cm.

Roland Gissinger a évoqué son alimentation. « C’est un végétarien strict. Il a une préférence pour les saules et le peuplier, mais il se rabat aussi sur d’autres arbres quand il ne trouve pas autre chose. Il se nourrit des écorces des arbres qu’il doit digérer deux fois. La sève qui circule à la périphérie contient des sucres et des substances nutritives. Il lui faut 700 grammes d’écorces par jour. »

« Ses pattes arrières sont aussi grandes que la main humaine »

Le castor découpe des tronçons sur l’arbre et en fait un garde-manger. En hiver, il mange les écorces, en été des feuilles et des herbes. Ses incisives ont 15 cm de long et sont toujours affûtées.

Le groupe a cherché le long de la Sarre les traces de l’animal. Les plus notables étaient des branches coupées et écorcées dont il se nourrit. « Les écorçages, bien visibles, sont récents. Ils ont moins de huit jours », affirme Roland Gissinger. Et de poursuivre : « Lorsque le castor coupe des branches, des repousses se font. Ce qui lui convient tout à fait, car il apprécie les jeunes pousses et leurs feuilles ».

Un autre indice retrouvé, ce sont les pattes palmées, imprimées dans le limon. « Ses pattes arrières sont aussi grandes que la main humaine. Ses pattes avant ne sont pas palmées ».

Le castor est entièrement protégé par la loi. Il a par ailleurs un effet bénéfique sur l’environnement. Les scientifiques se sont aperçus que d’autres espèces animales s’établissent là où il s’est installé.

La repousse de petits arbres sur les berges diminue leur érosion. Là où il fait des barrages, l’eau est plus claire et mieux épurée et le débit du cours d’eau plus régulier.

Rédigé par ANAB

Publié dans #On parle de nous

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