Tubaire d’hiver

Publié le 4 Mars 2017

Nom scientifique : Tubaria hiemalis Romagn. ex Bon 1973

 
Date de l’observation:  19 février à Sarreinsming
Division des basidiomycota, famille des tuberiaceae

Ce champignon d’automne hiver se développe souvent en troupes de nombreux individus parfois difficiles à distinguer parmi les feuilles mortes. C’est un saprotrophe qui se nourrit de débris ligneux.

Observez ici la marge (bord du chapeau) striée avec des flocons blancs fugaces ainsi que la zone annulaire au niveau du pied. Ces éléments sont les vestiges du voile partiel. En mycologie, le voile partiel correspond à la membrane qui protège les lames du champignon durant sa croissance. Il se rompt ensuite pour quelquefois laisser des vestiges sur le chapeau et le pied, éléments bien utiles pour la détermination d’un champignon comme la famille des lépiotacées par exemple. Il existe aussi en mycologie le voile général qui protège l’ensemble du champignon à l’état juvénile et qui peut également laisser des vestiges comme la volve et des flocons sur le chapeau, caractères essentiels pour identifier une amanite.

Il s’agit également d’un champignon hygrophane : la couleur de son chapeau s’éclaircit en cas de baisse de l’humidité en raison d’une trop forte exposition au vent ou au soleil et d’un manque de pluie. C’est la raison pour laquelle la couleur du chapeau ne vous paraît pas uniforme d’une photo à l’autre.

Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher
Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher

Tubaire d’hiver (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher

Ce champignon fait partie de l’ordre des cortinariales, un ordre très difficile quand on fait de l’identification. Les membres de cet ordre se caractérisent par des lames non libres, une sporée sombre et souvent la présence de résidus du voile partiel sur le pied, appelés cortine. C’est un ordre de champignon très vaste renfermant par exemple les inocybes, les hébélomes, les strophaires, les cortinaires, etc.  

Hauteur: 2 à 6 cm de haut

Lamelles : espacées, adnées, légèrement décurrentes, ocre, un peu plus claires que le chapeau

Pied :
cylindrique, blanchâtre ou grisâtre, plus ou moins fibrilleux. Notez la présence d'un mycélium cotonneux blanc vers la base


Chair : pâle, odeur faible, saveur douce

Sporée : brune rouille

Habitat:  bords des chemins et des talus, souvent en bordure des bois de feuillus sur les débris ligneux

Consommation:  sans intêret


Source
http://www.champyves.fr/champignon/fichier_htm/lames/Tubaria_hiemalis.html

Texte, photos et bibliographie Gilles Weiskircher

Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher
Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher
Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher
Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher

Tubaire d’hiver (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher

Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher
Tubaire d’hiver  (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher

Tubaire d’hiver (Tubaria hiemalis) Photos Gilles Weiskircher

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

Commenter cet article

Roland 07/03/2017 20:54

Merci pour Gilles, mycologue patenté et confirmé

jean claude 04/03/2017 11:40

De très belles images accompagnées d'un texte qui ne gâche rien !