Collybie tenace

Publié le 8 Avril 2017

Nom scientifique : Strobilurus tenacellus (Pers.) Singer 1962



Date de l’observation:  2 avril à Herbitzheim
Division des Basidiomycota, Famille des Physalacriaceae

 

Strobilurus est un petit genre de l’ordre des tricholomatales qui ne renferme que 3 espèces en Europe. Ces 3 espèces ont pour particularités de posséder un chapeau convexe de petite taille, des lames adnées blanchâtres, et d’être saprophytes sur cônes de résineux. Un examen microscopique est nécessaire pour confirmer l’espèce tenacellus dont les cystides sont fusiformes, pointues et sans cristaux.

Les cystides sont des éléments stériles se trouvant au sein du "tissu" membraneux du champignon, la partie visible et hors de terre (= carpophore).
 

Chair : blanchâtre, élastique, douce au début puis vite amère, astringente.

Sporée : blanche

Habitat:
saprophyte de cônes enterrés de pins sylvestres. Poussée d’avril à juin.


Consommation:  non comestible

Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher
Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher
Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher

Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher

Pour faire de la mycologie, il est souvent nécessaire d’observer l’environnement mais aussi de creuser. C’est l’occasion de rappeler qu’un mycologue n’a pas que le nez rivé au sol mais observe aussi le biotope, les plantes présentes, la nature du sol.

En effet, un champignon ne se détermine pas qu’en observant sa morphologie etc. Le biotope est un élément clé dans l’identification.
Également la base du pied est un élément fondamental dans l’identification et il porte de riches informations comme ici le substrat où il pousse
mais aussi selon les cas la présence et la forme du bulbe, de la volve, etc.

C’est pour cette raison que lorsqu’on est dans une démarche d’identification, on privilégiera l’arrachage du champignon et non la coupe. Aucun risque de blesser le champignon. Un champignon n’est pas une plante, il n’a pas de racine.
Ce qu’on appelle trivialement le champignon n’est que la fructification (le sporophore) du mycélium qui lui est dans le sol. Ce mycélium est constitué de filaments, les hyphes.

 

Peter Wohlleben dans son dernier ouvrage, « la vie secrète des arbres », nous indique que dans une cuillère à café, on trouve en longueur 1 km de mycélium.

En effet, l’empire des champignons se situe sous terre et ce n’est qu’à certaines périodes de l’année que les champignons s’offrent sans pudeur  à nos regards étonnés ou avides de gastronomie. L’essentiel de la vie du champignon est invisible à nos yeux. Tapis sous nos pieds, les filaments mycéliens tissent leurs toiles.

Leurs effets sont pourtant visibles et même insoupçonnés pour le commun des mortels, que ce soit par la décomposition et le recyclage des matières organiques ou par les symbioses tissées avec les arbres, associations sans lesquelles nos arbres n’auraient pas leur hauteur et leur capacités de résistances à des évènements climatiques extrêmes comme les sécheresses.

L’essentiel est invisible à nos yeux et rappelons nous, quand nous foulons le sol de la forêt, que c’est grâce aux champignons que la forêt existe.




Texte, photos, et bibliographie : Gilles Weiskircher




Source
http://champyves.pagesperso-orange.fr/champignons/fichier_htm/lames/strobilurus.htm

Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher
Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher

Collybie tenace (Strobilurus Ancretenacellus ) -Photos Gilles Weiskircher

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

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