La Huppe fasciée

Publié le 12 Avril 2017

Nom scientifique  : Upupa epops Linnaeus, 1758


La huppe fasciée est un oiseau au long bec gracile légèrement arqué, avec une huppe érectile de plumes roussâtres au bout noir, un dos arlequin teinté de jaunâtre, une poitrine orangée, enfin un vol saccadé et bondissant.

La Huppe fasciée (Upupa epops) Photo : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

La Huppe fasciée (Upupa epops) Photo : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

Observation : Rauwiller le 7 avril 2017

 

C'est un oiseau très timide, qu'on ne voit souvent qu'en vol. Portée par des ailes arrondies, son vol onduleux la fait ressembler davantage à un papillon géant qu'à un oiseau. Par contre au sol, elle demeure insaisissable et très difficile à découvrir à moins d'entendre son cri très particulier un « houp-houp-houp » trisyllabique sourd, perceptible de très loin (écoutez ci-dessous). Sur le sol, elle dresse sa huppe fauve aux extrémités noires et déambule ensuite sur la pelouse en plongeant son long bec recourbé dans le sol.

 

La huppe fasciée fréquente généralement les parcs, les vergers et les zones agricoles ouvertes, mais on la rencontre également dans les parages des habitations, où elle arpente les pelouses et les sentiers à la recherche de larves d'insectes. Elles se reproduisent dans les trous des arbres ou dans les bâtiments. Comme de nombreux oiseaux, elle préfère se baigner dans la poussière et non pas dans l'eau.

 

Nid : elle occupe fréquemment d'anciennes loges de pics, mais se contente souvent d'une anfractuosité dont l'ouverture se réduit à une simple fissure. Elle édifie un nid assez simple : nu ou simple amas de débris végétaux. Ponte : ponte d'avril à juin de 5 à 7 œufs gris nuancés de brun clair et pointillés de blanc ; incubation de 18 jours environ par la femelle seule ravitaillée par le mâle. Les poussins s'envolent à 3 ou 4 semaines. Après l'éclosion des œufs, l'accumulation des déjections des poussins répand une odeur nauséabonde, ce qui facilite la découverte du nid.

 

Protection/Menaces/Statuts

La Huppe fasciée est relativement commune dans son habitat, et les espèces sont protégées dans de nombreux pays. Selon la distribution, elles peuvent cependant être classées comme étant vulnérables ou en danger d’extinction à cause des dérangements et de la chasse, de la disparition des vieux arbres et des pesticides.

 

Sources : L’oiseau libreOiseaux.net -Oiseaux-birds.com

 

La Huppe fasciée (Upupa epops) Photo : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

La Huppe fasciée (Upupa epops) Photo : Jean-Louis Schmitt (ANAB)

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

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Bernadette 18/04/2017 16:31

magnifique oiseau qui ne se montre pas souvent dans notre région!
mais dont j'ai vu un bon groupe de 12 à 15 qui picoraient sur un espace vert
en plein village près de Toulouse!
très belle photo!

Roland 18/04/2017 22:32

Tu es une veinarde, Bernadette, moi je suis déjà très satisfait quand j'en vois une tous les cinq ans!!

Stephan 12/04/2017 09:34

Bonjour mes voisins bossus :)
Encore de belles photos. C'est un oiseau que je n'ai pas encore vu, faute de temps mais je sais qu'il y en a dans les collines au Sud de Mulhouse. Des conseils pour la trouver ? Est-ce une espèce spécifique des vergers haute-tige ou peut-on la trouver ailleurs ? En tout cas un oiseau magnifique !

J'en profite pour témoigner d'une recrudescence des coupes d'arbres fruitiers par les exploitants et propriétaires au Sud de Mulhouse : vieux poiriers, pommiers, quetschiers (en bordure de chemins), cerisiers et j'en passe. Des arbres très importants pour la faune avec leurs cavités et la présence de nombreux insectes. En gros, tout ce qui ne fait pas propre, on l'enlève (ah les alsaciens !).

Jean-Louis 12/04/2017 10:42

Il est évident que, pour nicher, la huppe a besoin d'arbres creux donc de vieux arbres... ce qui se fait de plus en plus rare à mon grand regret (et visiblement je ne suis pas le seul à déplorer cet état de fait !). Il n’empêche qu’autour de Rauwiller, les vergers ont quasiment tous disparus et, malgré tout, voilà deux années de suite, que j’y revois la huppe (que j’y avais aperçu la dernière fois il y a plus de 10 ans !). Peut-être un signe que l’espèce se porte un tout petit peu mieux ? Croisons les doigts…

Pour la repérer, le chant est effectivement un indicateur prépondérant et quasi incontournable tant son "houp houp houp" est caractéristique !

Bonnes et belles observations à notre fidèle lecteur du "sud" !

Roland 12/04/2017 09:55

Oui superbe oiseau, superbe photo, merci Jean-Louis.

Stephan, pour répondre à ta question. Pour ma part,je ne suis pas ornithologiste mais les seules fois où je l'ai aperçue c'était à proximité de vergers. Le champ peut aussi t'aider car il est caractéristique.

Dommage pour ces beaux arbres fruitiers. Cette région du Sundgau qui commence au Zoo de Mulhouse était si belle avec ses grands vergers.
Espérons que des jeunes retrouvent le goût de ces grands arbres et en replantent.
Ce n'est pas facile. Les agriculteurs ont seuls la main sur les terrains. Les jeunes veulent un résultat tout de suite et plantent souvent des basses tiges.