Coprinellus congregatus

Publié le 3 Juin 2017

Nom scientifique : Coprinellus congregatus (Bull.) P. Karst.
(à noter que le nom ne parait pas figé , variable selon les sites, l'INPN donne comme nom
Coprinus congregatus (Bull.) Fr. )

 
Date de l’observation:  26 mai à Zetting
Division des Basidiomycota, Famille des psathyrellacées

 

Ce champignon commun se développe généralement en petites troupes de quelques individus dans son milieu de prédilection, le vieux fumier pailleux,  du milieu de l'été et jusqu'à la fin de l'automne.

Beaucoup de champignons poussant sur fumier lui ressemble et seul un examen minutieux au microscope permettra de déterminer l’espèce. Après avoir vu les cortinariales, nous entrons avec la famille des psathyrellacées dans l’ordre des agaricales. Ces champignons se caractérisent par des lames libres, des spores noires ou blanches et la présence d’un voile partiel (anneau, écailles sur le chapeau, etc.). Dans cet ordre on trouve les agarics, les coulemelles, les coprins, les lépiotes et d’autres.

 

Chair : très fragile

Sporée : noirâtre

Habitat:
vieux fumier pailleux


Consommation:  non comestible

Coprinellus congregatus
Coprinellus congregatus
Coprinellus congregatus

Coprinellus congregatus

Le genre Coprinellus renferme plusieurs espèces qui autrefois étaient classées dans le genre Coprinus.

Coprinellus et Coprinopsis dans la famille des psathyrellacées, Coprinus dans la famille des coprinacées, la classification de ces champignons n’est pas évidente à appréhender pour les non mycologues et on laissera cet aspect aux spécialistes pour se concentrer sur le terme même de coprin.
 

La principale caractéristique des coprins est d'avoir des lamelles déliquescentes (pour la plupart) à maturité. Le genre comporte beaucoup d'espèces, dont une seule est un bon comestible, le coprin chevelu (Coprinus comatus), à condition de le consommer très jeune. Le coprin noir d’encre (Coprinopsis atramentaria) est toxique lorsqu’il est consommé avec de l’alcool. Cette toxicité survient lorsqu’on consomme l’alcool avant, pendant et après le repas incluant le champignon. Pour schématiser, le champignon contient une toxine, la coprine, dont la dégradation génère une molécule qui bloque une enzyme du foie responsable de la dégradation de l’alcool. On parle d’effet antabuse. Cet effet antabuse n’existe pas pour le coprin chevelu, seulement pour le coprin noir d’encre dans cette famille.

Les coprins apprécient les terres grasses, fumées ; certains poussent sur les excréments d'animaux. Il faudra encore plus redoubler de vigilance sur la qualité de l’environnement lors de la cueillette. L’étymologie du mot coprin (du grec copros (« fumier »), car ils poussent bien sur le fumier.

 

Dans certaines campagnes les paysans se racontent que si au matin leur fumier se couvre de coprins, c’est signe certain d’une pluie prochaine. Il se raconte même que les coprins surabondaient dans les tranchées de la première guerre mondiale.

 

On le voit, les coprins suivent de près les activités de l’homme. Si un matin avec la rosée vos pas vous ramènent devant un tas de fumier ou une déjection animale, prêtez l’œil pour voir si un coprin ne se régale pas de ce riche terreau.

 

Texte, photos, et bibliographie : Gilles Weiskircher
 




Source
http://mycorance.free.fr/valchamp/champi550.htm

Coprinellus congregatus
Coprinellus congregatus

Coprinellus congregatus

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région, #champignons

Commenter cet article