Les inventions de la vie : Stratégies pour s’alimenter

Publié le 16 Juin 2017

Gilles fait beaucoup d'efforts et de pédagogie dans nos lignes pour nous expliquer  les modes de fonctionnements de organismes vivants à travers en particulier la biologie des champignons.
J'ai pensé que cette série d'articles du CNRS pouvait vous intéresser.
Roland



Beaucoup d’organismes se nourrissent aux dépens d’autres êtres vivants. De nombreux exemples illustrent les processus d’adaptation aux contraintes exercées par les milieux :

Cas des plantes carnivores

Nepenthes vieillardii, plante carnivoreContrairement aux autres plantes qui se nourrissent en puisant les éléments nutritifs dans l’eau ou le sol, les plantes carnivores, vivant dans des milieux généralement pauvres en azote, compensent cette carence du milieu naturel en les puisant à une autre source : les insectes. D’abord elles les attirent par divers appâts (olfactifs ou visuels) puis elles les piègent en les collant, en refermant leurs feuilles, etc. Les insectes sont ensuite dissous par des liquides digestifs sécrétés par la plante puis absorbés.

Cas des champignons chasseurs de petits vers, les nématodes

Champignon du genre Drechslerella capturant un nématodeCertains champignons émettent des filaments (dits mycorhizes) qui forment un nœud coulant ou des réseaux gluants dans lesquels les nématodes se font attraper. Lorsqu’ils sont capturés, ils ne peuvent plus s’enfuir, ils meurent, se décomposent et les champignons absorbent le produit résultant. Plusieurs espèces de champignons utilisent ce mode d’alimentation mais le type de piège à nématode varie selon les espèces de champignons.

Méthodes de chasse originales chez les animaux

Linophryne luciferaLinophryne lucifera est un poisson vivant dans les abysses dont un organe peut produire naturellement de la lumière. Dans cet environnement très sombre, elle attire une gamme très variée d’animaux qui vont lui servir de nourriture !
Le poisson archer, quant à lui, crache sur les feuilles hors de l’eau pour déséquilibrer les insectes qui s’y trouvent et ainsi les manger lorsqu’ils tombent dans l’eau.

Cas du ténia

Partie antérieure de Taenia soliumEndoparasite extrêmement évolué, cet animal a su s’adapter aux conditions extrêmes qui règnent à l’intérieur d’un intestin (faible pH, faible taux d’oxygène, faible taux de rencontre avec un partenaire sexuel). Résultat, il n’a plus besoin de chercher sa nourriture. Comme il vit à l’intérieur d’un hôte, ce dernier la lui procurera, ce qui représente un gain d’énergie considérable.

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité hors région

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