Galinsoga cilié

Publié le 21 Août 2017

Galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata)

Galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata)

Cette fleur est discrète car la plante et ses fleurs sont petites. On  peut trouver de  très nombreuses populations sur des terrains couverts de gravats et décombres ou dans des champs cultivés.
Roland


Nom scientifique : Galinsoga quadriradiata Ruiz & Pav., 1798

Allemand/ dialecte: Bewimpertes Knopfkraut

Date et lieu  de l’observation : le 18 août à Woustwiller

Famille de plantes : celle de la marguerite  (Asteracées), du topinambour, du tournesol.

Catégorie : plante annuelle .
Port : plante  moyenne ramifiée avec de très petits capitules, souvent médiocres (incomplets).

Hauteur : 10 à 70 cm de haut.

Tige:, couverte de poils hérissés de même que ses rameaux. La tige est glanduleuse aux extrémités.

Feuillage : feuilles, ovales ; dentées, pétiolées, poilues sur les deux faces

Floraison : juillet  à octobre


 

 

 Tige velue et poils glanduleux du capitule de Galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata)
 Tige velue et poils glanduleux du capitule de Galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata)

Tige velue et poils glanduleux du capitule de Galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata)

Couleur des fleurs : capitules de type marguerite mais ne dépassant pas 4 à 7mm.
Les 15 à 30 fleurs centrales forment  un cœur jaune au capitule et son extérieur est constitué de 4 à 6 fleurs ligulées, en languettes, blanches de 1 à 2 mm.
Les écailles ou bractées entourant les capitules sont sur un à deux rangs. Elles sont couverts de poils glanduleux  peu serrés.

Remarquez au passage que vous avez échappé à un quiz-anab sur cette plante avec le zoom de la dernière photo, voyez les poils glanduleux.


Fruits : akènes noirs, longs de 1 mm, sillonnés en 4 parties et munis d’une petite aigrette à écailles rudes

Habitat : jardins, champs, terrains incultes et encombrés de décombres.
Espèce cosmopolite introduite d’Amérique vue la première fois à Hambourg en 1982 et ensuite en  1925 aux Pays Bas .


Confusion possible : il existe dans notre région un deuxième galinsoga, le Galinsoga à petites fleurs, moins fréquent,  dont la tige est glabre.

Origine du nom : vient du nom du botaniste espagnol Mariano Martinez Galinsoga »» et du latin   « quadriradiata » , qui signifie, 4 rayons, sans doute en raison de la forme de ses graines, allongées à section quadrangulaire

Caractère invasif 
: cette plante se développe avec fulgurance. Chaque plant peut produire 7500 graines et 3000 fleurs en 8 à 9  semaines !!
Les graines très petites sont transportées très facilement et en plus sont  adhérentes aux poils des animaux et aux vêtements.
Elle peut être pollinisée par les insectes ou par elle-même, c’est de l’autopollinisation.
Elle se développe dans tous les milieux y compris Nord de la Sibérie mais reste sensible au gel car elle est originaire du Mexique où elle se reproduit sans interruption toute l’année.
Comme elle est très invasive, elle a un réel impact économique sur les principales cultures agricoles, blé, pois, maïs, pomme de terre, piments,  fraises, bananes  et les arbres, café arabica, pommiers.

Usage alimentaire :
Toutes les parties tendres y compris les fleurs se cuisinent crues ou cuites. Elles parfument agréablement les salades sauvages .
Vous pouvez en ramasser et déguster à volonté, les agriculteurs vous remercient.

Usage médicinal :
Apaise les piqûres d’ortie et aiderait le sang à coaguler sur les petites blessures fraîches.






Texte,  photos, bibliographie  Roland Gissinger (Anab)

 

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région

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