Le Grand mars changeant

Publié le 3 Août 2015

Le Grand Mars changeant ♀ (Apatura iris). Photo : Jean-Yves Philipps (ANAB)

Le Grand Mars changeant ♀ (Apatura iris). Photo : Jean-Yves Philipps (ANAB)

Nom scientifique : Apatura iris (Linnaeus, 1758)

Autres noms : Le Grand Mars, Le Chatoyant

Observation : le 16 juillet 2015 à Keskastel

Description : C'est un grand papillon au dessus très foncé tirant sur le noir orné d'une bande blanche formant presque un V. Le mâle présente des reflets violets et même bleu métallique, la femelle des reflets marron. Comme le Petit Mars changeant, il possède un ocelle à l'aile postérieure (supérieure et revers). Le revers des ailes est marron terne marqué de blanc. Cependant, il n'a pas d'ocelle à l'aile antérieure supérieure, ce qui le différencie du Petit Mars changeant qui possède un ocelle orange centré de noir aux antérieures supérieures en plus de celui des postérieures. En outre, chez le Grand Mars uniquement, les bandes blanches des postérieures (dessus et revers) montrent une dent blanche aiguë externe à peu près en leur milieu

Période de vol et hivernation : Il vole de juin à août en une génération. Il se nourrit du miellat des arbres et vole près de leur sommet. Il ne descend que pour trouver de l'humidité, du miellat d'arbustes ou des excréments. Il hiverne à l'état de chenille brun violacé, collée à une brindille. Elle redevient verte après son réveil au printemps.

Plantes hôtes : Les plantes hôtes sont des saules et des peupliers en particulier Salix caprea et Salix cinerea.

Écologie et distribution : Le Grand Mars changeant serait présent dans la majorité des départements de France métropolitaine excepté la Corse, la bordure atlantique de la Vendée aux Landes et la bordure méditerranéenne. Le Grand Mars changeant aime les chênaies aux sentiers bordés de saules et les vergers jonchés de fruits trop mûrs. Les mâles ont leur territoire sur les grands arbres. Certaines de ses plantes-hôtes sont en régression au profit de clones de peupliers industriels cultivés en peupleraies plus exposées au vent, à la lumière et à la déshydratation que les forêts naturelles. Ces milieux sont également de plus en plus écologiquement fragmentés ou insularisés. Localement au moins, l'espèce pourrait être vulnérable au recul des peupliers sauvages autochtones et à l'intensification de la sylviculture (mise en culture, drainage, exploitation industrielle...) ainsi qu'aux changements climatiques locaux et globaux.

Le Petit Mars changeant ♂ (Apatura ilia). Photos : Jean-Yves Philipps (ANAB)
Le Petit Mars changeant ♂ (Apatura ilia). Photos : Jean-Yves Philipps (ANAB)

Le Petit Mars changeant ♂ (Apatura ilia). Photos : Jean-Yves Philipps (ANAB)

Rédigé par ANAB

Publié dans #Papillons

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J
Et toujours mars en juillet... dam... Y'a plus d'saisons !
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