Vesse de loup en forme de poire, lycoperdon piriformis

Publié le 14 Février 2017

Nom scientifique : Morganella piriformis (J.C. Sch. : Pers.) Kreisel & Krüger

Date de l’observation:  11 février à Keskastel
Division des Basidiomycota, Famille des lycoperdacées

 

Sporophore (structure qui porte les spores, ce qu’on appelle trivialement le champignon) en forme de poire (piriforme), granuleux, épineux, perlés, vite dénudés, lisses, il s’ouvre à maturité au sommet pour laisser échapper les spores. La base du sporophore est garnie de filaments mycéliens fixés dans le substrat et qu’on appelle des rhizomorphes.

 

Vesse de loup en forme de poire, lycoperdon piriformis (Morganella piriformis)

Vesse de loup en forme de poire, lycoperdon piriformis (Morganella piriformis)

Sporophore (structure qui porte les spores, ce qu’on appelle trivialement le champignon) en forme de poire (piriforme), granuleux, épineux, perlés, vite dénudés, lisses, il s’ouvre à maturité au sommet pour laisser échapper les spores. La base du sporophore est garnie de filaments mycéliens fixés dans le substrat et qu’on appelle des rhizomorphes.

 

Chair : coriace, blanche dans l'ensemble du sporophore juvénile, puis olive-brunâtre dans la tête (partie fertile, gléba), restant blanchâtre dans ce que l'on pourrait nommer le pied (partie stérile du champignon, subgléba)

Sporée : brune olive

Habitat: sur souches et bois morts de feuillus comme de conifères, parfois paraissant terrestres, mais en fait, sur bois enterrés affleurants.


Consommation:  sans intérêt

Vesse de loup en forme de poire, lycoperdon piriformis (Morganella piriformis)
Vesse de loup en forme de poire, lycoperdon piriformis (Morganella piriformis)

Vesse de loup en forme de poire, lycoperdon piriformis (Morganella piriformis)

Pour le commun des mortels, les champignons peuvent être à lamelles, à tubes comme les bolets ou à picots comme le pied de mouton. Dans la majorité des trois cas de figure, la structure fertile du champignon ( qu’on appelle l’hyménophore dans le jargon des mycologues et qui correspond aux lames, tubes, picots etc.) est externe et donc les spores vont être expulsées dans le milieu extérieur.

Chez les vesses de loup en revanche, le tissu fertile est interne et forme un tissu qu’on appelle gleba. Les spores néanmoins continueront à être expulsées vers l’extérieur.
Certains champignons comme les truffes par exemple, fabriquent également leurs spores dans un tissu interne mais la différence est que le sporophore est endogée (sous terre, au contraire de la vesse de loup dont le sporophore est épigée) et donc  leur dissémination passera préalablement par l’ingestion du champignon par un animal. Cette particularité morphologique d’internaliser le tissu fertile caractérise les champignons dits gastéromycètes.

Il faut rester prudent avec ce terme qui ne s’applique qu’à une morphologie particulière  et ne correspond pas à une lignée monophylétique. Dit autrement, l’aspect gastéromycète est apparu plusieurs fois indépendamment dans l’évolution des champignons et donc dans différents ordres.

On observe une tendance évolutive de champignons dits à forme agaricoïde (pied + chapeau) à passer vers une morphologie de forme gastéromycétoïde.
On observe même des espèces qui ont un stade intermédiaire dit sécotioïde. Internaliser et enterrer son sporophore présente l’avantage d’échapper au regard des prédateurs mais néanmoins l’inconvénient est de devoir aussi les attirer au bon moment pour assurer la dissémination des spores.

L’odeur caractérise de la truffe attire certains animaux.  Les mycologues du futur n’auront-ils plus que des champignons souterrains à étudier ?

 




Source
http://www.champyves.fr/champignon/fichier_htm/autres/Lycoperdon_piriforme.html

texte, photos et bibliographie , Gilles Weiskircher

Rédigé par ANAB

Publié dans #champignons

Commenter cet article