Russule charbonnière (Russula cyanoxantha )

Publié le 10 Juin 2017

Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher
Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher
Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher

Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher

Nom scientifique : Russula cyanoxantha (Schaeff.) Fr. 1863

 
Date de l’observation:  5 juin à Diemeringen
Division des basidiomycota, famille des russulaceae

Lames : blanches et lardacées (sensation de gras au toucher)

Chair : Blanche, se tachant parfois de gris-brunâtre, odeur faible, saveur douce ou acre selon la variété

Sporée : blanche

Habitatsous feuillus et  sous conifères en troupes de quelques individus plus ou moins éparpillés dès le mois de juin et jusqu'en octobre, sur tous types de sols, peut-être quand même une petite préférence aux terres calcaires

Consommation:  comestible

Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher
Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher

Russule charbonnière (Russula cyanoxantha ) Photos Gilles Weiskircher

Nous arrivons avec cette espèce dans la grande famille des russules (Du latin russula, « rougeâtre »). Les russules figurent parmi les champignons les plus répandus dans les bois et les forêts et comptant le plus grand nombre d’espèce. Les couleurs vives que les russules arborent bien souvent permettent de les distinguer facilement dans les forêts.
 

Ces champignons ont en général un chapeau de couleur vive mais c’est la manipulation du pied qui permet sans ambiguïté de reconnaître un membre des russules. Chez les russules, le pied se casse net comme une craie et il n’y a pas d’écoulement de « lait ». Ce sont des cellules particulières rondes (les sphérocytes) qui permettent cette cassure nette du pied.
 

Sauf exceptions, l’identification des russules est assez difficile pour le néophyte. Il faut connaître la couleur de la sporée, la saveur (sans oublier de recracher après avoir goûté)  et la coloration après usage de réactifs comme le sulfate de fer et d’autres. Néanmoins il existe des critères plus abordables comme la striation du chapeau, la viscosité, la présence de lamellules, qui permettent déjà de s’orienter dans certains groupes de russules. Néanmoins, le sujet est suffisamment complexe pour que certains mycologues se soient spécialisés dans les russules. On les appelle les russulologues.
 

Dans le cas de la russule charbonnière,même si les couleurs du chapeau de cette espèce sont très variables, elle est assez facile à reconnaître à ses lames molles, lardacées et fourchues (se divisant en deux) au niveau de l’insertion du pied.

Les gens qui s’intéressent aux champignons ont déjà remarqué qu’il y a une diversité de palette de couleur chez les russules et grande est la tentation d’identifier selon les couleurs. C’est quelque chose qui fonctionne difficilement. Chez les russules, on a plusieurs pigments : vert, violet, bleu, rouge, etc. Les pigments bleus et rouges sont très solubles dans l’eau. Il suffit après une pluie que l’eau stagne sur le chapeau et les pigments bleus et rouges, plus solubles, partent. L’expression des pigments dépend aussi de l’exposition lumineuse. On le voit donc, identifier une russule d’après ses couleurs est plus qu’aléatoire. Pour information, la russule charbonnière ne possède que deux pigments, le vert et le violet.

Donc pour identifier une russule, les premiers éléments à connaître sont la couleur de sporée (blanche/crème ou ocre/jaune) et la saveur (âcre ou douce). Ces éléments vous permettront d’éliminer certains groupes. L’étape suivante sera d’utiliser certains réactifs.

 

Les russules renferment deux comestibles acceptables, la russule charbonnière (Russula cyanoxantha) et la russule palomet (Russula virescens). Dans cette famille, c'est certainement les deux seuls spécimens qui valent d'être cuisinés mais globalement les comestibles sont médiocres. Les espèces à pied coloré sont à éviter, tout comme ceux qui ont une saveur âcre. Attention à l’idée reçue qui veut que toutes les russules à saveur douce sont comestibles. C’est faux. Pour exemple, la russule olivacée (Russula olivaceinae) possède une saveur douce mais est néanmoins toxique.

 

De façon générale, il faut se méfier des règles toutes faites en mycologie car il y aura toujours une exception pour la contredire.




 

Texte, photos, et bibliographie : Gilles Weiskircher
 




Source : http://www.champyves.fr/champignon/fichier_htm/lactaire_russule/Russula_cyanoxantha.htm
 

Rédigé par ANAB

Publié dans #champignons

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