Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières

Publié le 27 Septembre 2017

Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières (Circaea lutetiana )
Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières (Circaea lutetiana )

Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières (Circaea lutetiana )

Nom scientifique : Circaea lutetiana L., 1753

Allemand/ dialecte: Grosses Hexenkraut

Date et lieu  de l’observation : le 21 septembre à Woustviller

Famille de plantes : Onagracées, celle des épilobes, des onagres mais aussi des plantes ornementales de type Fuchsia.
Les onagracées comportent  seulement 20 genres et 640 espèces.
Ce sont plutôt des plantes ou arbustes présents dans différentes régions du monde, froides ou tropicales. En général, les fleurs sont régulières, la plupart de symétrie 4  Le style est unique et porte à l’extrémité des stigmates en croix ou en massue, 1, 4 ou5.

Catégorie : plante vivace .

Port : plante petite, velue,  ramifiée avec de petites fleurs blanches.

Hauteur : 20 à 60 cm de haut.

Tige: ligneuse (possède une écorce dure)  à la base, couverte de poils. La tige est terminée par une  inflorescence ramifiée, sans feuilles.

Feuillage : feuilles de 4 à 8 cm, ovales ; lancéolées, pétiolées,  se terminant par une pointe, avec un limbe à dents espacées,

Floraison : juin   à septembre



 

Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières (Circaea lutetiana )
Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières (Circaea lutetiana )

Circée de Paris, Circée commune, Herbe des sorcières (Circaea lutetiana )

Couleur des fleurs : très petites fleurs blanches. Tout est par 2 :  2 sépales roses et réfléchis, 2 pétales de 2 à 4 mm, 1 style à deux lobes  et 2 étamines.
Elles sont portées sur une tige sans feuilles ni bractées.

 Fruits : capsule velue parsemée de poils crochus, , longs de 1 mm. Elle est formée de deux loges qui contiennent les petites graines.

Habitat : forêts, buissons, vallons et lieux humides jusqu’à 1300 mètres

Confusion possible : il existe dans les Alpes, une Circée alpine qui s’hybride avec notre Cirsée de Paris. Le résultat est la Cirsée intermédiaire, assez rare et presque stérile. Elle se distingue de la Cirsée de Paris par de petits détails : pétiole des feuilles creusé en gouttière et poilu seulement sur la face supérieure. Ses feuilles sont brillantes,  à dents aigües.

Origine du nom : vient du nom de la magicienne Cirsée de l’Odyssée qui transforme Ulysse et ses compagnons en animaux après leur avoir fait boire un breuvage maléfique et  du latin   « lutetiana » , qui signifie, Lutèce, Paris.

C’est le botaniste flamand, Mathias De l’Obel qui travaillait à Paris au XVIème siècle qui lui donna ce nom. Il cherchait absolument à trouver le nom de cette plante maléfique d e l’Odyssée.  Après avoir hésité avec la Morelle douce-amère (plante toxique), il opta pour notre Cirsée ,laquelle avait déjà une réputation sulfureuse dans de nombreux pays. Remarquez qu’en allemand elle s’appelle encore  Herbe aux sorcières.


Le Guide Vigot de la Flore écrit que la Circée  devrait porter le nom '' d'herbe des sourciers'', au lieu d'Herbe des sorcières,  tant elle révélatrice de la présence d'humidité et d'eau en sous-sol.



Usage alimentaire : la grande quantité de tanins, très amers contenus dans cette plante la rend impropre à la consommation.

Usage médicinal :
Sa composition fait que cette plante a été utilisée pour améliorer la guérison  en assainissant les plaies et  en améliorant leur cicatrisation.

En raison de son passé, certains continuent à lui prêter des propriétés magiques ou  druitesques, c’est beau le folklore.





Texte,  photos, bibliographie  Roland Gissinger (Anab)

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région, #Fleurs blanches

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article