Mais où sont passés les insectes ?
Publié le 26 Septembre 2017
Dans son numéro de Septembre dédié aux mouches et autres diptères, la revue "La Salamandre" annonce dans un encart une nouvelle alarmante "La quantité d’insectes a diminué de 78% en 24 ans !"
Voulant en savoir plus je me suis rendu sur le site internet indiqué sciencemag.org j’ai retrouvé la source de cette information inquiétante : Il s’agit d’un article accessible aux abonnés (payants) à la revue scientifique en ligne AAAS dont voici les références :
Les entomologistes l’appellent le phénomène du pare-brise : les pare-brise des voitures étaient couverts au printemps et en été avec les restes d’insectes. Aujourd’hui, les voitures restent propres... Les observations sur les insectes écrasés ne constituent pas une information scientifique, bien sûr, mais il existe très peu de données fiables sur le sort de ces espèces.
Les scientifiques ont suivi des déclins alarmants chez les abeilles domestiques, les papillons monarques et les vers luisants. Mais peu ont prêté attention aux mites, aux mouches , aux coléoptères et à d’innombrables autres insectes qui papillonnent pendant les mois chauds. Parmi les rares enregistrements qui existent, beaucoup viennent de naturalistes amateurs, collectionneurs de papillons ou observateurs d’oiseaux.
Aujourd’hui, une nouvelle étude de long terme est disponible, réalisée par un groupe d’entomologistes qui ont suivi l’abondance des insectes dans des centaines de réserves naturelles en Europe de l’Ouest depuis plus de 30 ans. Au fil du temps, la Société d’entomologie de Krefeld, a en effet suivi les variations annuelles de ses prises d’insectes. Mais en 2013, ils ont repéré quelque chose d’alarmant.
Lorsqu’ils sont retournés à l’un de leurs premiers sites de piégeage datant de 1989, ils ont constaté que la masse totale de leurs prises avait chuté de près de 80% !
Était-ce une année particulièrement mauvaise ? afin de le savoir ils ont mis en place les pièges l’année suivante en 2014. Les chiffres étaient tout aussi bas. L’équipe, qui a sauvegardé soigneusement des milliers d’échantillons sur 3 décennies, a fait des comparaisons plus complètes. Ils ont constaté des baisses spectaculaires dans plus d’une douzaine d’autres sites. Leurs observations soulèvent des questions sur la généralisation de ces pertes et sur leurs causes.
/image%2F1479375%2F20220420%2Fob_7fe25c_4246660298920266123.jpg)
