Le renard cible des chasseurs (une fois de plus)

Publié le 16 Février 2018

Le renard cible des chasseurs  (une fois de plus)

Depuis le 2 février 2018, une nouvelle consultation du public est en cours au sujet d'un projet d’arrêté permettant aux lieutenants de louveterie munis d'une autorisation spécifique d'organiser des chasses particulières aux renards sur tout le département, la nuit et pendant 2 ans !

Ainsi, les services de la Préfecture persévèrent, faisant fi de la récente décision du tribunal administratif de Strasbourg annulant l’arrêté préfectoral pris en 2016 autorisant la destruction des renards par tirs de nuit sur les 170 communes du Groupement d’Intérêt Cynégétique « faisan » en Moselle.

 

Ce nouveau projet ne fait mention d'aucun bilan ni d'aucune justification. Les considérants invoqués mentionnent simplement «  certaines circonstances particulières nécessitant de manière ponctuelle une pression cynégétique accrue », « la protection des exploitations agricoles des dommages causés par les renards et notamment de sa prédation sur les élevages avicoles », et enfin, « le risque sanitaire représenté par des renards porteurs de gale sarcoptique ».

On comprend bien derrière c

es propos une volonté accrue de reconduire une régulation intensive des renards sur le GIC « faisan » mosellan et même au-delà.

La destruction des renards n'a et ne sera jamais une mesure efficace pour éviter d’éventuels dommages dans les exploitations avicoles. Aucune donnée chiffrée n'accompagne d'ailleurs ce considérant.

Quant au risque sanitaire, la rage et l’échinococcose alvéolaire ne pouvant plus être invoquées, c'est cette fois la gale sarcoptique qui sert de prétexte. L'ONCFS via le réseau SAGIR ne fait nulle part mention d'une épidémie sur le département.

Le parasite n'infeste pas l'homme et ne peut donc pas être invoqué pour des motifs de santé publique.


Nous ne comprenons pas pourquoi nous devons inlassablement exprimer nos arguments pour des demandes émanant des Fédérations de chasseurs qui sont dans l’incapacité de fournir des données techniques et scientifiques justifiant ces modalités supplémentaires de destruction qu'elles demandent avec insistance.

Ces consultations du public deviennent fatigantes mais sont malheureusement l'un des rares leviers à notre disposition pour exprimer notre opposition face à ces décisions absurdes et non acceptables sur le plan éthique.

 

Que ce soit dans une mesure médiatique ou juridique, un nombre important d'avis défavorable est indispensable et nous comptons sur vous.

 

Merci d'envoyer votre contribution avant le 23 février (16h) à l'adresse :

ddt-consultation-public@moselle.gouv.fr

 

Pour plus d'infos, vous trouverez le projet ici : Projet AP renard 57. 2018

Belle vidéo interview de Franck par un jeune garçon (7min)

Rédigé par ANAB

Publié dans #Protection animale

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