Histoire de lichens épisode 15 Des lichens et des hommes (et Pertusaria albescens)

Publié le 17 Mars 2018

Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)

Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)


Nom scientifique : Pertusaria albescens (Huds.) Choisy & Werner

 

Date de l’observation: 10 janvier 2018 à Zetting


Division des Ascomycota, famille des pertusariaceae

 

Biotope :  corticole, sur feuillus des bords de route (érable, frêne, tilleul), arbres fruités (pommiers, poiriers)

 

Nous avons vu dans les épisodes précédents que les lichens sont très utiles pour nombres d’animaux pour se nourrir, se protéger, construire un nid, se camoufler. Nous allons voir dans ce quinzième épisode comment les hommes et les lichens interagissent dans différents domaines.

Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)

Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)

Des lichens et des médecins

Les lichens sont utilisés depuis des siècles dans les médecines traditionnelles à travers le monde, en particulier dans les régions tempérées et arctiques.

Hippocrate (460-370) prescrivait l’usnée comme puissant médicament utérin, tout comme Dioscoride ((40-90) qui  l’utilisait contre les maladies de la matrice, l’insomnie et les vomissements. La médecine ancestrale, se basant sur la théorie des signatures, utilisait des espèces comme le lichen d'Islande (Cetraria islandica), la pulmonaire (Lobaria pulmonaria), le lichen pyxidé (Cladonia pyxidata) autrefois réputés pour la toux, et le lichen du chien (Peltigera canina) contre la rage.

L'usnée du crâne humain (Usnea plicata et d’autres espèces) récoltée sur le crâne des pendus, se payait à prix d’or pour guérir, croyait-on, l'épilepsie. Paracelse recueillait celle qu’il trouvait sur le crâne des pendus et il en composait des onguents puissants. Au Moyen Âge, les lichens qui poussaient sur les crânes étaient vendus à prix d’or car ils symbolisaient l’essence de vie. On le faisait venir d’Irlande où elle était commune parce qu’on laissait les pendus au bout de la corde jusqu’à ce qu’ils tombent en pièces, ce qui laissait le temps au lichen de se développer. En l’absence de crâne, on pouvait utiliser celui qui pousse sur les os dans les cimetières. Remède macabre, superstition, théorie des signatures, l’usnée du crâne humain a figuré dans des recueils médicaux du Moyen-Age pour traiter les saignements du nez et l’épilepsie.

Le lichen pulmonaire, Lobaria pulmonaria, le « lichen pulmonaire » dont le thalle a la forme de poumons, était supposé guérir autrefois les infections respiratoires. Il est utilisé actuellement dans un sirop antitussif. Au point de vue chimique, Lobaria pulmonaria renferme de l’acide stictique proche de l’acide cétrarique qui aurait des propriétés antimicrobiennes.

Rappelons-nous de Cetraria islandica, la mousse d’Islande. Elle servait de nourriture aux caribous et aux rennes. Ce lichen pousse sur des sols acides et landes à bruyères notamment dans les régions froides, où il est très abondant localement et répandu. Il est utilisé depuis très longtemps comme remède et comme aliment en Norvège et en Islande. Il a remplacé les céréales dans certaines provinces islandaises. En effet, après l'avoir trempé dans l’eau, il peut être bouilli pour obtenir une gelée servant de base à des soupes ou des ragoûts. D’après une légende, ce lichen, autrefois juteux, a été ensorcelé.

La mousse d’Islande est utilisée pour la fabrication de pâtes pectorales. Elle aurait de nombreuses vertus en phytothérapie, anti-inflammatoire, antibactérienne et antitumorale. Elle permettrait de soigner les maux de gorge, la toux sèche, l'asthme, la bronchite et stimulerait l'appétit. La mousse d’Islande est connue également traditionnellement pour soulager les ulcères d’estomac et du duodénum (Kartnig 1987). Cette activité a été confirmée par l’évaluation in vitro d’un de ses composés : l’acide protolichestérinique.

L’acide usnique contenue dans les usnées semble actif contre plusieurs bactéries dont le colibacille et l’agent de la tuberculose. En 1989, des chercheurs ont trouvé des propriétés anti-tumorales et inhibitrices de la réplication du sida

Un autre lichen était utilisé en chirurgie contre les hémorragies. En Inde, des mélanges de plusieurs lichens sont vendus sous le nom de Chharila comme remède laxatif et carminatif.



Le lichen Evernia prunastri a été utilisé en médecine traditionnelle espagnole sous forme de décoction pour soigner les affections respiratoires et les maux intestinaux. Il a été employé en Égypte et en Turquie pour fabriquer du pain, de la gelée ou servir d’agent fermentant. Il a aussi été employé pour la teinture de la laine (couleur violette). Les embaumeurs égyptiens exploitaient les propriétés conservatrices de ses acides lichéniques, ainsi que ses capacités à fixer les arômes des épices utilisées pour la momification, et comme rembourrage des momies. Il servait autrefois de bourre pour les pierres à fusil et était utilisé avec des pétales de rose pour fabriquer une poudre servant à blanchir les perruques et à tuer les mites qui s’y logeaient.

Au printemps 1981, une étude ethnobotanique dans la forêt équatorienne, menée par Davis et Yost, a montré qu’un lichen (qu’ils ont collecté) était utilisé autrefois par les chamans de la peuplade Waorani. En  2014, une étude moléculaire de ce lichen a montré qu’il s’agit d’une espèce jamais décrite et contenant à priori de la tryptamine et la psilocybine. La psilocybine et la tryptamine sont des substances hallucinogènes présentes dans certains champignons. Leur usage contre la douleur, dans un cadre thérapeutique et médicalement encadré, offre des résultats intéressants.

 

Si certaines croyances des anciens font désormais sourire, la recherche médicale moderne (sur les médicaments et la microbiologie) ne tarit plus d’éloges et nourrit des espoirs thérapeutiques.  Les lichens contiennent énormément de métabolites lichéniques, des molécules originales dont on est loin d’avoir découvert toutes les propriétés. Le tissu lichénique synthétise des constituants pour son développement. Il peut ainsi être assimilé à un tissu néoplasique (cancéreux), ce qui en fait également un modèle pour la recherche en cancérologie.
 

Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)
Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)

Pertusaria albescens (Photo Gilles Weiskircher -Anab)

Des lichens et des cuisiniers

Plusieurs lichens sont utilisés en alimentation. Par exemple, certaines espèces d’Umbilicaria ont été consommées occasionnellement au Canada par les trappeurs sous le nom de tripes des roches. Au Japon, Umbilicaria esculenta est consommé en soupe, en tempura et en salade sous le nom de Iwatake イワタケ (bambou des roches). Lecanora esculenta a été utilisé dans les desserts asiatiques et en Iran par les paysans qui en font du pain. Parmotrema perlatum est utilisé en cuisine indienne, sous le nom de Kalpasi, grillé dans un peu d’huile comme épice.

Certains lichens ont servi à la fabrication des hosties, d’un chocolat en Islande, de biscuits fabriqués par quelques tribus indiennes d’Amérique du Nord.

Ce fut une nourriture de secours en cas de disette. Une hypothèse postule que la manne des Hébreux (citée dans l’Exode), serait un lichen déserticole parfois nommé tripe de roche.

Plus ragoutant, les Inuits mangeaient les lichens en les extrayant de la panse des caribous qu’ils tuaient (probablement pour atténuer l’amertume de ceux-ci en évitant des cuissons répétées). Un restaurant du Québec l’a ajouté à son menu sous le nom de mousse de caribou du Nunavuk, à déguster sur des toasts grillés. Chez les Salish de la Colombie-Britannique, on confectionnait une sorte de pudding composé d'amélanches, de graisse de cerf et de lichen

Connaissez-vous l’erythrol ? Un édulcorant qui donne une sensation de fraîcheur quand on mâche un chewing-gum. Cette molécule a été découverte il y a 140 ans dans les mêmes lichens à orseille (Roccella fucoides, Roccella fuciformis). Il est utilisé dans l’industrie agro-alimentaire comme exhausteur de goût sous le nom générique E968.

En 1870 suite aux travaux du chimiste suédois Stenberg, 17 usines de fabrication d’alcool produisirent plus d’un million de litres par an à partir de lichens du genre Ramalina. Mais la difficulté de s’approvisionner de manière importante et régulière en lichens fit prendre fin cette production. Elle fut remise en activité en 1944 en Russie pour pallier à la pénurie de betterave. Les Russes, durant la seconde guerre mondiale, ont également fabriqués du bioéthanol à partir de lichens pour l’utiliser comme carburant.

Les moines sibériens utilisaient Lobaria pulmonata pour brasser la bière en raison des substances amères qu’il contient. Cet usage n’est guère surprenant quand on sait qu’un lichen renferme énormément de sucres. Par exemple, Cetraria islandica contient 60 % de glucides.

Mais la majorité des lichens sont pauvres en calories et en nutriments et ne peuvent constituer une source de nourriture comme les légumes, les céréales, les viandes ou les champignons. Ils représentent plus un condiment. Certaine personnes peuvent montrer une allergie à l'acide usnique contenu dans les lichens. Chez l'homme, l'acide usnique et ses sels ont été associés à de graves atteintes du foie. Une hépatotoxicité sévère a été observée chez un certain nombre de patients ayant absorbé quotidiennement de 300 à 1 350 mg d'acide usnique comme complément alimentaire sur une période de quelques semaines

Les lichens sont des coupes faim en temps de disette. Ils ont été consommés en temps de famine comme lors du siège de Leningrad (1941-1944)  mais restent très pauvres en terme nutritionnel. John Franklin et son expédition ont put inhiber la sensation de faim en se remplissant le ventre de lichens, comme pour les caribous dans les hivers rudes, mais n’ont pu survivre à la faim en soi. Il est vrai que certaines espèces n’ont jamais été jugées comestibles, sauf dans des conditions particulièrement rudes ou pour des régimes alimentaires très pauvres, tel que cela peut-être le cas dans des régions d’Europe du Nord, où elles tenaient lieu de denrées de base. Les premiers explorateurs de l’Amérique du Nord l’avaient surnommée «tripe-de-roche», car ils en mangeaient de grosses quantités par pur désespoir. Les Jésuites et autres explorateurs français connaissaient bien la tripe de roche (Actinogyra spp., Umbilicaria spp.), dont ils avaient appris le mode d’emploi des Inuits, des Hurons, des Naskapi et des Cris de la baie d’Hudson. Pour l’apprêter, on la lavait d’abord, puis on la coupait en petits morceaux avant de l’ajouter aux soupes et aux bouillons avec du poisson, des œufs de poisson ou du sang de caribou. Beaucoup d’entre eux sont peu nourrissants, voire indigestibles ou vaguement toxiques. Or, ils ne le sont pas pour les cervidés américains, les rennes et les caribous.

Les lichens, comme les champignons, sont également des éponges à polluants.

Néanmoins la plupart des espèces de lichens sont considérées comme « comestibles » à condition de les faire macérer et bouillir pour en retirer les composés acides et amers. En plus d’être amers, les lichens sont généralement difficiles à digérer, car ils renferment des polysaccharides complexes que l'organisme a parfois du mal à dégrader. La cuisson prolongée permettait d’atténuer ce problème. Dans certains cas, les lichens étaient mis à cuire pendant vingt-quatre heures dans une fosse d'où ils ressortaient sans amertumes et sans polysaccharides, dégradés ainsi en sucres simples. Enfin, certains lichens peuvent être toxiques à cause de la présence d’acide vulpinique ou usnéique dans leurs tissus. Encore une fois, les Amérindiens avaient mis au point une technique particulière pour atténuer ce problème : ils les faisaient tremper dans l'eau courante (celle d’un ruisseau ou d’une rivière, par exemple) puis les battaient contre les rochers ou au pilon pour les tremper de nouveau avant de les cuire.

Quelques espèces (Cetraria pinastri, Letharia vulpina, Xanthoparmelia chlorochroa dont le simple contact peut entraîner des réactions allergiques) sont très toxiques car elles contiennent de l'acide vulpinique, toxine qui agit en stoppant l'activité respiratoire. L’ébullition ne permet d’extraire qu’une partie de cette toxine. Ils ont malheureusement été utilisés à des fins meurtrières comme pesticide, dans la pêche aux poissons, et surtout dans la chasse aux renards et aux loups, notamment en Scandinavie. Un colorant extrait d’un lichen, l’orcéine, a été interdit dans l’Union européenne pour son potentiel allergique et un lichen, Xanthoparmelia chlorochroa, est responsable de la mort de 500 élans en hiver 2004 dans le Wyoming. Pour les rennes de la toundra dont on a parlé dans un chapitre précédent, il semblerait que leur tolérance soit due à des bactéries présentes dans leur rumen et capables de détoxifier les lichens (Sundset et Al., 2008). Ce n'est pas pour rien que les Inuits les consommaient pré-digérés de la panse des caribous.

Ulla Kaasalainen de l’Université d’Helsinki a découvert qu’une espèce de lichens sur huit fabrique des microcystines, un groupe de poisons qui causent des dommages au foie chez les humains et d’autres animaux. Ces produits chimiques sont élaborés par les cyanobactéries de l’association. Son équipe a depuis échantillonné 803 espèces de lichens du monde entier et a trouvé le gène qui fabrique des microcystines dans 98 d’entre eux, et des traces de microcystines dans 42. Certaines espèces avaient des quantités négligeables, mais d'autres avaient jusqu’à 0,2 milligrammes par gramme de lichen. À titre de comparaison, l’Organisation mondiale de la santé recommande que les niveaux de microcystines dans l’eau potable ne dépassent pas 0,001 milligrammes par litre. Pour la curiosité, les rennes évitent de consommer les lichens contenant des cyanobactéries. On se doute pourquoi.

En conclusion, les lichens toxiques sont peut-être plus répandus qu’il n’y paraît. Considérant ce point, que les lichens également ne sont pas vraiment nutritifs et que pour certains la préparation est souvent fastidieuse et complexe pour pouvoir le consommer, on s’abstiendra à titre personnel de récolter des lichens pour les consommer.


Des lichens et des agriculteurs

Durant la préhistoire, les mèches utilisées pour l’allumage des lampes à graisse étaient réalisées à partir de champignons (amadouvier) mais aussi des lichens fruticuleux séchés prélevés le plus souvent sur des branches d’arbres ou d’arbustes (tel qu’Evernia prunastri) ou au sol.

Cetraria islandica a été utilisé dans les pays nordiques pour la nourriture des porcs, des chevaux et des vaches. En Suisse, Evernia divaricata a été longtemps utilisé pour nourrir les chèvres en mauvaise saison.

Pour la curiosité, il est fait mention du lichen pulmonaire pour la fabrication de semelles à soulier.

Des lichens et des parfumeurs

Certains lichens sont utilisés pour produire des huiles essentielles de parfum comme Evernia prunastri et Pseudevernia furfuracea pour les parfums à odeur de Chypre et cuir de Russie et ainsi apporter des notes boisées aux parfums. Près de 9000 t de ces deux espèces sont récoltées annuellement dans la région de Grasse, des Balkans et au Maroc

Des lichens et des teinturiers

On tire des lichens des colorants de nuances assez riches. Déjà les romains teignaient leurs toges tels que Parmelia et Evernia. De belles teintes de bleu, pourpre (rouge violacé) et violet sont données par la parelle d’Auvergne, Ochrolechia parella, l'orseille des Canaries, Roccella tinctoria qui, extrait en poudre, produit le papier de tournesol. D’autres espèces sont utilisées traditionnellement, notamment en Scandinavie : Rocella phycopsis, Rocella fuciformis, Ochrolechia tartarea, Pertusaria dealbescens, Parmelia glabratula subsp. fuliginosa et Lasallia pustulata. Quelques entreprises artisanales les utilisent encore dans des pays scandinaves car ils assurent une protection des vêtements contre les mites par l’amertume qu’ils confèrent au tissu. Les Xanthoria pilés et mélangés à de l’urine servaient à teindre la laine en rose, notamment le kilt écossais. La teinture traditionnelle de ces kilts s’obtient encore aujourd’hui avec des lichens et une décoction dans l'eau bouillante.

Conclusion

Objets de légendes, de fantasmes, énigme pour les naturalistes autrefois, les lichens n’ont pas manqué d’être utilisés par l’homme dans son quotidien. Même si aujourd’hui beaucoup de ces utilisations sont tombées en désuétude, les lichens n’en suscitent pas moins l’intérêt de la communauté scientifique. Véritable usine de synthèse chimique, les molécules lichéniques n’ont certainement pas dit leur dernier mot pour des applications médicales.
Le nombre de métabolites isolés des lichens ne cessent de croître et une très grande majorité est spécifique aux lichens (près de 90%). Bon nombre de ces métabolites sont synthétisés par le partenaire fongique et d’autres ne parviennent pas à être synthétisés par le seul champignon, ce qui suppose des coopérations métaboliques. Vu leurs capacités de résistances, les lichens constituent également des modèles de choix pour la recherche en astrobiologie. Il ne faut pas négliger non plus ce qu’on a développé dans un précédent épisode, à savoir les informations capitales que nous livrent les lichens sur la qualité de notre environnement. Véritable témoin silencieux des modifications de l’écosystème et du climat, l’homme a encore beaucoup à apprendre de l’observation et de l’étude des lichens.
 Aucun naturaliste ne devrait les négliger ou les omettre quand il étudie la diversité biologique et le grand public doit s’approprier la connaissance de ces organismes dont la présence reste le témoin clé d’un environnement sain.



Texte, photos, et bibliographie : Gilles Weiskircher (Anab )


 

Sources:
http://www.afl-lichenologie.fr/Photos_AFL/Photos_AFL_P/Pertusaria_albescens.htm


Pour en savoir davantage sur les lichens :

Mémoire sur l’utilité des lichens dans la médecine et les arts. Hoffmann, Amoreux et Willemet, 1786

https://www.kloranebotanical.foundation/sites/default/files/docs/champignons%20lichens%208-11.pdf

https://www.finedininglovers.fr/blog/news-et-tendances/nouvelles-tendances-gourmandes-lichens-sont-servis/

http://blogs.discovermagazine.com/notrocketscience/2012/03/26/the-surprisingly-toxic-world-of-lichens/

Schmull, Michaela. “Dictyonema huaorani (Agaricales: Hygrophoraceae), a new lichenized basidiomycete from Amazonian Ecuador with presumed hallucinogenic properties.” The Bryologist 117(4):386-394. 2014.

 

Rédigé par ANAB

Publié dans #champignons

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H
le lichen, ubiquitaire, artiste de vie, nutrition, toxique, parfumeur, effets médicaux,.....beaucoup à apprendre et à approfondir, merci Gilles pour ce bon sommaire.
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