Néonicotinoïdes : le coup de gueule d'un apiculteur

Publié le 23 Avril 2018

France info le 17/4/2018

En 50 ans, le taux de mortalité des abeilles a été multiplié par six. Les apiculteurs mettent en cause l'utilisation des néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux des abeilles. Un agriculteur breton s'indigne de la situation.
 

Les abeilles font du miel, ne piquent que pour se défendre et contribuent à la pollinisation de 80% des plantes à fleurs. En 50 ans, le taux de mortalité des abeilles a été multiplié par six. La production française de miel est passé de 32 000 tonnes en 1995 à 9 000 tonnes en 2017, alors que le nombre de ruches est resté stable.

 

Une règlementation qui ne changerait rien

Dans des vidéos, l'apiculteur breton Sven Niel déplore cette situation. Il montre ses ruches où des dizaines d'abeilles sont mortes. Il met en cause les néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux des abeilles. En France, les néonicotinoïdes seront interdits au 1er septembre 2018. Mais de nouveaux insecticides ont été autorisés. Selon certains apiculteurs, ils auraient le même mode de fonctionnement que les néonicotinoïdes.

Rédigé par ANAB

Publié dans #Pollution-pesticides

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J
L’utilisation professionnelle d’insecticides est particulièrement dangereuse et peut être à l’origine de maladies graves chez les humains aussi : La prévention des risques professionnels des insecticides : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=517
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R
Merci Julien,<br /> <br /> C'est important de le rappeler et de donner ce lien qui est une source, officielle. Ce serait bien que tous les agriculteurs et utilisateurs la lisent et la méditent.
G
je n'ai pas de mortalité dans mon rucher...mais dans mon environnement il n'y a pas de cultures agricoles !!!donc j'imagine pas de pesticides; ce n'est de loin pas le cas d'autres apiculteurs de la région..Je suis évidemment tout à fait d'accord avec les précédents commentaires....
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R
Guy tu confirmes les informations que j'ai lues et celles données par des apiculteurs: les abeilles des villes se portent mieux que celles des campagnes, C'est le monde à l'envers, la ville est moins polluée que la campagne.
G
Nous sommes fin Avril : habituellement, mes fruitiers fleuris bourdonnent d'insectes, une aubépine que j'ai laissé pousser en "arbre" est un bruissement permanent, il y a une foultitude d'insectes qui voyagent partout dans le jardin..."mais çà c'était avant"...je me demande avec appréhension ce qui va se passer quand mes tilleuls seront en fleur...seront-ils encore cette année aussi "bourdonnants" ?<br /> Pour l'heure, je constate une raréfaction étonnante de toutes sortes d'insectes, PARTOUT ! <br /> Je précise que je réside dans une zone rurale, environnée de champs où se côtoient blé,colza, maïs, etc... copieusement arrosés par ..je ne sais quoi... Ravitaillement de la machine par camion citerne "anonyme" au bout du champ, et questions que je me pose sur le contenu.<br /> <br /> Il y en a qui "pointent du doigt", d'autres, qui sont incompétents en tout sauf prendre de l'argent, appliquent les conseils que leur susurrent à l'oreille les "lobbys" (C'est un "élément de langage" mais cela signifie "corruption"). Et puis il y a ceux qui sont sur le terrain : les agriculteurs qui utilisent ces produits, avec bien sûr toutes les excuses du monde, et notamment le "ben c'est autorisé par la loi". La FNSEA ? Mais...çà fait 50ans qu'ils ont 50ans de retard...et puis, il ne faut pas fâcher les pontes de l'agroalimentaire (ces monstres de stupidité qui n'ont pas compris qu'ils s'autodétruisaient en autorisant tout cela...Mais il est vrai qu'on ne peut rien leur refuser : il payent bien )... Bref, ma vision est empreinte d'une monstrueuse révolte face à ce "système" gangrené, qui craque de toutes sparts... Et ce ne sont pas nos "politiques", qui sont bien falots malgré leurs gesticulations qui vont changer quelque chose. <br /> La seule et unique solution pour que cela change, c'est l'intervention sur le terrain, façon José Bové, à l'époque, par tous... mais cela reste un beau rêve... ou pas ?<br /> Désolé pour ce réquisitoire un peu long, mais je suis , je l'ai dit, révolté par tout cela.
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R
Gérard je ne peux qu'approuver ton réquisitoire mais je te trouve encore très gentil quand tu dis que nos politiques sont bien falots (selon Larousse, = effacé, insignifiant), moi je dirais qu'ils sont lâches.
J
Tout le monde sait que ces produits sont toxiques pour l’environnement mais également pour nous, l’OMS pointe du doigt les pesticides comme agents cancérigènes très probables, la poursuite de leur utilisation n’est plus la méconnaissance de ces produits, c’est de la culpabilité en pleine connaissance de cause! Cet apiculteur à bien raison : QU’EST-CE QU’ON ATTEND !!!!!
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R
Hans, tu es toujours de bon sens. Oui nous devrions faire de la politique et ne pas attendre que les autres la fassent à notre place. <br /> <br /> Qui s'y lance ?
H
Culture et nature, est-ce que ça peut aller ensemble?<br /> Seulement, quand l' être humain comprend que l'homme n'est rien sans son environnement. Nous permettons ,que ce sont les avocats, qui peuvent diriger notre monde, après les élus en politique.<br /> Pourquoi , nous les naturalistes, ne commencons pas à faire la politique????
R
Oui tout à fait d'accord Jpl, il y a de quoi être révolté , car même après un tas d'études et de preuves de leur nocivité ces produits sont encore utilisés.<br /> Les chimistes veulent rentabiliser leurs investissements et la FNSEA ne voit que les euros de ses agriculteurs pas le prix global pour la santé et l'environnement.