Comprendre les impacts sur la biodiversité face aux grands cycles climatiques naturels
Publié le 20 Novembre 2018
Laurent Augustin, un ingénieur français, inspecte un site de forage sur les terres du bassin de Colonia. Marie-Pierre Ledru parcourt une partie intacte de la forêt atlantique à la recherche d'échantillons végétaux dans le bassin de Colonia.
Dans le cadre de son programme Climate Initiative, la Fondation BNP Paribas soutient le projet TROPICOL. Son objectif ? Collecter des données inédites sur le climat des zones tropicales sur les 800 000 dernières années. Ce qui va permettre de mieux définir les changements climatiques dans ces régions et comprendre les conséquences sur la biodiversité.
La clé d'une riche biodiversité ?
« L’une de nos hypothèse est que la riche biodiversité des forêts tropicales provient d’un réassemblage permanent des espèces au cours des grands cycles climatiques. Ce réassemblage répondrait avant tout aux modifications de l’insolation plutôt qu’aux cycles glaciaires/interglaciaires », précise Marie-Pierre Ledru. Les chercheurs s’attendent donc à trouver des associations d’espèces qui évoluent chaque fois en fonction des cycles de l’insolation (également appelés cycles de Milankovitch). Par comparaison, les forêts tempérées montrent quant à elles une répétition de leurs assemblages floristiques d’un cycle glaciaire ou interglaciaire à l’autre.
Par ailleurs, ce projet vise également à comparer ces enregistrements in situ aux résultats des différents modèles du climat. Parviennent-ils à retracer correctement les évolutions de cette forêt à partir des équations mathématiques ? Cette confrontation permettra au final d’améliorer la fiabilité des modèles de reconstruction du climat, passé comme futur, dans les régions tropicales.
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