Des prairies fleuries pour favoriser la biodiversité

Publié le 26 Avril 2019

Jeroen Hopan a révisé sa copie avec François Pinet.

Jeroen Hopan a révisé sa copie avec François Pinet.

Paru sur la Nouvelle République  le 25/4/2019

Le Parc de Brenne forme les agriculteurs du territoire à la reconnaissance des plantes dans le cadre des mesures agro-environnentales et climatiques.

Jeroen Hopman est agriculteur à Oulches où il a repris en 2008 l’exploitation familiale de « Boubon ». Cet éleveur bovin dispose de 146 hectares en herbe, valorisés par la Vallée du Suin. C’est pour préserver ce cadre propice à la biodiversité qu’il s’est engagé en 2010, pour cinq ans, dans l’opération Prairies fleuries liée aux mesures agro-environnementales territorialisées (Mater), rebaptisées depuis mesures agro-environnementales et climatiques (Maec), de la politique agricole commune (Pac).
Contrats de cinq ans renouvelables Cette démarche accompagnée du versement de 66,10 € par ha, pour un plafond annuel de 7.600 € par exploitation, demande la présence d’au moins quatre plantes indicatrices du bon état agro-écologique des parcelles retenues. Elle interdit le retournement des surfaces concernées, l’utilisation de produits phytosanitaires, les apports magnésiens et de chaux et implique l’enregistrement des pratiques.
Pour faciliter le travail des agriculteurs, le Parc naturel régional de Brenne organise des formations sur la reconnaissance des plantes. Jeroen Hopman, qui est reparti sur un nouveau contrat de cinq ans, participait à une des quatre séances programmées au mois d’avril, à la Maison du Parc, à Rosnay.
L’exploitant, qui fut, en 2011, le lauréat du concours des prairies fleuries, maîtrise bien le sujet. Il était là pour perfectionner ses acquis avec François Pinet, chargé de mission en écologie au Parc de la Brenne. « Je dois établir un diagnostic sur la flore naturelle et conserver cette richesse favorable à la biodiversité, résume Jeroen Hopman. Cette façon de travailler répond à une logique qui profite au milieu naturel et à la qualité des fourrages. » S’il est convaincu du bien-fondé de ces contrats Maec souscrits par 349 agriculteurs du territoire, depuis 2015, François Pinet espère inciter d’autres agriculteurs à l’imiter, en établissant un diagnostic avant le 15 mai, date butoir de la déclaration de la Pac.
Contact : François Pinet, tél. 02.54.28.12.12.

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité hors région

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