Mnie à feuilles étroites

Publié le 4 Mai 2019

Mnium hornum  Mnie à feuilles étroites -Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Mnium hornum  Mnie à feuilles étroites -Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Mnium hornum  Mnie à feuilles étroites -Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Mnium hornum Mnie à feuilles étroites -Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Nom scientifique : Mnium hornum  Hedw., 1801

 

 
Date de l’observation: 27 janvier 2019 à Zetting, forêt acidiphile.


Classification et Famille : Mniaceae


Habitat: berges des ruisseaux qui coulent dans les bois et forêts

 

Description :
La Mnie à feuilles étroites est une habitante de nos forêts qui affectionne les endroits ombragés et humides. Une souche d’arbre au bord de l’eau lui convient pour s’épanouir. Une de ses particularités est que la nervure de la feuille sur la face dorsale porte des dents comme le pourtour de la feuille (limbe).

 

Mnium hornum  Mnie à feuilles étroites dont une photo au microscope grossissment X400  -Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Mnium hornum  Mnie à feuilles étroites dont une photo au microscope grossissment X400  -Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Mnium hornum Mnie à feuilles étroites dont une photo au microscope grossissment X400 -Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Des mousses en forêt

 

L’hiver est la meilleure saison pour observer les mousses en forêt. Elles profitent de la pluie et de l’humidité de l’air caractérisant cette période. Elles jouissent également d’une lumière plus importante que lorsque les arbres sont en feuilles. C’est pourquoi elles resplendissent de couleurs intenses. Pour elles, c’est donc la meilleure période de l’année.

 

Les forêts sont des écosystèmes qui hébergent une grande richesse bryologique en lien avec la diversité des micro-habitats. On peut les trouver partout, sur les arbres vivants ou morts, sur les rochers, au sol, en fait comme les lichens. En forêt, les mousses jouent un rôle important dans le cycle de l’eau en retenant l’excès d’humidité du sol. Les mousses peuvent stocker plusieurs fois leur poids en eau. C’est ce qui explique l’humidité des forêts. Il faut savoir aussi que les mousses n’ont pas de racines mais des rhizoïdes qui s’ancrent au sol, elles participent donc à la cohésion mécanique du substrat. Après un incendie, ce sont les premiers végétaux à recoloniser le sol et ouvrir la voie pour les plantes suivantes.

Des recherches assez novatrices s’intéressent également aux mousses comme indicateur de maturité d’une forêt. Vous trouverez un lien dans les sources. Difficile d’estimer le nombre d’espèces de mousses dans une forêt, ça dépend d’énormément de facteurs, mais on peut se hasarder à indiquer une cinquante d’espèces. Toute une vie végétale dont on ne mesure pas les bénéfices rendus à l’écosystème forestier.

 




Texte, photos, et bibliographie : Gilles Weiskircher (Anab)


 


 

Sources :

http://www.lenaturaliste.net/forum/viewtopic.php?f=143&t=339

http://cbnmc.fr/forets-anciennes/doc_pdf/Bryophytes_BaO_FAMc_Celle_Pouvreau_&_Villemey_v28-11-16.pdf

Rédigé par ANAB

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R
Grâce à Gilles les mousses sortent de l'ombre et nous de l'ignorance.<br /> <br /> merci Gilles
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J
Très belles images, merci pour tous ces articles instructifs
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