Radule aplatie et reviviscence des mousses

Publié le 8 Juin 2019

Radule aplatie(Radula complanata )   Photo Jean Claude Weissend (Anab)

Radule aplatie(Radula complanata ) Photo Jean Claude Weissend (Anab)

Radule aplatie(Radula complanata )   Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Radule aplatie(Radula complanata )   Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Radule aplatie(Radula complanata ) Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Nom scientifique : Radula complanata (L.) Dumort.-1801

 
Date de l’observation: 21 janvier à Zetting, sur un tronc de frêne


Classification et famille :mousse de la famille des  Radulaceae


Habitat:  Forêts, ripisylves, zones marécageuses, sur les écorces de divers feuillus

 

Description :
La Radule aplatie est une mousse discrète, aplatie et étalée sur le substrat, avec des  rameaux jusqu
’à 3 mm de large et 3 cm de long. Les feuilles ont des lobes repliés sur eux-mêmes, très serrés. Elle est sensible à la pollution de l’air.

Origine du nom : Son étymologie vient du latin « radula », le racloir, par allusion à la forme du périanthe et de « complanata » du latin complanatus (aplani), par allusion à l’aspect aplati de la plante

Radule aplatie(Radula complanata )- au microscope X400 -   Photo Gilles Weiskircher (Anab)

Radule aplatie(Radula complanata )- au microscope X400 - Photo Gilles Weiskircher (Anab)

Parlons reviviscence

 

Les mousses peuvent perdre une grande partie de leur eau. Chez certaines espèces, la teneur  en eau par rapport au poids sec peut passer jusqu’à 15 %, sans qu'il y ait de dommages physiologiques. En effet, dans ce cas, la mousse se déshydrate, se décolore, n'effectue plus la photosynthèse tandis que sa respiration devient extrêmement faible : elle est en vie ralentie.

Après réhydratation, la mousse a le pouvoir de revenir rapidement à l'état de vie active : c'est le phénomène de reviviscence.
 

Les mousses se contentent de peu et peuvent survivre à des conditions extrêmes comme la sécheresse. Ces propriétés leur permettent de coloniser des espaces vierges. On dit souvent que ce sont des végétaux pionniers. Elles participent à la formation lente mais constante de l’humus, permettant ainsi aux végétaux plus exigeants de s’installer à leur tour. Elles constituent des sites favorables à la germination de nombreuses plantes.

 


Texte, photos (sauf mention) , et bibliographie : Gilles Weiskircher (Anab)


 

Sources :

http://www.naturalistes-romands.ch/bryo-ge/aPDF/Fiches/Especes%20communes%20ou%20caracteristiques/BryoGE__Radula%20%20complanata.pdf

https://sciences-nature.fr/reviviscence-mousse/

Rédigé par ANAB

Publié dans #Mousses-Algues

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B
Article intéressant et belles photos.<br /> Il faut être passionné pour se lancer dans l'études des mousse et lichens.<br /> Pour le néophyte que je suis tout se ressemble !
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G
Bonjour Bernard,<br /> Il est vrai que chez certaines espèces on peut s'interroger si on a à faire à une mousse ou un lichen.<br /> Le but de tous ces articles est de rendre ces organismes plus accessibles même pour le néophyte