Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette

Publié le 31 Juillet 2019

Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)
Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)

Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)

Cette centaurée est très commune dans les prairies de notre région et fleurit en ce moment. Elle affectionne les endroits ensoleillés et secs.  Il existe de très nombreuses cousines à cette centaurée toutes  différentes et presqu’une par région ou milieu.

Roland



Nom scientifique : Centaurea jacea L., 1753

Allemand/ dialecte: Wiesen-Flockenblume


Origine du nom : vient du grec « kentaureia » l’herbe découverte par le  Centaure (mi homme, mi cheval)   Chiron de la mythologie grecque. Chiron était réputé pour avoir de très grandes connaissances en sciences, et en avoir fait profiter de nombreux héros dont Achille et du latin   « jaceo  » , qui signifie être étalé. 

Date et lieu  de l’observation : le 29 juillet  à Phalsbourg

Famille de plantes : celle de la marguerite et de la pâquerette (Astéracées), du topinambour, du tournesol.
La Centaurée  appartient à cette très grande famille des astéracées qui couvre toute la planète avec ses 23000 espèces. Ce sont des plantes bien adaptées à leur milieu car très diversifiées. La plupart  utilise la dissémination des graines par le vent grâce au petit parachute plumeux accroché à  leur graine.

Les caractères distinctifs des centaurées  sont :
- akènes sans  aigrette au contraire de nombreuses autres astéracées.
- - ensemble des bractées (petites feuilles sous le capitule) sur plusieurs rangs et d’aspect très variable.
- fleurs en tube



Catégorie : plante vivace, dont les parties aériennes meurent après l’hiver (hémicryptophyte).


Hauteur : 10 à 60 cm de haut.

Tige: simple  et rameuse à mi-hauteur, glabre ou pubescente mais pas blanche (aranéeuse)

Feuillage : les
feuilles de la base sont pétiolées, ovales  à lancéolées de 3.5 cm de large, les  supérieures toutes sessiles,  lancéolées, seulement jusqu’à 7 fois plus longues que larges. Ces feuilles sont faiblement dentées.



 

Feuilles et bourgeon floral de Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)
Feuilles et bourgeon floral de Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)
Feuilles et bourgeon floral de Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)

Feuilles et bourgeon floral de Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea)

Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea
Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea

Centaurée jacée, Tête de moineau, Ambrette (Centaurea jacea

Floraison :  juin à octobre

Fleurs : de petites fleurs nombreuses en tube (tubulées) forment  le capitule qui ressemble à une fleur. Celles de la périphérie sont évasées en entonnoir.
La couleur est
pourpre avec souvent un noyau blanc., Les capitules ont
de 2 à 3 cm de diamètre et sont  solitaires à l’extrémité des tiges. Les petites feuilles entourant le capitule ou bractées sont brunes et coriaces à l’extérieur. Elles font penser aux tuiles d’un toit ou aux écailles d’un poisson et sont dénommées « écailles ». L’extrémité des écailles n’est pas divisée ou peut être frangée. Ces écailles brunes  recouvrent complètement  la base qui est verte.

Fruits :  petits,  dénommés akènes, surmontés d’une aigrette courte ou nulle


Habitat :  prairies, bords des chemins, friches, coteaux secs


Confusion possible : avec d’autres centaurées roses qui sont assez nombreuses. L’un de ses petits noms, « tête de moineau » est donné  à d’autres centaurées ce qui ne facilite pas les choses. On comprend encore une fois qu’un seul nom scientifique est bien utile.

 Il existe aussi de nombreuses sous espèces et variétés qui se différencient par les écailles ou leurs feuilles. Ce sont des taxons adaptées à certains milieux, la forêt avec   Centaurea jacea var nemoralis,  ou milieux très secs : Centaurea jacea subsp timbalii ,  et d’autres !

D'autres centaurées sont très  différentes de notre Centaurée jacée,  jaunes et avec des épines bien méchantes   comme la Centaurée du solstice,
Centaurea solsticialis.


Langage des fleurs : la centaurée est le symbole du désir amoureux .

Usage alimentaire :
Les jeunes feuilles peuvent être consommées en salade ou légume mais sont amères. La racine lavée et séchée était sucée comme une glace sucrée !
Elle était aussi utilisée  pour faire cailler le lait

Usage médicinal :

cette plante riche en tanins et mucilages était utilisée grâce à cette  astringence pour faciliter la digestion et l’élimination urinaire (diurétique) ainsi que comme tonique.  Elle soigne les yeux irrités et entre ainsi dans la composition de produits pharmaceutiques
Cette plante est peu citée dans les recherches scientifiques et  ouvrages médicaux modernes.




Texte,  photos, bibliographie  Roland Gissinger (Anab)



Bibliographie

Voir fin d’article index plantes

Centaurée de Timbal-Lagrave ( Centaurea jacea subsp timbalii) à Réchicourt (57)

Centaurée de Timbal-Lagrave ( Centaurea jacea subsp timbalii) à Réchicourt (57)

 Centaurée du solstice, (Centaurea solsticialis)à Sanilhac dans le Gard.

Centaurée du solstice, (Centaurea solsticialis)à Sanilhac dans le Gard.

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région, #Fleurs violettes

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