Gaillet mou, Gaillet commun, Gaillet Mollugine
Publié le 2 Octobre 2019
Cette petite plante est encore en fleurs en cette saison. Elle se distingue difficilement de l’herbe verte si ce n’est pas un fouillis blanc.
Il faut donc se baisser, regarder de près et mieux avec une loupe pour en distinguer la structure.
Quelques pistes pour le distinguer des autres gaillets.
Roland
Nom scientifique : Galium mollugo L., 1753
Origine du nom : « galium » dérive du grec « gala » qui signifie « le lait » car certaines espèces de gaillets (Gaillet jaune) étaient utilisées pour faire cailler le lait.
Le nom spécifique ou épithète spécifique «mollugo vient de «mollis», qui signifie mou car la tige a peu de rigidité et est donc molle.
Nom en dialecte et allemand : Wiesen Labkraut
Nom anglais : Hedge Bedstraw
Date de l’observation: 19 septembre à Wolfskirchen
Famille de plantes : ce gaillet est un des représentants de la famille des Rubiacées. Cette famille de plantes est très vaste puisqu’elle compte plus de 10 000 espèces réparties en 600 genres. Elle comprend des herbes mais aussi des lianes, des buissons et des arbres dont le très célèbre caféier qui nous produit les graines de café.
Ce mot Rubiacée provient de l’adjectif latin « rubia » qui signifiait rouge. En effet, les racines de la garance, une rubiacée de pays méditerranéens, servaient à produire le fameux rouge garance.
Les caractères communs aux rubiacées sont par exemple, des fleurs très discrètes, des feuilles opposées (l’une en face de l’autre) des herbacées à section carrée. Les fleurs et fruits sont extrêmement variés mais les pièces florales ont un nombre et une géométrie assez stable.
Les rubiacées sont célèbres aussi pour leur association avec les fourmis : elles abritent des fourmis dans des petits abris sur les branches (appelées domaties myrmécophiles) en échange de quoi les fourmis les défendent contre les petits insectes phytophages. Elles se rencontrent surtout dans les espèces exotiques.
La plus connue des rubiacées de notre région est le Gaillet odorant ou Waldmeister. . Il existe plusieurs autres gaillets dans notre région, le Gaillet gratteron, le Gaillet vrai, le Gaillet nain, le Gaillet des marais etc… Ces plantes sont discrètes, donc pas faciles à remarquer. Il faut s’équiper d’une bonne loupe et d’une flore adaptée pour d’identifier les différents gaillets. Chaque gaillet est adapté à un milieu, zone, sèche, zone humide, marais rocher…
Type : herbe vivace, rampante, grêle, longue, couchée ou ascendante.
Hauteur: de 30 à 150 cm
Tige : de section carrée à 4 faces, lisses
Feuilles: elles sont linéaires, en forme de lance, disposées par 6 à 9 en anneaux ou verticilles groupés le long de la tige à différents points renflés (nœuds ).. Elles sont luisantes sur le dessus, minces et légèrement coriaces, planes. Elles sont, bordées de denticules et terminées par une fine aiguille ligneuse (rigide, dure comme le bois) appelée mucron.
Floraison: dès le mois d’avril à octobre
Couleur des fleurs: petites fleurs en croix, de couleur blanche et de 3 à 4 mm à 4 petits pétales pointus. Elles sont disposées en pyramides au bout des axes. ,Point de distinction avec le Gaillet blanc, Gallium album., le pédicelle des fleurs mesure 3 à 4 mm de long pour seulement 1.5 à 3 mm pour Gallium album.
L’angle des tiges fleuries fait avec la tige principale est large presqu’obtus.
Confusion possible : avec d’autres gaillets. Il existe une sous espèce « mollugo » dans les Vosges dont les feuilles sont très fines.
Habitat: cette plante aime les terrains gras, prairies, chemins, forêts claires, collines
Fruit : est glabre, lisse et mesure 3 à 5 mm
Utilisation alimentaire :
Cette plante contient tout le cocktail enzymatique pour faire cailler le lait, d’où le nom de Gaillet ou caille lait.
Elle est comestible à l’état jeune comme ses fleurs. Elles sont utilisables en gelées, confitures, boissons.
Usage : possibilité d‘extraire un colorant rouge pour textiles à partir de ses racines comme à partir de la fameuse la Garance qui servait voici plus d'un siècle à teindre les uniformes de l'armée en rouge , Rubia tinctorum
Médecine :
en Médecine traditionnelle : effet diurétique, calmant, antispasmodique,
Etait utilisée pour combattre l’obésité et le diabète.
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)
Sources bibliographiques voir index biodiversité
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