Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob

Publié le 10 Novembre 2019

Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)
Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)

Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)

Nom scientifique : Campanula persicifolia L., 1753

Origine du nom : vient du latin « campana », petite cloche, et du latin   « persicifolia », qui signifie à feuilles de pêcher.

Allemand/ dialecte: Pfirsichblättrige Glockenblume


Date et lieu  de l’observation : le 19 juin à Eguelshardt

Famille de plantes :  La campanule fait partie de la famille des campanulacées qui comprend 2000  espèces réparties en 90 genres, plantes présentes  surtout sur les sols secs et les rochers. Les 5 pétales, éléments de couleur,  sont soudés en forme de petite cloche dentée plus ou moins aplatie. Cette forme de petite cloche, « campana » en latin a donné son nom à cette  famille.
Ce sont des plantes de couleur bleue rarement jaune.

Catégorie : plante vivace .

Port : plante à  grandes fleurs violacées en cloche.

Hauteur : 40 à 100 cm de haut.

Tige: non rameuse, anguleuse, glabre ou presque,  régulièrement feuillée.

Feuillage : les feuilles sont de forme linéaire-lancéolée
et ne dépassent pas 1 cm de large.
Leur bord est entier (sans dents).
Seules les feuilles basales ont un contour légèrement crénelée et sont spatulées à obovales. 
 

Feuilles de la base et de la tige: Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)
Feuilles de la base et de la tige: Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)

Feuilles de la base et de la tige: Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)

Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)
Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)
Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)

Campanule à feuilles de pêcher, Bâton-de-Jacob (Campanula persicifolia)


Floraison : mai à août  

Couleur des fleurs : bleu violacé clair à blanc.  Longues  de 2 à 4 cm en cloche élargie.
Les dents de la corolle sont peu profondes (1/3 maxi) et se terminent par une pointe arrondie. Les boutons floraux sont dressés avant la floraison et penchés après.
Le calice entoure la corolle avec ses 5 sépales étalés, linéaires en formes de pointes de lances (lancéolés).
Le pistil se termine par 3 stigmates aussi longs que le style ou le dépassant.


Fruits : fruits verts  en début de maturité sont dressés. Ils sont dénommés  capsules et c’est par des fentes que les graines s’en échappent à maturité.


Habitat : endroits ensoleillés, buissons, forêts claires et sur sols secs.

Confusion possible : oui, avec plusieurs autres campanules comme la Campanule raiponce, sans feuilles rondes à la base.
ou encore la Campanule à feuilles rondes dont les fleurs sont plus petites et moins ouvertes.
Une sous-variété Campanula persicifolia  var lasiocalyx est quelquefois décrite avec des poils raides sur le calice (deuxième photo) dernière série.


Statut de protection : plante peu commune classée en danger dans de nombreuses régions(Ile de France Haute Normandie) -ou vulnérable (Poitou Charente, Limousin  Pays de Loire et Picardie).
Classée Znieff dans 10 régions .

Les ZNIEFF , Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique ont  pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation.



Usage alimentaire : comestible, se mange en salade ou cuite.
Souvent cultivée dans les jardins car c’est une belle plante d’ornement très fournie en fleurs.


Usage médicinal :
traditionnel, donc  sous toute réserve :  antiépileptique;
- racine mâchée: malaises, faiblesse cardiaque;
- racines en compresse: arrêter les saignements, dégonfler les tuméfactions, accélérer la cicatrisation; - racine en décoction: maux d'oreilles.





Texte,  photos, bibliographie  Roland Gissinger (Anab)



Sources bibliographiques voir index biodiversité

 

Rédigé par ANAB

Publié dans #Biodiversité de notre région, #Fleurs violettes

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