Téléphore moine, Cantharide rustique

Publié le 16 Octobre 2019

Téléphore moine, Cantharide rustique  (Cantharis rustica )
Téléphore moine, Cantharide rustique  (Cantharis rustica )

Téléphore moine, Cantharide rustique (Cantharis rustica )

Le Téléphore moine est un coléoptère de la famille des Cantharides. Ce sont les coléoptères les plus présents et les plus  observés dans nos campagnes. Celui-ci se confond avec son cousin le Téléphore sombre. Il reste visible en hiver sous forme de ver car il hiberne au ras du sol et est donc appelé pour cette raison « ver de neige ».

Roland


Nom scientifique : Cantharis rustica Fallén, 1807

Nom allemand : Gemeiner Weichkäfer

Etymologie : Le nom provient  du grec « telophoros » qui signifie « porteur de lumière », sans doute en raison de sa proximité avec les vers luisants. Son nom d’espèce vient du latin « rustica», la campagne.

Classification et famille : ordre des Coléoptères, famille des Cantharidae riche de 5000 espèces. Cette famille est génétiquement proche d’insectes bien connus les vers luisants, famille des
Lampyridae. Leur différence est justement que les Cantharidae ne produisent pas de lumière. Ils ont comme caractères communs d’être allongés et d’avoir des élytres mous. Les yeux sont proéminents et les antennes ont 11 articles. Ils ont comme particularité d’avoir des glandes qui secrètent une substance répulsive. Elle les rend moins intéressants à avaler par d’éventuels prédateurs.

Date de l’observation: le  25 juin à Mackwiller
 
Dimensions : 10 à 15 mm de long pour 4 mm de large

Description et biologie :

Sa forme est celle d’un rectangle noir très allongé. L’insecte et noir mais sa tête ,le thorax (pronotum) sont en partie rouges. Ses élytres au toucher paraissent mous et c’est bien leur originalité car en principe les élytres chez les coléoptères ont la fonction de protection des  ailes membraneuses et sont coriaces. Les élytres parsemés de fins poils se rétrécissent vers l’arrière contrairement à sa cousine très proche le Téléphore sombre, Cantharis fusca.
Il s’en distingue aussi par ses fémurs rouges et noirs ( noirs pour C. fusca)  et par une tache noire sur ton thorax rouge.
Les antennes sont longues et leurs premiers articles fixés sur la tête sont noirs.





Nourriture : les adultes carnivores chassent les petits insectes dont les pucerons. Leurs lieux de chasse préférés sont les ombellifères souvent riches en insectes car leurs fleurs sont larges et fleurissent longtemps.
A notre que  nous retrouvons notre Téléphore moine, souvent  en équilibre au bout d’un brin d’herbe



Reproduction : la période se situe de mai à fin août.  
La femelle pond ensuite  des œufs dans le sol desquels vont émerger des larves après 1 ou 2 semaines. Celles-ci ont une apparence de vers sombres et annelés. Elles vont se nourrir de petits insectes et de vers  Les larves sont très résistantes et quelquefois actives pendant le froid. Il n’est pas rare de les voir sur la neige en hiver après un coup de vent qui les a délogées.
Elles se transforment en nymphes immobiles avant d’émerger en insectes à la fin du printemps.


Habitat : lisières des forêts  et clairières, prés secs et humides, bords des chemins. Dans toute l’Europe centrale et en  zone méridionale jusqu’à 1000 m.

 

Protection et Prédateurs :  oiseaux, chauve souris. Insecte non classé  par des mesures de protection.

 
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)

Bibliographie
très jolis et instructifs livres ,
Petites bêtes des forêts de Lorraine et d’ Alsace JY Nogret /S Vitzthum édition Serpenoise
Insectes remarquables de Lorraine et d’ Alsace –JY Nogret /S Vitzthum édition Serpenoise

Téléphore moine, Cantharide rustique  (Cantharis rustica )
Téléphore moine, Cantharide rustique  (Cantharis rustica )

Téléphore moine, Cantharide rustique (Cantharis rustica )

Rédigé par ANAB

Publié dans #Insectes de chez nous

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D
ok merci
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R
Merci Danielle et bonne journée