L’échinomie à pieds roux

Publié le 25 Octobre 2020

L’échinomie à pieds roux (Tachina magnicornis)

L’échinomie à pieds roux (Tachina magnicornis)

Nom scientifique : Tachina magnicornis (Zetterstedt, 1844)

 

Etymologie du nom scientifique : du grec « tackus », « rapide », car cette mouche est rapide (la racine est identique à Tachymètre, appareil mesurant la vitesse)  et de « magnicornis», grande corne,  allusion à ses (relatives) longues antennes.


Nom allemand : Igelfliege ou Raupenfliege (mouche des chenilles- sous entendu parasite des chenilles)


Date de l’observation: le 17 juillet à Chazeaux mais présente en Alsace


Classification et famille : celle des tachinidae proches des syrphes et qui appartient à l’ordre des diptera, c’est à dire des insectes à seulement 2 ailes, les mouches dont plus de 150 000 espèces différentes ont  déjà été identifiées. Ils ont en commun de pondre des œufs sur des chenilles et des noctuidés, papillons nocturnes à 70% et 30% d’autres insectes, coléoptères, orthoptères… pour assurer le développement de leurs larves. Ils choisissent un stade spécifique de développement et dans certains cas aussi le sexe de l’hôte ! Certaines espèces parasitent à 95% des femelles par exemple. Les modes de ponte sont très variables. Ils peuvent pondre un œuf ou une larve entrain d ‘éclore sur une soie de la chenille ou sous la carapace d’une punaise ou accrocher un œuf muni d’un harpon. Voir en fin d’article la vidéo très impressionnante d’un tachinaire pondant sur une chenille. Ce sont des  "parasitoides" car en se  développant les larves tuent leur hôte. Les insectes ou animaux dits "parasites" épuisent leurs victimes mais ne les tuent pas.
Il existe 10 000 espèces de tachninidae d’1  à 17 mm de par le Monde.

 

Taille : 10 à 15 mm, qui est celle d’un des plus gros tachinaires avec une envergure de 25 mm

 

Description :
L’Echinomie à pieds roux ressemble à une mouche trapue et costaude. Son thorax, parties dorsale et ventrale,  est brillant et orangé avec une raie noire sur le dessus, formée de losanges accolés. Ce qui frappe ce sont les nombreuses  soies dressées et raides sur le dos qui forment des lignes.
Le haut de la tête (le vertex) est clair et les yeux surdimensionnés. Il reste juste un petit espace en-dessous. En général les yeux rapprochés correspondent aux individus mâles, écartés aux femelles.
Les antennes à 3 segments sont longues et terminées par un appendice en forme de virgule (l’arista). Les ailes sont fumées de gris et d’orange avec des nervures brun-jaune. Les pattes sont noires. Les points de reconnaissance sont  la couleur des fémurs, noirs et celles des  tarses antérieurs noirs sauf leur extrémité.


 

L’échinomie à pieds roux (Tachina magnicornis)
L’échinomie à pieds roux (Tachina magnicornis)

L’échinomie à pieds roux (Tachina magnicornis)

La Tachinaire hérissonne (Tachina fera)

La Tachinaire hérissonne (Tachina fera)

Taille : 10 à 15 mm, qui est celle d’une des plus grosses tachinaires avec une envergure de 25 mm.

 

Description :
L’Echinomie à pieds roux ressemble à une mouche trapue et costaude. Son thorax, parties dorsale et ventrale,  est brillant et orangé avec une raie noire sur le dessus, formée de losanges accolés. Ce qui frappe ce sont les nombreuses  soies dressées et raides sur le dos qui forment des lignes.
Le haut de la tête (le vertex) est clair et les yeux surdimensionnés. Il reste juste un petit espace en-dessous. En général les yeux rapprochés correspondent aux individus mâles, écartés aux femelles.
Les antennes à 3 segments sont longues et terminées par un appendice en forme de virgule (l’arista). Les ailes sont fumées de gris et d’orange avec des nervures brun-jaune. Les pattes sont noires. Les points de reconnaissance sont  la couleur des fémurs, noirs et celles des  tarses antérieurs noirs sauf leur extrémité.

Confusion : il existe plusieurs espèces de  tachinaires très ressemblantes et il est facile de les confondre.
C’est peut-être le cas ici dans cet article !!.  Une autre tachinaire, Tachina fera lui ressemble beaucoup mais les fémurs et tarses sont bruns clair

Période d’observation : fin avril  à octobre
 

Vol : vol rapide comme la plupart des diptères



Biologie et Reproduction : Les adultes apparaissent en avril et vont s‘accoupler sur des fleurs. La femelle va pondre sur les feuilles d’une plante hôte abritant des chenilles. Le cycle se reproduit deux fois en été, avril à juin et juillet à octobre.

La larve va grimper sur une chenille et pénétrer dans son abdomen, une seule à la fois. Elle va se nourrir d’hémolymphe et des tissus gras en premier puis le reste. La croissance est très rapide, exponentielle. Le poids de la larve double toutes les 18 heures et finir par atteindre 10 000 fois son poids en 20 jours. Il existe une synchronisation parfaite entre le développement de la larve et la survie de la chenille. Quand elle meurt, le cycle est terminé. La larve élabore une pupe qui tombe au sol dans la litière. Elle va émerger après 15 jours en été ou en fin de saison, rester en l’état jusqu’à la fin de l’hiver.
 

Alimentation: les adultes se nourrissent du nectar et du pollen de plantes comme les astéracées de type séneçon ou d’autres, les caprifoliacées, comme les scabieuses,
knauties mais aussi  d’autres espèces, des caryophyllacées, apiacées.
L’Echinomie à pieds roux se charge en grains de pollen quand elle visite les fleurs. Elle est un insecte pollinisateur car elle visite de nombreuses fleurs et transporte le pollen de l’une à l’autre, croisant ainsi les lignées génétiques. Vous le constatez sur les photos présentées.

Habitat: affectionne les prairies naturelles fleuries, les haies et les lisières. Présente dans toute l’Europe et l’hémisphère nord.


Prédateurs : batraciens, oiseaux, petits mammifères

 

Protection : insecte non protégé

Utilité : les tachinaires sont très utiles car en parasitant certaines espèces elles limitent leurs populations. Certaines tachinaires sont déjà utilisées en agriculture  pour la lutte biologique contre des ravageurs de cultures. Par exemple, Lyxophaga diatraceae a été utilisée contre des insectes foreurs des tiges de canne à sucre. Il faut pour élever les tachinaires spécifiques, en maîtriser le développement et connaitre les hôtes infestés. Selon l’infestation d’insectes dans une culture, c’est une possibilité à étudier pour diminuer l’usage des pesticides.


Photos, texte,  et bibliographie : Roland Gissinger (Anab)
–Relecture Bernard Weinzaepflen

 

Sources :
Ponte d’une tachinaire- vidéo impressionnante !!

Biologie des tachinaires :

https://www.naturspaziergang.de/Zweifluegler/Tachinidae/Tachina_magnicornis.htm
https://en.wikipedia.org/wiki/Tachinidae

Lutte biologique et tachinaires
https://www.persee.fr/doc/linly_0366-1326_1991_num_60_4_14564

 


Sites de référence anglais sur les tachinaires  :
http://tachinidae.org.uk/blog/

https://diptera.info/news.php

Rédigé par ANAB

Publié dans #Insectes de chez nous

Commenter cet article
H
la photo macro toujours aussi magique , merci à tous les passionnés pour ce partage
Répondre
A
Merci beaucoup Heinz.<br /> Content que vous appréciez ces images.<br /> <br /> Roland
H
BIODIVERSITE = EQUILIBRE = "mot clé à cultiver " pour que notre planète survive ....
Répondre
R
Tout à fait Heintz. C'est l'enjeu non pas de demain mais déjà d'aujourd'hui.