Palustriella commutata

Publié le 19 Décembre 2020

Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

agrandissement 20 fois- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)
agrandissement 20 fois- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

agrandissement 20 fois- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Feuilles de agrandissement 20 fois- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher
Feuilles de agrandissement 20 fois- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher

Feuilles de agrandissement 20 fois- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher

Nom scientifique :  Palustriella commutata (Hedw.) Ochyra

 

Date de l’observation: 23 mars 2019 à Sarreinsming


Classification: mousse de la famille des Amblystegiaceae

 

Description :
C’est une mousse plus ou moins régulièrement pennée. Les feuilles sont crochues et plissées longitudinalement à l’état humide. Cette espèce est souvent incrustée de calcaire à la base.

 

Elle présente également des oreillettes à la base des feuilles.

Oreillettes à la base des feuilles- au microscope X100 et X400- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Oreillettes à la base des feuilles- au microscope X100 et X400- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)
Oreillettes à la base des feuilles- au microscope X100 et X400- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Oreillettes à la base des feuilles- au microscope X100 et X400- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Paraphylles dentées-au microscope X1000- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Paraphylles dentées-au microscope X1000- Palustriella commutata - Photos Gilles Weiskircher (Anab)

Elle présente aussi des paraphylles laciniées à dentées.

Habitat:  dans les lieux humides, les ruisseaux, les sources, toujours dans les eaux calcaires.

Protection et classement :
Elle est présente sur la Liste rouge des Bryophytes menacées en Alsace (2014) en statut LC (Préoccupation mineure). Elle est classée vulnérable en Auvergne et Znieff en région Centre, Ile de France et Picardie. Les ZNIEFF , Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique ont  pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. (Source Inventaire National du Patrimoine Naturel).

Parlons travertin

 

Cette mousse est impliquée dans la création du travertin ou tuf calcaire. Le travertin est une roche sédimentaire calcaire continentale dite biogénique (construite par des organismes vivants ; c’est une « biolithogenèse ») Elle est divisée en strates grossières, parfois concrétionnée. Sa couleur est blanche si elle est pure, ou grise, jaunâtre, rougeâtre, brunâtre, selon les impuretés.

Historique : le travertin est la pierre utilisée pour les plus beaux édifices de la Rome antique. Un grand nombre de monuments, arcs et portes de la ville, comme le Colisée, sont construits avec cette pierre, ainsi que la plupart des églises, basiliques et palais modernes ou de la Renaissance.

Cette roche est caractérisée par de petites cavités (vacuoles) inégalement réparties. Le travertin se forme aux émergences de certaines sources ou cours d'eau à petites cascades, par précipitation/cristallisation de carbonates à partir d'eaux sursaturées en ions Ca2+ et HCO3-. C’est le même processus que la formation des stalactites. Cette cristallisation n'est pas spontanée. Les roches résultent des effets conjugués entre autres de végétaux comme les bryophytes et dans ce cas on parle de bryolithes. Les organismes vivant dans ces eaux saturées en bicarbonate de calcium se couvrent d’une croûte de calcaire. Avec le temps il se forme une véritable roche. La végétation repousse de manière continue sur la structure au fur et à mesure de sa calcification. Au sein de la roche qui se forme, la végétation meurt. La nécromasse se décompose progressivement. Les débris végétaux, feuilles et branches fermentent et disparaissent et laissent la matrice minérale. Ce cycle continue tant qu'un apport d'eau sursaturée en carbonate persiste et que les algues ou les  bryophytes croissent plus rapidement que le travertin ne se forme.

Le travertin en formation est un habitat qui abrite des communautés de bactéries et de végétaux comme des algues et bryophytes. Les travertins conservent des traces d'activités saisonnières et forment ainsi  des stratifications. Ils sont considérés comme des structures stromatolithiques.

 

 

Les bryophytes sont ainsi des descripteurs pertinents des milieux naturels dont ils assurent parfois le fonctionnement comme dans les tourbières à sphaignes ou dans les travertins. Ils sont aussi d’excellents indicateurs de l’état de l’environnement, de l’air et de l’eau.

 


Texte, photos, et bibliographie : Gilles Weiskircher (Anab)

 


Source :http://www.naturalistes-romands.ch/bryo-ge/aPDF/Fiches/Especes%20communes%20ou%20caracteristiques/BryoGE__Cratoneuron%20commutatum.pdf
 

Rédigé par ANAB

Publié dans #Mousses-Algues

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