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Les feux de forêt ne favorisent pas la pluie

Publié le 28 Septembre 2021

Les feux de forêt ne favorisent pas la pluie

Les feux de forêt favorisent la formation de nuages plus riches en eau, mais il ne pleut pas.
 

 

Paru sur futuraplanète  le19/9/2021

 

À quoi sont dus les feux de forêt en France ?  Chaque année, 15.000 hectares de végétation partent en fumée en France. 90% des feux de forêt ont une origine humaine, et un sur deux est la conséquence d’une imprudence. 

Lorsque les flammes ravagent des forêts, les fumées emportent avec elles une quantité de particules minuscules. Leur impact sur l'atmosphère, les nuages ou la météo n'a pas encore bien été étudié. Mais des chercheurs du NorthWest Research Associates (États-Unis) ont profité de la saison des incendies aux États-Unis en 2018 pour mener sept vols de recherche à ce sujet.

Rappelons que les nuages se forment lorsque la vapeur d'eau se condense en gouttelettes. À la faveur de minuscules particules en suspension dans l'air. Lorsque l'air est sec, le peu de vapeur présent s'accroche à quelques particules seulement, formant de grosses gouttelettes. Qui finiront en pluie. Mais lorsque des feux de forêt ont dispersé de la fumée dans l'atmosphère, les particules qui accrochent la vapeur d'eau ne manquent pas.

Même si dans certaines régions du monde — comme l’Amazonie —, une physique atmosphérique complexe pourrait intensifier les précipitations en cas de feux de forêt, les modèles suggèrent que la tendance serait plutôt à l’inverse. Les fumées des incendies pourraient exacerber les sécheresses. © Pierre, Adobe Stock

Plus de gouttelettes, moins de pluie

Résultat, les instruments embarqués par les chercheurs l'ont montré, les cumulus formés en présence de fumée contiennent, en moyenne, cinq fois plus de gouttelettes d’eau que les autres. Pourtant, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, il semblerait que cette importante quantité de gouttelettes ne rende pas les nuages plus susceptibles de produire de la pluie. Bien au contraire. Car ces gouttelettes sont aussi deux fois moins grosses que les autres. La probabilité pour que celles-ci entrent en collision et fusionnent jusqu'à devenir assez lourdes pour produire de la pluie serait ainsi « pratiquement nulle ».

 

Les chercheurs notent par ailleurs que les particules de fumée ont tendance à absorber la lumière du soleil et à réchauffer l'air qui les entoure. Les nuages, eux, sont plus denses et donc plus brillants. Ils reflètent la lumière du soleil et empêchent le sol de se réchauffer. La différence de température entre le sol et l'air en altitude est ainsi moindre. Et avec elle, les courants ascendants convectifs qui forment les orages.

La combinaison de ces effets pourrait déclencher une boucle de rétroaction dans laquelle plus de feux de forêt conduiraient à plus de sécheresses qui conduiraient à plus d'incendies. Dans l'ouest dans États-Unis, le nombre de jours de pluie pendant la saison des feux de forêt a diminué de 4 % par décennie depuis 1979.

Même si dans certaines régions du monde — comme l’Amazonie —, une physique atmosphérique complexe pourrait intensifier les précipitations en cas de feux de forêt, les modèles suggèrent que la tendance serait plutôt à l’inverse. Les fumées des incendies pourraient exacerber les sécheresses. © Pierre, Adobe Stock

Plus de gouttelettes, moins de pluie

Résultat, les instruments embarqués par les chercheurs l'ont montré, les cumulus formés en présence de fumée contiennent, en moyenne, cinq fois plus de gouttelettes d’eau que les autres. Pourtant, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, il semblerait que cette importante quantité de gouttelettes ne rende pas les nuages plus susceptibles de produire de la pluie. Bien au contraire. Car ces gouttelettes sont aussi deux fois moins grosses que les autres. La probabilité pour que celles-ci entrent en collision et fusionnent jusqu'à devenir assez lourdes pour produire de la pluie serait ainsi « pratiquement nulle ».

 

Les chercheurs notent par ailleurs que les particules de fumée ont tendance à absorber la lumière du soleil et à réchauffer l'air qui les entoure. Les nuages, eux, sont plus denses et donc plus brillants. Ils reflètent la lumière du soleil et empêchent le sol de se réchauffer. La différence de température entre le sol et l'air en altitude est ainsi moindre. Et avec elle, les courants ascendants convectifs qui forment les orages.

La combinaison de ces effets pourrait déclencher une boucle de rétroaction dans laquelle plus de feux de forêt conduiraient à plus de sécheresses qui conduiraient à plus d'incendies. Dans l'ouest dans États-Unis, le nombre de jours de pluie pendant la saison des feux de forêt a diminué de 4 % par décennie depuis 1979.

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Rédigé par ANAB

Publié dans #Changement climatique

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