La Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire

Publié le 31 Juillet 2022

Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)
Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)
Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)
Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)

Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire (Lysimachia vulgaris)

Vous connaissez tous les primevères. Voici une plante cousine, bien différente qui appartient cependant à la même famille.
Elle ne fréquente que les lieux humides et possède quelques singularités

Roland



Nom scientifique : Lysimachia vulgaris L., 1753
Autres noms communs : Grande lysimaque, Chasse-bosse



Origine du nom: « Lysimachia »  vient du nom d’un général d’Alexandre le Grand ou de celui d’une grande prêtresse d’Athéna, Lysimaché. Son nom d’espèce « vulgaris », signifie commun.

Nom commun allemand/ dialecte : Gemeiner Gilbweiderich

Nom commun anglais : yellow loosestrife or garden loosestrife

Date de l’observation: le 15 juillet à Obersteinbach (67)

Famille de plantes : celle des Primulacées (primevères, lysimaques, cyclamen, soldanelle, androsaces des montagnes).
Ce sont  100 plantes dans le monde réparties en 20 genres. Ce sont des plantes annuelles, à racines épaisses (rhizome, tubercules), des régions froides, tempérées et tropicales. Cette famille de fleurs  est bien représentée sous nos latitudes et dans tout l’Hémisphère Nord. Elles sont souvent précoces et c’est pour cette raison que la famille porte le nom de primulacées. Il vient de « primulus », qui signifie  tout premier, ou  précoce.


Catégorie: plante vivace des zones humides. Elle a de grandes fleurs.

Hauteur: 40 à 140 cm de haut

Tiges et racines: plante rameuses aux tiges dressées, couverte de poils fins.

Feuilles: opposées ou verticillées par 3 à 4.
Elles sont  entières, lancéolées, sans pétiole, vertes sur les deux faces et mesurent jusqu’à 10 cm de long pour 1 à 3 de large. Elles sont parsemées de petites glandes orange translucides.

Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)
Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)

Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire (Lysimachia vulgaris)

Liseret orange sur les sépales de la Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire  (Lysimachia vulgaris)

Liseret orange sur les sépales de la Lysimaque commune, Lysimaque vulgaire (Lysimachia vulgaris)

Floraison: mai à août


Couleur des fleurs :  fleurs jaunes  en forme de cloche ouverte avec un centre quelquefois rouge ou orangé de 15 à 20 mm. Elles sont en grappes, et forment une pyramide de fleurs au sommet des tiges.
Les 5  pétales de 7 à 12 mm sont seulement soudés à leur base, et possèdent de courts poils glanduleux. Les  étamines ont des anthères jaune vif.
Le calice a 5 sépales de 3 à 5 mm. Ils  sont verts avec une bordure rouge.





Confusion possible: non


Fruits: les fruits sont des capsules ovales de 4 à  6 mm, qui libèrent par des valves  de petites graines ensuite disséminées par l’eau.


Habitat: espèce typique de zones humides comme fossés, forêts, prés

Protection : plante assez commune non protégée par la loi

Écologie : plante réputée pour avoir une activité purificatrice sur les eaux usées

Médecine traditionnelle : cette Lysimaque était utilisée pour guérir les fièvres, les ulcères, les diarrhées, et les blessures.

 Selon Wikiphyto

Plante citée comme ayant des propriétés  dans la médecine anthroposophique. C’est vraiment curieux que Wikiphyto cite cette plante. Il a été prouvé dans plusieurs études que les médicaments principaux préconisés par cette médecine étaient inefficaces et que cette médecine s’apparentait à du commerce juteux et du charlatanisme.

Médecine actuelle

Composants actifs retrouvés dans la Lysimaque vulgaire :
Benzoquinones,  (embeline et rapanone) , triterpènes saponines, flavonoïdes(quantités élevées de quercétine mais aussi du kaemferol, et de la myricetine)
et des  tannins.
 De nombreuses recherches sont menées depuis 2014 sur cette plante. Une étude sud africaine a montré des effets intéressants contre les bactéries, des effets anti oxydants et anti cancéreux ; ces tests ont été réalisés avec des extraits de fleurs, feuilles et graines à des concentrations différentes. Ces tests en laboratoire seraient à vérifier  de manière plus sélective avec des fractions mieux purifiées des composants actifs de la plante.
Il existe du potentiel puisque d’autres pays ont fait des recherches sur ce sujet comme la Hongrie,  la Turquie , et la Corée


Usage alimentaire: pas d’usage alimentaire connu.

 


Texte,  photos, bibliographie  Roland Gissinger (Anab) ) Relecture Bernard Weinzaepflen (Anab)




Voir la bibliographie utilisée dans notre rubrique répertoire- index des plantes

Rédigé par ANAB

Publié dans #Fleurs jaunes, #Biodiversité de notre région

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