Comment améliorer la qualité de l'air chez soi ?

Publié le 1 Novembre 2025

Comment améliorer la qualité de l'air chez soi ?

Paru sur lavie

Alors que le froid incite à rester confiné chez soi, il importe d’adopter de bons réflexes favorisant un habitat sain. Explications de Lucile Berliat, responsable environnement et santé au sein de la direction des études et recherche de l’association Qualitel.

Nous passons 90 % de notre temps dans des endroits clos, chez nous, au travail, dans les transports. Or, différents polluants se logent sous notre toit. « Ils proviennent du tabac, des animaux domestiques vecteurs d’acariens, des moisissures, des particules et composés organiques volatils (Cov), substances chimiques présentes dans des matériaux de construction et de décoration – peintures, colles, vernis, tapis », énumère Lucile Berliat, de l’association Qualitel. Or, ces polluants invisibles peuvent provoquer différents maux : irritations de la peau ou des muqueuses, maux de tête, difficultés respiratoires, asthme, perturbations endocriniennes. Elle livre trois conseils pour améliorer notre qualité de vie.

1) Limiter les émissions

La réglementation impose aux fabricants d’informer le consommateur par un étiquetage : A + indique le produit moins émissif, C le plus émissif. « Cet indice est établi après 28 jours d’utilisation, durée considérée comme acceptable pour laisser le temps aux matériaux de dégazer », précise la spécialiste. Certains labels offrent un repère, tel l’Ange bleu, qui certifie 4 000 produits. « Un habitat sain ne sent rien, il n’a pas d’odeur », poursuit Lucile Berliat. Les produits ménagers parfumés sont ainsi trompeurs : « Ce sont des substances dangereuses ! Mieux vaut utiliser le vinaigre blanc ou le savon noir. » Exit les désodorisants et parfums d’ambiance : « Ils dégagent du formaldéhyde, c’est-à-dire un Cov cancérigène. Même l’encens, qui est d’origine naturelle, en brûlant charge l’air de Cov. » Aussi belles soient-elles, les bougies représentent aussi une pollution intérieure supplémentaire. À utiliser avec modération…

2) Aérer, ventiler

Malgré des températures hivernales, on ouvre les fenêtres au moins 10 min chaque jour afin de renouveler l’air. Il doit circuler entre les pièces, notamment sous les portes, où poussière et poils d’animaux peuvent s’accumuler. « Obligatoire depuis 1969, le système de ventilation doit être adapté à la taille du logement, performant et bien entretenu », ajoute l’experte. Concernant la ventilation mécanique, lever le nez fait souvent découvrir les moutons qui encombrent ses grilles d’entrée… « Il faut les nettoyer, et changer régulièrement le filtre à l’arrière. Assurez-vous qu’aucune ne soit fermée, ni bouchée par un meuble ou un rideau placé devant. » Idem pour les bouches d’extraction d’air. Tous les trois ans, faites appel à une entreprise spécialisée afin d’en nettoyer le système. Une autre source d’émission de Cov provient de la cuisson des aliments à forte teneur en graisse. Une hotte, aux filtres propres, permet d’en évacuer une partie.

3) Absorber l’humidité

« Les moisissures, ces champignons microscopiques, prolifèrent dans les zones humides, entre 20 et 25 °C, poursuit Lucile Berliat. Elles sécrètent des mycotoxines et libèrent des composés organiques volatils microbiens. » Cette réalité concerne 14 à 20 % des logements français, jusqu’à 37 % avec les moisissures cachées, selon l’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire. Il importe d’aérer les pièces humides (salle de bains et cuisine), d’étendre son linge à l’extérieur ou dans une pièce bien ventilée, de passer régulièrement l’éponge autour des éviers, lavabos, douches où l’eau est susceptible de stagner. De la condensation autour des fenêtres ? Même combat : ventilez et aérez afin d’évacuer la vapeur d’eau. Quant aux plantes dépolluantes… « Les études n’ont pas prouvé leur efficacité, pointe la responsable. Au contraire, certaines peuvent avoir un impact sanitaire pour des personnes allergiques. » 
En savoir plus : sur le site de l’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs 

Rédigé par ANAB

Publié dans #Consommation

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
L'engouement pour les bougies parfumées: une horreur!<br /> <br /> Au milieu du 19ème siècle, à Scutari, pendant la guerre de Crimée, les membres du commandement militaire anglais ont bien ri quand l'infirmière Florence Nightingale a prôné l'importance de l'air frais, de la ventilation dans les hôpitaux militaires - où les soldats mouraient en plus grand nombre que sur les champs de bataille.<br /> Je me permets de suggérer le lien ci-dessous.<br /> <br /> https://fiestic.com/fr/%C3%A9tincelle/Florence-Nightingale-et-la-naissance-des-soins-infirmiers-professionnels/
Répondre
B
hello Toll, tu as raison, concernant les bougies parfumées censées assainir l'air, c'est une vraie arnaque !
A
Intéressant ce retour dans l'histoire Toll. Merci. Cette F Nighingale , selon cet article, avait même introduit de la musique et des animaux domestiques dans son hôpital. C'est régulièrement pratiqué aujourd'hui en pensant que c'est révolutionnaire. (équithérapie et autres) <br /> Roland
B
Que faire ?<br /> 60 Millions de consommateurs, (que l'état veut d'ailleurs privatiser !) teste régulièrement une quantité de produits. Vous pouvez choisir d'acheter le moins polluant. Vous apporterez ainsi votre contribution à l'amélioration de la qualité de l'air. (et de l'eau).
Répondre
A
Merci Bern@rd de ce complément
C
Rêver, rêver toujours......<br /> <br /> Si on excepte les commensaux que sont les moisissures, les acariens, les poils d'animaux, les poussières ,les bactéries de tout poil qui accompagnent l'espèce humaine (le prédateur universel ) depuis son arrivée dans notre bas monde, que faire?<br /> Que faire avec les COV sachant que lorsqu'on ouvre sa fenêtre on en respire autant.<br /> Ce sont d'autres composés , me dirons certains.On dilue et on mélange.<br /> C'est vrai que la doctrine des autorités devant les pollution est la dilution.Sacrifions à la doctrine.<br /> Alors" Que faire ? " aurait dit Lénine , mais là , il s'agissait de la révolution et pas de pollution!
Répondre
A
😁 Que faire? Il n'existe pas tellement de solutions.<br /> Il faut dans nos activités et achats tenter de diminuer les polluants chimiques. Difficile de ne pas en produire. Pour le reste la nature est bien faite et dépollue gratuitement <br /> Roland