L’art du pliage japonais pour limiter les déchets

Publié le 2 Juin 2025

Émilie Fresse pratique l’art japonais du furishiki.

Émilie Fresse pratique l’art japonais du furishiki.

paru sur l'Alsace le 2/6/2025

Parmi les 350 exposants de la Foire éco bio d’Alsace, qui se terminait ce dimanche au parc des expositions de Colmar, Émilie Fresse, alias Emilishiki, a partagé avec les visiteurs l’art japonais de l’emballage réutilisable : le furoshiki.

« L’idée est d’utiliser un carré de tissu, appelé furoshiki, qui peut servir à la fois à emballer des cadeaux, des bouteilles de vins ou de sac. En France, le furoshiki est arrivé avec l’avènement du zéro déchet et est donc connu pour l’emballage de cadeau », rappelle Emilishiki, qui depuis 2019 propose des ateliers pour découvrir cet art ancestral.

Esprit zéro déchet

Émilie Fresse a découvert cette technique lors de voyages au Japon et d’échanges avec sa belle-sœur nipponne. « Je me suis demandé pourquoi je n’y avais jamais pensé, c’est tellement simple. » Elle a donc pris à son compte le furoshiki tout en découvrant les freins de cette pratique ici. « Le plus difficile n’est pas de réaliser le nouage mais d’avoir assez de tissus mais aussi de le récupérer quand il ne fait pas partie du cadeau. Mais finalement ça ouvre le dialogue sur la réutilisation des objets et le zéro déchet ».

Sur son stand dans le hall 3, Émilie Fresse propose quelques furoshikis japonais mais pour être plus cohérente sur le plan écologique, elle a choisi de travailler principalement avec du tissu en coton bio tissé et teint en France, et des fins de rouleaux. Elle propose également ses imprimés alsaciens sur un tissu des Vosges pour une note alsaco-japonaise. « Je mise sur des tissus éthiques de qualité pour que ça dure et qu’ils vivent avec plusieurs emplois. Il faut aussi faire des ourlets pour que ce soit réutilisable, sinon ça va vite finir à la poubelle », prévient-elle.

"Emilishiki" transforme également ses carrées de tissu en sac à main ou pour transporter son déjeuner, où là, le tissu devient une petite nappe. « C’est une activité où j’y ai trouvé du sens aussi bien écologique que créatif, il y a aussi le lien humain à transmettre cette technique. » Si elle a gardé les techniques de nouage et la philosophie de cet art, c’est surtout sa sensibilité écologique qu’elle tisse et transforme selon ses besoins avec ses furoshikis. Un art qu’elle a partagé avec plaisir avec les visiteurs de la Foire Eco Bio.

 

Rédigé par ANAB

Publié dans #Consommation

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