Le Gaillet aquatique, Gaillet fangeux (Galium uliginosum)
Publié le 5 Novembre 2025
Nous vous avons déjà présenté plusieurs gaillets. Voici le Gaillet aquatique qui se trouve dans les terrains humides ou mouillés comme le Gaillet des marais. et quelquefois aux mêmes endroits. Quelques pistes pour faire la différence entre les deux.
Roland
Nom scientifique : Galium uliginosum L., 1753
Origine du nom : du grec « gala » le lait, car les gaillets étaient utilisés pour faire cailler le lait, et du latin « uliginosum » , « qui pousse dans des endroits humides ».
Autre nom commun : Gaillet des tourbières
Dialecte et allemand : Moor-Labkraut
Nom anglais : fen bedstraw
Date de l’observation : le 27 juin à Rexingen (Bas-Rhin – 67)
Famille de plantes : ce gaillet est un des représentants de la famille des Rubiacées. Cette famille de plantes est très vaste puisqu’elle compte plus de 10 000 espèces réparties en 600 genres. Elle comprend des herbes mais aussi des lianes, des buissons et des arbres comme le très célèbre caféier dont nous tirons les graines de café.
Ce mot Rubiacée provient de l’adjectif latin « rubia » qui signifiait rouge. En effet, les racines de la Garance des teinturiers (Rubia tinctorium), une rubiacée de pays méditerranéens, servaient à produire le fameux rouge garance.
Les caractères communs aux rubiacées sont par exemple, des fleurs très discrètes, des feuilles opposées (l’une en face de l’autre) des herbacées à section carrée. Les fleurs et les fruits sont extrêmement variés mais les pièces florales ont un nombre et une géométrie assez stables.
Les rubiacées sont célèbres aussi pour leur association avec les fourmis : elles hébergent des fourmis dans des petits abris sur les branches (appelées domaties myrmécophiles) en échange de quoi les fourmis les défendent contre les petits insectes phytophages. Elles se rencontrent surtout dans les espèces exotiques des régions tropicales.
Il existe plusieurs gaillets dans notre région, le Gaillet gratteron, le Gaillet vrai, le Gaillet nain, le Gaillet des marais etc… Ces plantes sont discrètes, et donc pas faciles à remarquer. Il faut s’équiper d’une bonne loupe et d’une flore adaptée pourd’identifier les différents gaillets. Chacun est adapté à un milieu particulier, zone, sèche, zone humide, marais, rochers…
Le plus connu dans nos régions est le Gaillet odorant ( Waldmeister en Allemand).
Type : plante vivace sur rhizome, ascendante ou prostrée à tiges grêles et petites fleurs
Hauteur : de 10 à 30 cm (rarement jusqu’à 70 cm)
Tige : faible, quadrangulaire, glabre, couverte de petits aiguillons crochus qui la rendent très scabre. Elle est très fine et n’a pas de rigidité. Ses crochets lui permettent de s’enrouler ou de s’accrocher à des plantes plus fortes.
Feuillage: feuilles disposées par 6 à 8, rarement 5 sur un point (verticille) le long de la tige. Elles sont allongées, linéaires terminées par une pointe ou mucron et uninervées sur le dos. Leur couleur est verte et leurs bords rugueux et à bords plus ou moins enroulés.
Floraison: mai à septembre.
Couleur des fleurs : petites fleurs blanches de 2 à 3 mm à 4 pétales en croix pointus à leur extrémité. Ils sont soudés à la base et sans sépales. Les fleurs sont planes. Pour le constater il suffit de la regarder de profil. Les fleurs sont portées par des pédicelles grêles très étalés. Les sacs à pollen des 4 étamines, les anthères sont de couleur jaune, couleur qui le distingue du Gaillet des marais, Gallium palustre dont les fleurs ont une couleur pourpre à floraison. Après floraison chez les deux espèces elles deviennent noires.
Pollinisation : elle se fait par les mouches et différents diptères attirés par son odeur de coumarine. La stratégie utilisée pour éviter l’autofécondation consiste à différer dans le temps la maturation des étamines (en premier) et des organes femelles.
Confusion possible : avec les autres gaillets blancs et en particulier le Gaillet des marais , Galium palustre mais en y regardant de près vous ferez vite la différence.
Roland
Nom scientifique : Galium uliginosum L., 1753
Origine du nom : du grec « gala » le lait, car les gaillets étaient utilisés pour faire cailler le lait, et du latin « uliginosum » , « qui pousse dans des endroits humides ».
Autre nom commun : Gaillet des tourbières
Dialecte et allemand : Moor-Labkraut
Nom anglais : fen bedstraw
Date de l’observation : le 27 juin à Rexingen (Bas-Rhin – 67)
Famille de plantes : ce gaillet est un des représentants de la famille des Rubiacées. Cette famille de plantes est très vaste puisqu’elle compte plus de 10 000 espèces réparties en 600 genres. Elle comprend des herbes mais aussi des lianes, des buissons et des arbres comme le très célèbre caféier dont nous tirons les graines de café.
Ce mot Rubiacée provient de l’adjectif latin « rubia » qui signifiait rouge. En effet, les racines de la Garance des teinturiers (Rubia tinctorium), une rubiacée de pays méditerranéens, servaient à produire le fameux rouge garance.
Les caractères communs aux rubiacées sont par exemple, des fleurs très discrètes, des feuilles opposées (l’une en face de l’autre) des herbacées à section carrée. Les fleurs et les fruits sont extrêmement variés mais les pièces florales ont un nombre et une géométrie assez stables.
Les rubiacées sont célèbres aussi pour leur association avec les fourmis : elles hébergent des fourmis dans des petits abris sur les branches (appelées domaties myrmécophiles) en échange de quoi les fourmis les défendent contre les petits insectes phytophages. Elles se rencontrent surtout dans les espèces exotiques des régions tropicales.
Il existe plusieurs gaillets dans notre région, le Gaillet gratteron, le Gaillet vrai, le Gaillet nain, le Gaillet des marais etc… Ces plantes sont discrètes, et donc pas faciles à remarquer. Il faut s’équiper d’une bonne loupe et d’une flore adaptée pour
Le plus connu dans nos régions est le Gaillet odorant ( Waldmeister en Allemand).
Type : plante vivace sur rhizome, ascendante ou prostrée à tiges grêles et petites fleurs
Hauteur : de 10 à 30 cm (rarement jusqu’à 70 cm)
Tige : faible, quadrangulaire, glabre, couverte de petits aiguillons crochus qui la rendent très scabre. Elle est très fine et n’a pas de rigidité. Ses crochets lui permettent de s’enrouler ou de s’accrocher à des plantes plus fortes.
Feuillage: feuilles disposées par 6 à 8, rarement 5 sur un point (verticille) le long de la tige. Elles sont allongées, linéaires terminées par une pointe ou mucron et uninervées sur le dos. Leur couleur est verte et leurs bords rugueux et à bords plus ou moins enroulés.
Floraison: mai à septembre.
Couleur des fleurs : petites fleurs blanches de 2 à 3 mm à 4 pétales en croix pointus à leur extrémité. Ils sont soudés à la base et sans sépales. Les fleurs sont planes. Pour le constater il suffit de la regarder de profil. Les fleurs sont portées par des pédicelles grêles très étalés. Les sacs à pollen des 4 étamines, les anthères sont de couleur jaune, couleur qui le distingue du Gaillet des marais, Gallium palustre dont les fleurs ont une couleur pourpre à floraison. Après floraison chez les deux espèces elles deviennent noires.
Pollinisation : elle se fait par les mouches et différents diptères attirés par son odeur de coumarine. La stratégie utilisée pour éviter l’autofécondation consiste à différer dans le temps la maturation des étamines (en premier) et des organes femelles.
Confusion possible : avec les autres gaillets blancs et en particulier le Gaillet des marais , Galium palustre mais en y regardant de près vous ferez vite la différence.
|
Gaillet aquatique
|
|
|
Tige scabre
|
Tige peu scabre
|
|
Feuilles mucronées
|
Feuilles non mucronées
|
|
Feuilles par 6 à 8
|
Feuilles par 4 à 6
|
|
Anthères pourpres
|
Anthères jaunes
|
|
Fruits rugueux
|
Fruits lisses
|
|
Ne noircit pas à la dessication
|
Noircit à la dessication
|
Fruit : c’est un très petit fruit sec, un diakène d’un mm, couvert de soies crochues. Ces soies permettent l’accrochage sur la fourrure d'animaux et ou les plumes des oiseaux aquatiques et ainsi leur dissémination. L’eau et le vent les emportent plus loin grâce à leur extrême légèreté.
Habitat : plante inféodée aux terrains mouillés et alcalins (ou peu acides) comme les marais, tourbières, prairies humides, fossés et bords des ruisseaux. Elle pousse en plein soleil ou à demi-ombre. Elle est présente dans les zones calcaires de toute l’Europe jusqu’en Chine et en Europe jusqu’à 1800 m d’altitude.
Elle est rare dans les zones méditerranéennes.
Protection :
Dans notre région cette plante est bien moins fréquente que le Gaillet des marais. Elle est en fort déclin avec la dégradation et disparition des zones humides.
Elle est classée déterminante Znieff dans les régions Haute-Normandie, Picardie et Pays-de-Loire.
Ecologie :
certaines chenilles d’insectes se développent uniquement sur les gaillets. Ce sont des papillons de nuit, des géométridés comme l’Eubolie roussâtre, Catarhoe rubidata, la Cidarie enfumée, Lampropteryx suffumata …
Utilisation alimentaire :
Cette plante développe un arôme de foin après séchage mais sa concentration reste très faible comparé au Gaillet odorant, Gallium odoratum.
Usage : Il est possible d‘extraire un colorant rouge pour textiles à partir de ses racines, comme à partir de la fameuse Garance des teinturiers (Rubia tinctorum) qui servait à teindre les uniformes de l'armée en rouge jusqu’au début de la première guerre mondiale.
Médecine :
Rien trouvé. Cette plante n’intéresse pas les chercheurs en raison de sa rareté et de son rendement à l’hectare ridicule comparé à d’autres plantes.
Il est reporté des usages médicinaux pour des problèmes de peau et digestifs mais sans aucune précision et encore moins de preuves.
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)
Sources bibliographiques voir index biodiversité
Coumarine analyse des risques 2012
Habitat : plante inféodée aux terrains mouillés et alcalins (ou peu acides) comme les marais, tourbières, prairies humides, fossés et bords des ruisseaux. Elle pousse en plein soleil ou à demi-ombre. Elle est présente dans les zones calcaires de toute l’Europe jusqu’en Chine et en Europe jusqu’à 1800 m d’altitude.
Elle est rare dans les zones méditerranéennes.
Protection :
Dans notre région cette plante est bien moins fréquente que le Gaillet des marais. Elle est en fort déclin avec la dégradation et disparition des zones humides.
Elle est classée déterminante Znieff dans les régions Haute-Normandie, Picardie et Pays-de-Loire.
Ecologie :
certaines chenilles d’insectes se développent uniquement sur les gaillets. Ce sont des papillons de nuit, des géométridés comme l’Eubolie roussâtre, Catarhoe rubidata, la Cidarie enfumée, Lampropteryx suffumata …
Utilisation alimentaire :
Cette plante développe un arôme de foin après séchage mais sa concentration reste très faible comparé au Gaillet odorant, Gallium odoratum.
Usage : Il est possible d‘extraire un colorant rouge pour textiles à partir de ses racines, comme à partir de la fameuse Garance des teinturiers (Rubia tinctorum) qui servait à teindre les uniformes de l'armée en rouge jusqu’au début de la première guerre mondiale.
Médecine :
Rien trouvé. Cette plante n’intéresse pas les chercheurs en raison de sa rareté et de son rendement à l’hectare ridicule comparé à d’autres plantes.
Il est reporté des usages médicinaux pour des problèmes de peau et digestifs mais sans aucune précision et encore moins de preuves.
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)
Sources bibliographiques voir index biodiversité
Coumarine analyse des risques 2012
/image%2F1479375%2F20220420%2Fob_7fe25c_4246660298920266123.jpg)
/image%2F1479375%2F20251104%2Fob_ff5244_galium-uliginosum-rimat-dsc-6665-2.jpg)
/image%2F1479375%2F20251104%2Fob_9a3543_galium-uliginosum-rimat-dsc-6665-3.jpg)
/image%2F1479375%2F20251104%2Fob_a97501_galium-uliginosum-20220711-eguelshardt.jpg)
/image%2F1479375%2F20251104%2Fob_514ad1_galium-uliginosum-20220711-eguelshardt.jpg)
/image%2F1479375%2F20251104%2Fob_00384a_gallium-uliginosum-20240626-wissembour.jpg)
/image%2F1479375%2F20251104%2Fob_00b332_capture-d-ecran-2025-11-04-090158.png)