Phélipanche de la bituminaire, Phélipanche couleur lavande, Orobanche couleur de lavande, (Phelipanche lavandulacea)
Publié le 7 Décembre 2025
Phélipanche de la bituminaire, Phélipanche couleur lavande, Orobanche couleur de lavande, (Phelipanche lavandulacea) et sa répartition
Voici une fleur que vous ne risquez pas de voir dans votre région sauf si vous habitez quelques communes bien précises du littoral de la Méditerranée. Si vous voyagez (comme moi ici) vous aurez avec un peu de chance le plaisir de la voir.. Découverte.
Roland
Nom scientifique : Phelipanche lavandulacea (F.W.Schultz) Pomel, 1874
synonyme : Orobanche lavandulacea Rchb.
Origine du nom : du grec « philos », l’ami, celui qui aime et de « ancho », serrer, étrangler, allusion à l’asphyxie de la plante hôte provoquée par cette plante parasite. « lavandulacea » signifie «comme la lavande» en latin, allusion à sa couleur « bleu-lavande», un bleu violacé.
Nouveau nom normalisé : Phélipanche de la bituminaire
Ce nouveau nom est complètement justifié puisqu’il apporte comme complément au nom de genre de la plante le nom de sa plante parasitée favorite.
Autres noms communs : Orobanche couleur lavande
Nom en dialecte et allemand : Phelipanche lavandulacea
Nom anglais : Lavender Broomrape, Blue Broomrape
Date et lieu de l’observation: le 30 avril à Saint Jeannet (06 Alpes-Maritimes)
Famille de plantes : elle appartient à celle des Orobanchacées. ou Orobanchaceae.
C’est une famille recomposée suite aux études des ADN. La génétique est passée par là pour refaire le classement.
Des plantes plus connues comme les rhinanthes, les euphraises, les pédiculaires, les odontites, sont venues rejoindre les orobanches dans cette famille.
Elle compte à présent 2000 espèces réparties en 90 genres (le genre c’est le premier nom latin). Il existe une vingtaine de plantes exprimant du parasitisme parmi les « plantes dicotylédones ». Celle-ci est la plus importante
Caractéristiques communes des orobanchacées :
Leur particularité est d’être des plantes parasites de plantes herbacées ou arbres par leurs racines. Pour quelques espèces les cultures alimentaires peuvent être menacées. C’est le cas en centre Europe avec Orobanche ramosa qui parasite les solanacées (pomme de terre, aubergine, tomate) mais aussi les choux et le céleri. Souvent les orobanches sont spécifiques d’une espèce comme l’Orobanche de la sauge qui ne parasite que la sauge. Leurs feuilles sont réduites à des écailles le long de la tige, simples et alternes.
La corolle est à deux lèvres et ressemble à celle de la famille des labiées dont les orobanches sont proches génétiquement.
La plupart des Orobanchacées ne sont plus capables de réaliser la photosynthèse. Ce type d’espèces dites « holoparasites » sont entièrement dépendantes de la présence des plantes hôtes qu’elles parasitent souvent par l’intermédiaire des filaments mycorhiziens d’un champignon.
Certaines comme les rhinanthes, les euphraises, les odondites sont partiellement chlorophylliennes et sont qualifiées d’«hémiparasites».
Les phélipanches et les orobanches sont nombreuses dans notre flore. Il existe un sujet non fixé puisque certains pays ne reconnaissent pas le genre « Phelipanche » et les nomment tous « Orobanche ». Leur couleur varie du brun au jaune étant donné l’absence de chlorophylle. Leur détermination est difficile car les critères retenus dans des flores ne sont pas toujours visibles. Repérer la plante hôte, située à proximité, est un bon moyen sinon le meilleur, pour l’identifier ou confirmer l’identification d’une de ces plantes.
Type : plante parasite non chlorophyllienne
Hauteur: de 15 à 60 cm
Tige : robuste, renflée à la base, ramifiée ou non, cannelée, glanduleuse, de couleur orangé à brun.
Feuilles: elles sont réduites à des écailles incolores de 1 à 2 cm et appliquées contre la tige.
Floraison: de avril à juin
Couleur des fleurs : bleu-violet quelquefois en partie brun-rouge , assez grandes, de 12-20 mm couvertes de poils glanduleux. Les fleurs forment un épi de 5 à 30 cm qui porte de nombreuses fleurs, jusqu’à 50. Ces fleurs ont une forme de tube droit terminé par une corolle en forme de cloche à 2 lèvres. La gorge est blanche. Les pétales sont bleu vif aux extrémités et ont les lobes velus extérieurement, arrondis et émarginés aux extrémités.
Le lobe supérieur abrite les étamines aux anthères (sacs polliniques) poilues. Le stigmate est blanc pur rarement jaunâtre. Le calice est bleu et mesure 6 à 8 mm de long et se termine par des pointes en triangle.
La présence de 2 bractées à la base des fleurs est rare dans ce genre. Elles mesurent 7 à 10 mm et sont linéaires à lancéolées. Elles ne dépassent pas la longueur du calice.
Pollinisation : elle est réalisée par des insectes comme les bourdons.
Parasite : d’une fabacée la Psoralée bitumineuse, Trèfle bitumineux, Herbe au bitume (Bituminaria bituminosa) commune des friches, chemins et endroits rocailleux.
Vous constaterez avec un peu d’attention que sur les photos où le contexte de la plante est visible, vous trouvez les feuilles de cette psoralée.
Confusion possible : oui, avec d’autres orobanches de même couleur, groupe difficile rappelons-le. Elle est proche génétiquement de Phelipanche nana aux anthères glabres.
Habitat: cette orobanche aime le calcaire et les milieux chauds et secs maigres de demi-ombre comme des pelouses sèches, sables, lœss, talus, rochers, forêts claires jusqu’à 1600 m.
Elle est présente en France uniquement sur quelques morceaux du rivage méditerranéen, corniche de la Riviera, Alpes Maritimes, Hérault. Ailleurs elle est présente à faible fréquence, en Italie, Croatie, Grèce, Maroc, et autres pays du Maghreb jusqu’en Égypte., Syrie et Jordanie.
Fruit : c’est une capsule de 6 à 7 mm de long. Les graines très petites, de 0.4 mm environ sont disséminées par le vent. Elles peuvent conserver longtemps leur pouvoir de germination. Elles ne germeront qu’au contact et en présence des filaments du champignon et de substances stimulatrices secrétées par les racines de leurs(s) plante(s) hôte(s). Chaque orobanche peut produire plusieurs dizaines de milliers de graines mais la probabilité de germination reste très basse.
Protection : cette plante est rare et présente seulement en quelques exemplaires par station. Sa survie dépend de sa plante hôte.
Elle est classée VU, vulnérable sur la liste rouge nationale. Pour les plantes, au niveau métropole, 9% sont classées en statut très menacé dont 5% en statut vulnérable. Il faut y ajouter 6% de plantes rares en statut NT, quasi menacé.
Comme cette plante est très rare, il n’est pas possible d’en indiquer un usage alimentaire ou médicinal. D’ailleurs je n’en ai trouvé aucun.
Médecine :
Certaines orobanches sont moins rares selon les plantes parasitées.
Elles ont été largement utilisées dans la médecine chinoise pour leurs effets toniques et stimulants.
Parmi les 200 orobanche-phélipanches, seules 17 d’entre elles ont été étudiées dans les années récentes au niveau de la composition de leurs constituants naturels.
Certains produits contenus dans ces plantes résultent de leur séquestration à partir de la sève piratée chez la plante hôte via les racines. Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre les produits secrétés par la plante et ceux provenant de son hôte.
Certains composants sont très actifs, mais notez bien qu’ils sont en général en quantité insuffisante dans la plante pour avoir un effet. La liste suivante concerne l’ensemble des orobanches et non pas une orobanche.
90 produits dont des alcaloïdes et phénylpropanoïdes ont déjà été décrits. Certains ont des effets antioxydants et anti-inflammatoires, par exemple, des activités analgésiques, antifongiques et antibactériennes, des effets améliorant la mémoire ainsi que des effets antihypertenseurs, d’autres inhibent l'agrégation des plaquettes sanguines , d’autres ont des effets diurétiques, décontractants musculaires et anti-photo-vieillissement (par le soleil).
Des brevets ont même été déposés pour les extraits d’orobanche comme Orobanche aegypta.
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)
Sources bibliographiques voir index biodiversité
1 SUR LA PRÉSENCE D’UNE TRÈS RARE OROBANCHE, PHELIPANCHE LAVANDULACEA (RCHB.) POMEL EN PRINCIPAUTÉ DE MONACO-F Méda dec 2011
2/From parasitic life to health-promoting applications - A versatile goldmine discovered in nature's secret treasure chest: Orobanche nana Inci Kurt-Cele dec 2024
Elle est présente en France uniquement sur quelques morceaux du rivage méditerranéen, corniche de la Riviera, Alpes Maritimes, Hérault. Ailleurs elle est présente à faible fréquence, en Italie, Croatie, Grèce, Maroc, et autres pays du Maghreb jusqu’en Égypte., Syrie et Jordanie.
Fruit : c’est une capsule de 6 à 7 mm de long. Les graines très petites, de 0.4 mm environ sont disséminées par le vent. Elles peuvent conserver longtemps leur pouvoir de germination. Elles ne germeront qu’au contact et en présence des filaments du champignon et de substances stimulatrices secrétées par les racines de leurs(s) plante(s) hôte(s). Chaque orobanche peut produire plusieurs dizaines de milliers de graines mais la probabilité de germination reste très basse.
Protection : cette plante est rare et présente seulement en quelques exemplaires par station. Sa survie dépend de sa plante hôte.
Elle est classée VU, vulnérable sur la liste rouge nationale. Pour les plantes, au niveau métropole, 9% sont classées en statut très menacé dont 5% en statut vulnérable. Il faut y ajouter 6% de plantes rares en statut NT, quasi menacé.
Comme cette plante est très rare, il n’est pas possible d’en indiquer un usage alimentaire ou médicinal. D’ailleurs je n’en ai trouvé aucun.
Médecine :
Certaines orobanches sont moins rares selon les plantes parasitées.
Elles ont été largement utilisées dans la médecine chinoise pour leurs effets toniques et stimulants.
Parmi les 200 orobanche-phélipanches, seules 17 d’entre elles ont été étudiées dans les années récentes au niveau de la composition de leurs constituants naturels.
Certains produits contenus dans ces plantes résultent de leur séquestration à partir de la sève piratée chez la plante hôte via les racines. Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre les produits secrétés par la plante et ceux provenant de son hôte.
Certains composants sont très actifs, mais notez bien qu’ils sont en général en quantité insuffisante dans la plante pour avoir un effet. La liste suivante concerne l’ensemble des orobanches et non pas une orobanche.
90 produits dont des alcaloïdes et phénylpropanoïdes ont déjà été décrits. Certains ont des effets antioxydants et anti-inflammatoires, par exemple, des activités analgésiques, antifongiques et antibactériennes, des effets améliorant la mémoire ainsi que des effets antihypertenseurs, d’autres inhibent l'agrégation des plaquettes sanguines , d’autres ont des effets diurétiques, décontractants musculaires et anti-photo-vieillissement (par le soleil).
Des brevets ont même été déposés pour les extraits d’orobanche comme Orobanche aegypta.
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)
Sources bibliographiques voir index biodiversité
1 SUR LA PRÉSENCE D’UNE TRÈS RARE OROBANCHE, PHELIPANCHE LAVANDULACEA (RCHB.) POMEL EN PRINCIPAUTÉ DE MONACO-F Méda dec 2011
2/From parasitic life to health-promoting applications - A versatile goldmine discovered in nature's secret treasure chest: Orobanche nana Inci Kurt-Cele dec 2024
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