Le Sédum blanc, l’Orpin blanc ( Sedum album)

Publié le 15 Février 2026

Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF
Le Sédum blanc,  l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF

Le Sédum blanc, l’Orpin blanc ( Sedum album) et sa répartition selon GBIF

Cet Orpin blanc n’est pas fréquent dans notre région mais colonise quelques murs secs bien ensoleillés. Les plantes grasses ont des facultés peu communes.
Roland  

Nom scientifique : Sedum album L., 1753

Origine du nom : « sedare» vient du latin et signifie «apaiser ». Le nom de genre « album», veut dire  « blanc » comme dans albâtre.

Nom commun dialecte / allemand : Fettkrau / Weiße Fetthenne auch Weißer Mauerpfeffer
Nom anglais : white stonecrop

Date de l’observation: plante trouvée le 4 juillet au château de Lichtenberg (Bas-Rhin - 67)

Famille de plantes : celles des  Crassulacées  qui compte 1400 espèces réparties dans 35 à 40 genres très différents les uns des autres, des plantes arborescentes et des herbes. 
Ce sont des plantes grasses molles (malacophytes)  au contraire des Cactacées, typiques des déserts, qui sont des plantes grasses  coriaces (sclérophytes).
La génétique a rebattu en 1995  la « cartographie » de cette famille pour la rendre plus cohérente en groupant les espèces selon leur généalogie et non leur aspect extérieur qui ne reflète pas toujours la proximité familiale ! Le site anglais de wikipedia sur les crassulacées retrace en partie cette histoire. Crassulacée vient  du latin « Crassus » épais. Les fleurs de cette famille ont les feuilles épaisses, gorgées d’eau pour résister à la sécheresse en climat chaud et froid. Les fleurs sont en grand majorité hermaphrodites, avec 4 ou 5 sépales et pétales libres ou non,  4 à 10 étamines et un ovaire au-dessus du réceptacle de la tige. Les fruits sont des follicules et quelquefois des capsules.


Métabolisme CAM
A l’inverse de la quasi-totalité des plantes, ces crassulacées ferment leurs stomates le jour. Ces micro ouvertures dans les feuilles permettent l’absorption ou le rejet des gaz de l’air. La nuit le CO2 est capté puis stocké dans la vacuole des cellules végétales sous forme de sels ou d’acides organiques comme l’acide malique. Le jour il est libéré en dégageant de l’énergie et absorbé par les organites chlorophylliens, les chloroplastes. C’est là où il se transforme en sucres et amidon grâce à l’énergie solaire et des enzymes. La fermeture des stomates pendant le jour limite l’évaporation de l’eau interne à la plante.
Ce fonctionnement global est désigné par un acronyme, métabolisme CAM (Crassulacean Acid Metabolism ou Métabolime acide des crassulacées).
Bilan final : les plantes CAM perdent 3 à 6 fois moins d’eau que les autres. Elles peuvent fixer 10 à 40 kg de CO2 pour 1 litre d’eau contre seulement 2 à 5 pour les autres plantes au métabolisme chlorophyllien standard. C’est donc un système très frugal en eau et énergie mais très efficace.



Catégorie : plante glabre, verte ou rouge, vivace, poussant sur des rochers et murs presque dépourvus de substrat.


Hauteur: 5 à 20 cm

Tiges et racines: plante gazonnante à nombreux rejets stériles couchés.


Feuilles: épaisses et charnues, elles sont vertes lorsque la plante bénéficie d’une bonne hydratation, et prennent une teinte rouge en cas de stress hydrique. Leur forme est cylindrique, entière, sans pointe. Elles sont sessiles, alternes et disposées en spirales denses.  Elles mesurent de 7 à 20 mm de long et de 1 à 3 mm de large.

Floraison: de juin à août.

Fleurs: elles sont de couleur blanche, groupées en corymbes au sommet des tiges.
Les fleurs de type 5 sont portées par un court pédicelle.
- 5 sépales verts ou rouges, charnus, d’1 mm environ, à 3 nervures.
- 5 pétales en étoile, soudés à la base,  libres, lancéolés et aigus de 2 à 4 mm.
- 10 étamines de 4 mm, aux anthères rougeâtres entourent 5 carpelles charnus réunis à la base.

Pollinisation : grâce à ses nectaires facilement accessibles, cette plante attire de nombreux insectes pollinisateurs. Les « visiteurs » les plus nombreux sont des hyménoptères : les abeilles domestiques les bourdons, les halictes, les andrènes et les mégachiles. Viennent ensuite les syrphes comme les Eupeodes et Heliophilus. Les papillons sont rares.
Les chercheurs (2 et 3) ont remarqué qu’au mois de juillet les abeilles sont moins nombreuses si l’environnement comprend des châtaigniers ou des tilleuls. Elles récoltent de préférence le miel de ces espèces car ils sont souvent très abondants.

Confusion : oui, il peut être confondu avec d’autres orpins.
Cette espèce se distingue par ses feuilles et certains détails floraux, pas toujours faciles à voir.

Fruits : les fruits ont 5 follicules en étoile contenant de nombreuses graines. Les graines allongées sont brun clair.

Habitat: c’est une  plante de  lumière  typique des rocailles et des milieux montagneux. Elle préfère les sols neutres à alcalins, pauvres en nutriments. On la trouve là où la plupart des autres plantes ne peuvent survivre, comme sur les rochers, les vieux murs ou dans des stations arides.   C’est une plante à croissance lente qui ne peut entrer en compétition avec d’autres espèces à croissance rapide. Pour cette raison, elle se limite à ces milieux difficiles. Résistante au gel, elle peut atteindre jusqu’à 2500 m d’altitude, de l’Europe centrale jusqu’au Caucase et en Afrique du nord. C’est une néophyte dans les îles britanniques, dans certains pays d’Europe de l’Est ainsi qu’en Amérique du Nord et Océanie.

Statut de protection : Ce Sédum blanc est commun en Métropole. Il est classé LC, sans risque de disparition, au niveau national et ne bénéficie d’aucune protection.
Dans des régions et de  nombreux départements, comme  nos départements alsaciens du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, il est classé espèce déterminante Znieff.
On peut citer aussi, la Franche-Comté, l’Aquitaine, la Bretagne, la Corse, la Bourgogne, l’Aveyron etc.
Cette classification montre que cette plante fait partie d’un écosystème naturel jugé important pour la conservation.


Écologie :
Il pousse naturellement sur les pierres des grands monuments anciens tels que les  châteaux médiévaux ainsi que sur les vieux murs.
Cette plante est aujourd’hui recommandée pour couvrir les « toits verts » (1)  où elle contribue à la régulation thermique.
La question des toits verts, peu réfléchissants prendra de plus en plus d’importance dans les années à venir.
D’ici 2030, 43 mégapoles (villes de plus de 10 millions d’habitants) devraient exister, sans compter les villes de plus d’un million d’habitants.

 Les toits constituent 20 à 25 % de la surface urbaine, et la réduction des surfaces réfléchissantes y sera un enjeu majeur. Le choix des plantes pour un toit vert dépend principalement de la charge maximale supportable : de 60 à 150 kg/m² pour une végétation de moins de 10 cm, et jusqu’à 200 à 500 kg/m² pour plus de 30 cm.  Un mélange varié d’espèces incluant cet orpin résiste mieux à la déshydratation qu’un petit nombre d’espèces seules.

Ce Sédum blanc sert aussi de plante hôte au célèbre mais rare papillon de montagne, l’Apollon, (Parnassius apollo).

Usage décoratif : Les jardiniers l’utilisent pour couvrir des zones en sols pauvres. Ses racines peu profondes le limitent naturellement.


Usage alimentaire
Les feuilles charnues non amères peuvent être consommées crues en salade ou cuites. Cependant elles sont légèrement toxique et peuvent provoquer des vomissements ; il est donc préférable de ne pas les consommer.

Usage  médicinal:
L’usage traditionnel du Sédum-Orpin blanc est la fabrication d‘une crème appelée « populeum » aux possibles vertus cicatrisantes et adoucissantes.

Ces usages ne sont pas confirmés par wikiphyto. Une espèce voisine, le Sédum orpin,  Hylotelephium telephium est considéré par Wikiphyto  comme efficace contre les brûlures et plaies.
Des études sur l’Orpin blanc ont démontré son efficacité comme antibactérien (4) et comme anticancérigène (5) par des tests en laboratoire sur des cellules du cancer de l’estomac et du sein. Aucune étude clinique sur les humains n’a été réalisée pour les confirmer.

Comme toujours, et avant toute utilisation, il faut consulter un médecin pour être averti des éventuels effets indésirables ainsi que des interactions possibles avec les médicaments classiques.

Rédigé par ANAB

Publié dans #Fleurs blanches, #Biodiversité de notre région

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P
Merci.
Répondre
A
Merci Pierre de ton merci<br /> Roland
T
Merci pour cet article bien étoffé et les magnifiques photos. Thank you also proof-reader Bern@rd.
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A
Merci Toll oui Bernard fait un superbe boulot sur mon text bouré de fotes de gramèr , ortograf et otres.<br /> Roland