Gaspillage alimentaire : les salariés pourront bientôt récupérer les invendus
Publié le 16 Mars 2026
Des yaourts qui atteignent la date de péremption, des fruits abîmés... Chaque année, des milliers de tonnes de produits partent à la benne. En vertu d'un nouvel arrêté, les employés des commerces pourront bientôt les récupérer gratuitement.
Tous les jours dans la boulangerie Paris & Co, des dizaines de pains et gâteaux restent invendus(Nouvelle fenêtre). Alors, chaque soir, Inès Khadra, une salariée, récupère quelques viennoiseries et fait de petites économies. "Je n'ai pas besoin d'aller en grande surface ou chez le boulanger pour acheter des pâtisseries. Et par exemple le pain, parfois on en a aussi qui reste", détaille-t-elle.
Les accords avec les associations difficiles à mettre en place
Aujourd'hui, chaque produit récupéré doit être déclaré comme un don en nature. Bientôt, ce ne sera plus le cas : jusqu'à plusieurs centaines d'euros par an pour chaque salarié. Une bonne nouvelle pour Youssouf Afrantous, le dirigeant de la boulangerie. Certains de ces invendus partent à la poubelle, car ils n'arrivent pas toujours à les donner aux associations. "Je préférerais dix fois donner à des associations que de jeter à la poubelle. Les associations, c'est assez compliqué, souvent du one shot où l'on va tomber sur une asso qui a une maraude ce jour-là (...). Mais avoir un truc carré, tous les jours, où ils viennent, c'est très compliqué à mettre en place", explique-t-il.
Un million de salariés concernés par l'arrêté
Un gaspillage alimentaire incompréhensible pour ses clients. "Il faut absolument, tous azimuts, qu'on arrête le gaspillage, qu'il soit alimentaire, textile ou autre", estime un homme. "Si c'est voué à être jeté, autant faire profiter que ce soit les salariés, que ce soit des personnes dans le besoin", avance une autre cliente.
Boulangeries, grossistes, supermarchés. Chaque année, 300 000 tonnes d'invendus alimentaires sont jetées, malgré le passage des associations. Il s'agit de produits abîmés, ou dont la date limite de consommation approche. Au total, un million de salariés seront concernés par cet arrêté qui devrait être pris avant l'été.
/image%2F1479375%2F20220420%2Fob_7fe25c_4246660298920266123.jpg)
/image%2F1479375%2F20260315%2Fob_95d837_capture-d-ecran-2026-03-15-234237.png)