Les animaux de la Préhistoire
Publié le 13 Avril 2026
paru sur polehistoire
Paléoenvironnements
L'animal le plus chassé par les hommes du Paléolithique récent était le renne. On sait également que les chevaux, les bisons étaient abondants. Des bœufs musqués, des loups, des renards polaires, des antilopes saïga, des ours bruns et des ours des cavernes ont vécu dans la vallée de la Vézère à cette même époque.
Nom commun : Antilope saïga
Nom latin : Saiga tatarica, Linné 1766
Famille : Bovidés (sous-famille des antilopinés)
Description physique : mesurant jusqu’à 80cm au garrot et pesant entre 25 et 50 kg, cette antilope est dotée d’un museau ressemblant à une courte trompe, surtout chez le mâle, lequel est également pourvu de cornes en forme de lyre.
Alimentation : elle broute les plantes steppiques, en buvant peu.
Date d'appartition et de disparition : elle est connue depuis le Pléistocène moyen en Sibérie et existe encore de nos jours.
Répartition géographique : actuellement en plaine russe, Kazakhstan, Mongolie, Asie centrale, elle a effectué, au Paléolithique, des migrations l’amenant jusqu’en Aquitaine, une première fois il y a quelque 150 000 ans, puis une seconde fois entre 20 000 et 12 000 ans avant le présent.
Habitat / comportement : animal de plaine et de steppe, elle évite les régions à reliefs forts et même modérés, ainsi que les zones enneigées. Pouvant se regrouper en immenses troupeaux, les antilopes saïgas effectuent des migrations saisonnières.
Descendant / parent proche : cet animal existe encore actuellement.
Comment le sait-on ? les squelettes ont été retrouvés dans les sites archéologiques et naturels. Cet animal est très fréquent dans les gisements magdaléniens de Gironde, représentant parfois le gibier principal.
Nom commun : Bison des steppes
Nom latin : Bison priscus, Bojanus 1827
Famille : Bovidés
Description physique : pouvant atteindre 2 m de hauteur au garrot et peser jusqu’à 1 tonne, le bison des steppes se caractérisait par un front très large portant de grandes cornes dirigées vers l’extérieur et le haut, une tête portée bas, une bosse dorsale, et un pelage abondant, véritable toison, avec crinière et fanon.
Alimentation : herbivore ruminant qui devait se nourrir de plantes herbacées steppiques, de graminées, de lichens.
Date d'appartition et de disparition : le genre Bison apparaît en Asie au Pliocène supérieur, vers 2 à 3 millions d’années, l’espèce Bison priscus se trouve à partir de – 500.000 ans en Europe. Elle disparaît à la fin du Paléolithique.
Répartition géographique : Eurasie.
Habitat / comportement : animal des steppes froides et arides du Paléolithique, il est probable qu’il effectuait des migrations saisonnières.
Descendant / parent proche : tous les scientifiques ne s’accordent pas sur la filiation exacte des bisons actuels d’Europe et d’Amérique, entre eux mais aussi avec le Bison des steppes. Celui-ci en est cependant probablement un des ancêtres principaux.
Comment le sait-on ? ses ossements ont été fréquemment retrouvés dans les sites archéologiques, mais également naturels. Il a, de plus, été abondamment figuré en art pariétal et et mobilier au Paléolithique supérieur.
Nom commun : Bœuf musqué
Nom latin : Ovibos moschatus, Zimmermann 1780
Famille : Bovidés (sous-famille des Ovibovinés)
Description physique : mesurant de 1m20 à 1m40 de hauteur au garrot, ce ruminant peut peser jusqu’à 400 kg. Muni de larges cornes, aplaties et jointives sur le frontal, recourbées vers le bas, d’une bosse sur le dos et d’une longue toison laineuse, il donne une apparence massive et agressive.
Alimentation : il se nourrit de plantes des vallées humides (carex) et d’arbustes.
Date d'appartition et de disparition : une forme proche est connue il y a plus de 1 million d'années en Espagne et en Italie. Le bœuf musqué est signalé dans certains sites au début du Pléistocène moyen. Non disparu.
Répartition géographique : actuellement, il vit en Alaska, Canada, et Groenland. Des introductions récentes ont été faites en Scandinavie et en Sibérie.
Habitat / comportement : il vit dans la toundra arctique, en troupeaux de plusieurs dizaines de têtes l’hiver et de moins de 10 au printemps. Les mâles sont très agressifs et en cas d’attaques le troupeau forme un cercle, protégeant les jeunes en son centre.
Descendant / parent proche : il existe encore de nos jours.
Comment le sait-on ? il a été signalé dans quelques dizaines de gisements d’Eurasie. Dans la Vallée Vézère, de rares vestiges furent découverts, à l’Aurignacien ancien ( - 32 000 ans environ) et au Solutréen supérieur (il y a 20 000 ans). Quelques rares représentations artistiques sont connues.
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