Mais où passe notre argent?
Publié le 20 Juillet 2026
Choisir d'investir dans le futur , anticiper les problèmes d'accès à la santé, les effets du changement climatique (la lutte anti incendie, la climatisation de zones à l'hôpital ...) , la préservation de la biodiversité.
Tout cela c'est de la politique, et c'est d'abord faire des choix de redistribuer notre argent.
Contempler la nature c'est important mais cela ne suffit pas à la préserver ni à empêcher son érosion.
Vous apprécierez à sa juste contribution aux grands causes nationales, le non évènement relaté ci-dessous.
Bizarrement très peu de médias nationaux ont repris cette information.
Article Paru sur BFMTV le 9/7/2026 et sur le Figaro
Accusé d'organiser un cocktail pour célébrer l'adoption du texte sur la fin de vie, le ministre des relations avec le Parlement reporte une "rencontre" pour "lever toute ambiguïté"
Un évènement rapidement devenu polémique. Pour marquer la fin du long travail législatif autour du texte sur la fin de vie, le ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a lancé des invitations aux membres de la convention citoyenne sur la fin de vie à une "réception" au sein de son ministère le 15 juillet prochain. Rapidement, le ministre a été accusé de célébrer un texte qui touche à la mort. Une polémique qui l'a poussé à reporter cet évènement qu'il qualifie de "rencontre".
En cause notamment, l'invitation également relayée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui lui évoque de manière moins équivoque un "cocktail de célébration de l'adoption de la loi relative au droit de l'aide à mourir". Le Cese promet également la prise en charge "les frais de transport et d'hébergement afin de permettre au plus grand nombre de participer à cet événement", selon le message partagé par plusieurs personnalités politiques dont Bruno Retailleau.
"On n'est pas à un match de foot!"
Une indélicatesse qui a du mal à passer pour le maire de Cannes David Lisnard. Il dénonce une réception "à rebours de toute décence" et "prises en charge par les contribuables". Le candidat à la présidentielle 2027 veut "supprimer" le Cese et son coût annuel de "près de 40 millions d'euros".
Chez les parlementaires aussi, l'invitation fait grincer des dents sur certains rangs. Côté Sénat, Bruno Retailleau se dit "profondément choqué".
"'Mourir dans la dignité': mais où est la dignité quand on fête au champagne une loi qui touche à la souffrance et à la mort des plus fragiles? On n’est pas à un match de foot!", écrit-il sur X.
Et d'ajouter: "au-delà des convictions de chacun sur ce texte, ces sujets engagent notre conscience collective et notre conception de la dignité humaine. Ils appellent le respect, l’humilité et la gravité."
Laurent Panifous se défend, "ni cocktail, ni célébration"
Le ministre s'est ensuite défendu sur les réseaux sociaux et a assuré dans la nuit de mercredi à jeudi sur X organiser "ni cocktail, ni célébration" mais simplement un moment d'échange avec les membres de la convention citoyenne sur la fin de vie, "quelle que soit leur opinion, à l'issue du processus législatif".
"J'ai trop de respect pour le travail parlementaire, pour les différentes sensibilités sur un texte qui interroge nos convictions les plus profondes pour organiser un cocktail ou une célébration", répète-t-il. "Il n'en a jamais été question, contrairement à ce que laisse penser le mail d'invitation du Cese".
Tôt ce jeudi 9 juillet, Laurent Panifous a finalement annoncé le report de la rencontre, "afin de lever toute ambiguïté" sur sa nature. Lors du compte-rendu des ministres à la mi-journée, il a justifié sa décision.
"Je suis aussi le ministre de la participation citoyenne. À l'occasion de la venue des membres de la convention citoyenne, j’avais proposé de les recevoir pour échanger sur ce qui est finalement la fin d'un cycle de quatre ans sur la construction de cette loi", explique-t-il.
Il se dit "en désaccord avec la communication du Cese "auprès de leurs membres", qui a utilisé une sémantique "inexacte et déplacée" en parlant de "cocktail de célébration". "J'ai trop de respect pour celles et ceux qui ont travaillé sur ce texte, qu'ils soient pour ou contre, pour proposer quelques cocktails ou célébrations."
Dans un communiqué publié à la mi-journée, le Cese a également réagi, évoquant des "erreurs commises dans les termes employés". "Les mots 'célébration' et 'cocktail' étaient inappropriés, le Cese le reconnaît et comprend l'émoi que cela suscite", écrit-il.
'ultime vote sur la proposition de loi sur la fin de vie a eu lien mercredi 15 juillet à 17 heures, avec l'adoption de cette réforme sociétale majeure. Si le Sénat a rejeté mardi pour la troisième fois le texte créant un droit à l'aide à mourir, les députés, qui auront le dernier mot, ont à l'inverse par trois fois confirmé leur vision.
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